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Mathieu
Écrit par
blogueur
03 juillet 2017 |  5 likes   |  56 vues

Le plus jeune fils de Dieu de Carlos Salem

C’est l’été! Et qui dit été, dit voyage et découverte. Nous allons donc commencer une sélection de titres à (re)découvrir pour la plage, la terrasse ou l’avion.
On part aujourd’hui pour l’Espagne avec « Le plus jeune fils de dieu » de l’auteur Argentin Carlos Salem:

Madrid, de nos jours.

Poe, un alcoolique notoire qui se rêve poète est contacté par un ami détective privé : des stars de la télé réalité sont assassinées les unes après les autres !
Le rapport avec Poe, me direz-vous ? Le principal suspect est son ancien ami, Dieu Jr. Qui avait connu son quart d’heure de gloire avant d’être ridiculisé quelques années plus tôt par les victimes.

Dieu Jr. ? Eh oui, cet homme serait, selon ses dires, la deuxième progéniture de Dieu lui-même !
Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est moins irréprochable que son aîné. Buvant, fumant, jurant et cherchant constamment à ramener des filles dans son lit, on est assez loin de la figure emblématique et salutaire dont on nous avait parlé jusqu’ici.

Dans ses aspirations à se faire reconnaître à sa juste valeur, il tentera, entre autres miracles relatifs (remplir les verres de bières infiniment), de monter un groupe de rock avec ses ‘’apôtres’’ dont Poe faisait parti.
Seulement voilà, le plus jeune fils de Dieu a désormais disparu et seul Poe semble pouvoir le retrouver…

De là commence une de ces rocambolesques traques hilarantes et poétiques dont Salem à le secret.

Entre un groupe de rock dont le nom change à chaque représentation, des miracles remis au goût du jour par Dieu Jr., toute la Sainte Trinité qui se balade en arrière-plan et plusieurs changements d’époques, pas le temps de s’ennuyer dans ces quelques 470 pages que l’on ne voit, encore une fois, pas passer.

D’un humour absurde qui fait sa marque de fabrique, de personnages tous plus barrés les uns que les autres et d’une critique sociale sur l’Espagne en crise, Salem en tire une grande épopée à classer parmi ses meilleurs titres.

Moins classique qu’un Nager sans se mouiller, plus délirant que Je reste roi d’Espagne, Le plus jeune fils de Dieu est à conseiller à tous les amoureux de l’Espagne et d’humour grotesque.

Extrait :
Je suis orphelin, mon Père. Et fier de l’être depuis que j’ai vu Star Wars.

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