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blogueur
22 juin 2011 |  0 like   |  0 vues

SnowAction! – Guide pratique

Etant très actif dans le milieu de la photo de snowboard / ski / skateboard, je me suis rendu compte au fil du temps que ce genre de photos intéresse beaucoup le jeune public de nos jours. En effet, quoi de mieux que de ramener à la maison une série de photos de nos exploits en snowpark , de la face montagneuse couverte de 50 cm de poudreuse ou du rail du coin de la rue. C’est très motivant et cela donne le courage de continuer afin de toujours faire mieux.

Ce genre de photos étant devenu réellement pour moi une raison de vie, j’aimerais consacrer un article / guide afin de vous permettre, vous aussi, de vous y adonner et de, pourquoi pas, faire comme moi, y tomber amoureux à jamais.

1. Le matériel

Premièrement, commençons avec la base, le boîtier. Il est fort recommandé de posséder un reflex numérique pour la simple et bonne raison que nous allons avoir besoin du maximum de liberté au niveau des réglages afin de s’adapter à la météo et, surtout, à la lumière à disposition. Pour commencer, inutile d’avoir le dernier modèle; une entrée de gamme tel que le Canon EOS 1100D ou le 600D issus du milieu de la gamme Canon sont suffisants.

Deuxièmement, je conseille fortement également d’avoir à sa disposition un trépied afin d’y installer l’appareil de manière stable dans certaines situations (nous allons y venir plus bas).

Enfin, le plus important, avoir à disposition des objectifs adéquats. Il y a pour le photographe de snowboard / ski / skate 4 objectifs qui sont des « must ». Ne pas les avoir tous ne veut pas dire que vous ne pourrez pas vous lancer dans ce fabuleux monde, au contraire. Votre arsenal s’étoffera avec le temps et au fil de vos expériences. Voici donc avec quoi je prends mes clichés et qui, selon moi, est un bon combo. Il se divise en 3 catégories distinctes:

Le fisheye
– Sigma 10 mm fisheye f/2.8: A utiliser proche du sujet, il vous offrira une photo très énergique, avec une déformation maximum donnant encore plus de mouvement au cliché.

Le grand angle
– Canon 17 – 40 mm f/4 L: Cette optique offre la possibilité d’être proche de son sujet tout en ayant la possibilité d’avoir une large vue sur l’environnement de celui-ci et une déformation moindre.

L’optique neutre
Canon 50 mm f/1.8: Une optique que j’appelle « neutre », car c’est celle qui retransmet le mieux la vue humaine. Excellente optique disponible à moindre coût et offrant des possibilités énormes de jeu avec la profondeur de champ due à sa large ouverture. Je l’utilise cependant moins fréquemment que les autres.

Le Télé-objectif
– Sigma 70-200 mm f/2.8:  L’optique que j’utilise le plus. Offre la possibilité d’être loin de son sujet avec un cadrage plus large ou alors un cadrage serré qui rend le cliché plus « intime » avec le sujet.

Encore une fois, cette liste n’est que la représentation de mes choix pour travailler et ne pas les avoir tous n’est pas grave, simplement un idéal.

Un point important à prendre en compte sur le choix des objectifs est l’ouverture que celui-ci offre. En effet, plus l’ouverture de l’optique est grande, plus il est lumineux donc rapide. C’est un point primordial de la photo de sport, nous verrons plus bas pour quelle raison.

2. Le cadrage

Le cadrage peut souvent faire la différence entre une bonne photo et une excellente photo; c’est donc un point à étudier avec soin. Il est souvent recommandé d’utiliser la règle du 1/3 2/3 dans notre cas. Cela veux dire que le sujet se trouvera au tiers droit ou gauche de la photo, laissant ainsi un espace plus important d’un côté, principe qui donne du dynamisme au cliché. Evitez de centrer le sujet, cela rendra la photo plate et sans réel intérêt. (Attention, certaines images peuvent être excellentes avec un sujet centré, cela dépend de la situation. Je laisse donc ce paramètre à votre appréciation).

Un point  à prendre en compte également est l’importance d’avoir et le saut ainsi que la réception sur le cliché; cela aidera à situer le rider en l’air et rendra le cliché plus spectaculaire.

3. Action!

Nous voici donc avec le matériel, il ne reste plus qu’à se lancer sur le terrain. L’idéal est d’avoir déjà des personnes qui pratiquent un sport; cela sera plus facile pour vous coordonner et faire vos essais en toute tranquillité. Si ce n’est pas votre cas, il est très apprécié des « rider » d’avoir quelqu’un présent pour immortaliser leurs figures et ils seront pour la plupart ouverts, vous demanderont même où trouver vos clichés dans certains cas, sans vous connaître obligatoirement!

Je vais utiliser dans mon petit guide la situation d’un snowpark en station afin de vous décrire les étapes de la prise d’une photo de sport.
Tout d’abord, si c’est une journée de grand beau temps, je vous conseille de rester en mode « AV » (priorité à l’ouverture) sur votre appareil si vous n’êtes pas parfaitement à l’aise avec le mode « M » (Manuel). En effet, en environnement très lumineux, l’appareil n’a aucun mal à vous proposer un temps d’obturation correct ( à l’inverse d’un environnement sombre où il faut un petit peu « bidouiller » les réglages).

Sélectionnez une ouverture relativement petite ( de f/5 à f/11 selon la lumière ambiante), puis faites votre mise au point quelques mètres après le saut, avant même que le rider ne soit en l’air; vous gagnerez en rapidité au moment fatidique. Vous jouirez également d’une plus grande zone de netteté avec une petite ouverture, vous assurant ainsi d’avoir votre sujet parfaitement net.

Nous arrivons donc à un point très important, la maîtrise du temps d’obturation. Veillez à ce que celui-ci reste au-dessus ou soit égal à 1/1000; passé cette barre, votre sujet commencera à souffrir du flou de bouger, ce que nous ne voulons pas!
C’est sur ce point qu’entre en jeu l’importance d’avoir un objectif offrant une ouverture conséquente. Plus votre objectif aura une ouverture constante élevée, plus il sera apte à vous maintenir en dessûs de cette barre des 1/1000.

Voilà, c’est à peu près tout ce qu’il faut savoir pour commencer à pratiquer la photo de sport de qualité. Je me suis basé sur mes expériences du terrain dans un domaine tel qu’un snowpark. Cependant, ces réglages peuvent être utilisés dans bien d’autres sports. Il est juste important de les prendre comme de simples appuis de base et de faire vos propres expériences par vous-même, cela n’en sera que plus bénéfique pour votre progression!

Je complèterai prochainement ce petit guide pratique avec la photo de sport accompagnée de flashs déportés ainsi qu’à la manufacture de photos dites « séquences », domaine déjà destiné aux photographes confirmés se sentant à l’aise avec tous ces réglages. Mais d’ici là, vous avez de quoi vous amuser et j’espère vous rencontrer sur le terrain une fois ou l’autre!

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