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Le Salon photo 2011 : La photographie de demain est au rendez vous à Paris
Le Salon de la Photo 2011 sera l’évènement photographique majeur de la fin d’année en France et en Europe . Il a a lieu, à la base, une fois par année au début du mois d’Octobre. Il permet d’offrir un Espace dédié à l’Image professionnelle et un deuxième espace dédié aux fabricants de matériels photographique.
Les innovations technologiques sont mis en avant durant le Salon et permettent aux photographes professionnels d’évoluer dans de meilleures conditions. Quels que soient les outils utilisés, ils deviennent toujours de plus en plus pratiques et efficaces. Le Salon de la photo propose des services diversifiés, tant aux photographes professionnels comme aux néophytes passionnés qui désirent investir dans du bon matériel. Ce salon est aussi un Lieu de rencontre de tous les photographes et des marques, le Salon de la Photo est devenu un rendez-vous attendu avec impatience par un nombre chaque année supérieur d’amateurs et de professionnels qui ont hâte de se voir ou de se revoir.
Espace unique où toutes les composantes de la photographie se croisent et se mêlent, où la technologie marie l’art et la création photographique, le Salon de la Photo est à la fois un espace de découverte technologique, de partage sur les expériences accumulées et enfin de flânerie artistique .
De nombreux workshop’s, présentés par des artistes internationaux, ainsi que des studios de prises de vues mis à disposition par le Salon, seront présents pour le public.
Voici un interview réalisée sur une participante au salon de la photo en 2010 !
La photographie contemporaine : un ouvrage incontournable
Cet ouvrage représente, à mon avis, le tout 1er à se pencher, de manière analytique et approfondie, sur les démarches et les
sources d’inspiration des photographes auteurs d’aujourd’hui. L’ouvrage montre, de manière explicite et détaillée, quelques-uns des plus célèbres photographes d’aujourd’hui dans les domaines de l’art, du reportage, de la mode, de la publicité et du portrait, et analyse ce qui détermine les chefs de service photo, conservateurs, galeristes, directeurs d’agence et éditeurs dans leur choix de telle ou telle photographie.
Au niveau du contenu, il y a des interviews et plus de 200 images soigneusement sélectionnées. La journaliste et critique Anne-Celine Jaeger explore les techniques de travail de 20 photographes célèbres, et révèle ainsi le modus operandi dans la composition et la prise d’une photographie. Le lecteur découvre ce qui amène William Eggleston à appuyer sur le déclencheur, comment Martin Parr obtient cette saturation des couleurs qui lui est propre ou encore ce que Rineke Dijkstra demande et obtient des sujets qu’elle photographie.
En résumé, ce livre s’adresse à tous ceux qui aiment la photographie, de l’amateur au professionnel, et en particulier à ceux qui veulent se rendre au-delà de l’image et de ses apparences afin d’appréhender au plus près l’esprit qui l’a créée. Unique et facile à assimiler, il permet de construire un nouveau regard sur les photographies qui nous entourent au quotidien.
Cet ouvrage est disponible à la Fnac !
- Langue : Français
- Éditeur : Thames & Hudson
- Date Parution : Avril 2008
- Reliure : Broché
- Pages : 171
- Dimension : 18 x 23.5 cm
- ISBN-10 : 2878113063
Les images de Federico Fellini revisitées par le musée de l’Elysée
La future exposition, élaborée par musée de l’Elysée et nommée la Grande parade, aura lieu à partir du 08 juin jusqu’au 28 août. Cette exposition nous montre, une fois de plus, l’Oeuvre Fellinienne dans son ensemble. Fellini qui, à travers ses désirs et ses rêves, projetait une société à la fois naïve et imaginaire, fut en fait un faiseur de rêves et d’espoirs. Il a marqué toute une génération à travers ses images ironiques, bouleversantes et oniriques. Fellini ne fût pas tant un visionnaire mais plutôt un très grand témoin de son époque !
L’exposition montrera notamment des dessins imaginés par Fellini même, des affiches originales de films, de magazines d’époque, mais aussi des extraits de films, de bouts d’essai, de scènes coupées, des films amateurs, d’actualités d’époque et d’interviews.
À noter aussi que l’exposition interroge surtout le XXe qui fut aussi le sien. Le siècle de la naissance du cinéma, mais aussi le développement actif de la presse people, des médias, de la télévision et de la publicité. Le siècle de l’image somme toute…
L’exposition Fellini, » la Grande parade » est organisée en partenariat avec la Fondation Fellini à Rimini, la Fondation Fellini pour le cinéma à Sion, la Cinémathèque suisse et la Cinémathèque de Bologne.
Si vous avez envie d’en découvrir plus sur cet artiste, vous pouvez aussi vous rendre à la fondation Fellini à Sion. Un site a été conçu : http://www.fondation-fellini.ch/_FF2009/Contact___Fondation_Fellini_pour_le_cinema.html
London Couriers : un projet photographique mené par Iorgis Matyassy
J’ai développé une fascination pour ces personnes que l’on voit surgir l’espace d’un instant dans la circulation puis à nouveau disparaître. Il y avait quelque chose d’impalpable et de presque frustrant à voir évoluer de tels personnages, aux looks et aux visages qui m’interpellaient, sans réellement me laisser le temps de les observer. J’ai donc voulu marquer un arrêt dans leur course et prendre le temps de m’approprier leur image. Iorgis Matyassy
Parcours Professionel : Iorgis Matyassy est né en 1985 à Paris, il étudie d’abord la photographie au lycée Quinault à Paris, puis à l’école des Gobelins, dont il est diplômé en 2008. Il assiste en parallèle différents photographes.
Ayant toujours pratiqué la photographie en ville, il développe rapidement un attrait pour le portrait de rue, qui est d’ailleurs, en photographie, l’un des premiers thèmes exploité. Abordant la rue comme un studio, il se serre des murs aux textures diverses comme fond.
En 2009, il réalise la série London Couriers, pour laquelle il est finaliste de la Bourse du talent nº38 : Portrait. Le sujet est également sélectionné et exposé par le KL photography awards à Kuala-Lumpur ( Malaisie ) ainsi qu’au festival ManifestO de Toulouse.
En 2010, Iorgis travaille en collaboration à la réalisation d’un livre ; Néprajz, dans le cadre d’une commande du Musée hongrois d’Ethnographie sur le graffiti et le street art à Budapest.
Actuellement il travaille sur un projet réalisé à Ouagadougou ( Burkina Faso ) sur la communauté rastafarienne.
L’exposition montre un aspect de la réalité londonienne. Les coursiers travaillent dans une jungle urbaine (Londres) parfois difficile à surmonter… les images sont frontales et sans prétentions ni envies à vouloir déformer la réalité. Elle paraissent plutôt brutes et sincères et montrent des attitudes impartiales de la part des coursiers. Iorgis préfère, à mon avis travailler sur le contenu plutôt que la forme ou l’esthétique de ses images ! il essaye d’aller droit au but sans démontrer qu’il est photographe expert en retouche numérique… Il montre plutôt les faits telles qu’ils sont au lieu de les déformer et les interpréter à sa manière !
L’exposition a lieu à l’association et galerie Focale, sur Nyon et elle se termine le 19.06.2011.
Le festival » images » à Vevey : un lieu incontournable en Suisse
La commune de Vevey organise, une fois par année, un festival national de la photographie. Des expositions itinérantes y sont présentées, des conférences sont données par des artistes, photographes et également des réalisateurs en audio-visuel. Un concours annuel donne la possibilité de gagner des prix très intéressants. Depuis de nombreuses années déjà, le Festival Images et ses deux Grands Prix ont fait de Vevey une ville liée à la création artistique et à la communication visuelle.
Il y a, à la base, une école de photographie, de renommée internationale, ou l’on a la possibilité de suivre une formation supérieure académique sur 2 ans et décrocher un diplôme de photographe « es ». Ce festival est né, entre autre, grâce à cette école ci ! cette année, les organisateurs ont décidés de lancer le prochain festival en 2012. Par contre, un concours a été lancé cette année.
Je vous invite donc à découvrir le site officiel du festival » images » et vous recommande vivement d’aller explorer les expositions.
The ruins of Detroit : La déconstruction d’un rêve américain !
J’ai le plaisir de vous faire découvrir une série photographique que j’ai récemment découvert en visualisant, par hasard, un blog qui montre des travaux de jeunes photographes en devenir. Yves Marchand et Romain Meffre sont les auteurs de la série » The ruins of Detroit « . Cette série montre en exergue l’état d’une architecture américaine délabrée et dénuée d’histoire. Les photogaphies ont été prises à Detroit.
Les autorités de la ville de Detroit ont toujours voulu gommer son passé en construisant, par exemple, des parking’s pour autos à la place de théâtres ou de Monuments importants. Yves Marchand et Romain Meffre sont actuellement des étoiles montantes de la scène internationale en photographie.
site officiel des photographes : http://www.marchandmeffre.com/
Bonne lecture des images
Image extrait de la série Ruins of Detroit ; Auteurs : Romain Meffre et Yves Marchand
Un workshop donné par Georges Rousse
Lors de ma formation supérieure en photographie, que j’ai suivi à Vevey entre 2006 et 2008, j’ai réalisé un mini documentaire sur le suivi d’un workshop (atelier pratique organisé par un artiste) photographe nommé Georges Rousse. Le but était de poursuivre, jour par jour, le processus d’une oeuvre imposé par l’intervenant. Ce mini-documentaire a été réalisé durant une semaine de l’année 2007 et montre les étudiants en plein travail.L’intervenant,Georges Rousse, avait l’intention d’imposer une tâche à chacun des étudiants : celle de réaliser un travail photographique ou vidéo, sur le travail en cours. J’avais donc décidé de louer une caméra vidéo à l’école et de filmer des séquences hd vidéos durant toute la semaine.
Georges Rousse a été d’abord artiste peintre avant de devenir auteur photographe autodidacte. il a donc acquis des notions de bases en matière de perspective et de cadrage esthétique. Ses images viennent clore un processus qui relève à la fois de la peinture, de l’architecture, abandonné par l’Homme, et du graphisme. Il enseigne actuellement à travers différentes écoles d’Art en Europe. Il est l’un de ceux qui ont inventés, avant même que le logiciel adobe photoshop existe, la notion de superpositions et de calques d’images à partir d’une chambre technique photographique.
Je vous invite donc à visualiser mon mini documentaire sur ce workshop inoubliable !
Lien pour voir le mini documentaire : Georges Rousse journal de bord
Georges Rousse ; Metz ; 1994
Le Pictorialisme : le premier mouvement esthétique en photographie
« L’Histoire évolue, le regard porté sur les photographies aussi. La technique, l’objet, l’image, le concept visuel… tout semble concourir à empêcher un regard naïf (lire, à ce propos, l’oeil naïf de Régis Debray) L’oeil, avant même de se poser, est capté par des présupposés ou des modèles. Mais les questions soulevées par l’histoire de la photographie fournissent également un éclairage sur les oeuvres. elles permettent parfois de comprendre une démarche, de cerner une évolution et ainsi de faire naître un émerveillement. Ce que l’analyse historique ne peut procurer, c’est le contact direct avec l’oeuvre, le plaisir intime de sa matière, de sa texture. Ce qu’elle doit pouvoir restituer, c’est le désir d’aller voir plus loin et par soi-même. »
Anne Cartier-Bresson, préface de l’ouvrage de Naomi Rosenblum, Une histoire mondiale de la photographie.
(Paris, éd. Abbeville, 1992, p.9)
Cette préface montre à quel point la photographie est en perpétuelle évolution. Tant sur l’aspect technologique que sur l’aspect culturel.
La photographie pictorialiste est envisagée comme étant le 1er courant organisé autour de la pratique photographique. Il donne un point de départ pour la création et l’expression artistique. Ce courant se développe d’abord aux Etats-Unis entre 1885 et le début du XXème siècle et se développe ensuite en Europe et en Asie. Il se décline rapidement juste après la Première Guerre Mondiale.
Les écoles dites « pictorialistes », par une pratique totalement amateur, veulent à tout prix rompre avec les recettes commerciales d’une photographie professionnelle standardisée par les grands ateliers et aussi réagir sauvagement face à l’apparition du fameux Kodak destiné aux photographes néophytes sans prétention artistique. Pour les adeptes du pictorialisme, l’outil photographique est un art qui donne la priorité à l’intervention humaine. Il veut reprendre les codes associés à la peinture académique. À travers la création photographique, la manière de faire renvoie directement à une valeur artistique et à un savoir-faire technique. Ce courant s’oppose diamétralement au genre « documentaire photographique ». Edward Steichen fût l’un des pionniers du mouvement.
Je vous propose donc de découvrir ce mouvement qui est, hormis la photographie humaniste, l’un des plus importants chapitres de l’histoire de la photographie.
Dossier sur l’influence de la photographie pictorialiste en France : http://etudesphotographiques.revues.org/index2676.html
Lien Wikipédia utile : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pictorialisme
Dialéctique intéressante sur la tension entre peinture académique et photographie artistique naissante :
http://www.laurent-jackel.fr/photographie/les-rapports-ambigus-entre-photographie-et-peinture
Auteur : Edward Steichen ; Couverture pour le magazine « Vogue » ; Date de parution : 1934
Denis Darzacq : un photographe auteur hors pair !
La récente série photographique produite et réalisée par Denis Darzacq, » hyper « , explore les relations singulières et maladroites
entre des sujets volatiles et libres et des espaces contraignants et coercitifs. Elle met en scène une série de tensions entre des
forces divergentes : La Nature et la Culture, le Corporel et l’Architecture moderne, La globalisation et la
proximité, La Consommation et la Création. À travers ces photographies très théâtralisées, les sujets sont invités à
adopter une pose ou un mouvement dans des cadres très précis.
Seul Denis Darzacq met en scène, élabore une architecture visuelle et choisit un type de lumière propre à sa vision sur le sujet.
Aucun trucage numérique, aucun photomontage n’a été effectué sur les poses. Les poses que l’on voit dans ces images, aussi
improbable ou impensable que cela puisse paraître, s’est réellement produit.
Apparaît dès lors un remarquable dialogue formel dans son travail entre les dynamiques (ou peut-être la rhétorique) de la
photographie plasticienne ou « artistique » et la photographie documentaire. Cette tension a d’ailleurs existé dès les débuts de la
photographie.
Avec la série Hyper, Darzacq photographie de jeunes danseurs de rues, professionnels ou ambitieux, qui exécutent des sauts divers dans les hypermarchés de Rouen et de Paris. Dans ces images, les mouvements sans but précis de ces corps dansants
perturbent l’organisation visuelle disciplinée du supermarché, obstruant les passages tracées par et pour les
consommateurs. Les images oscillent entre la légèreté et la gravité.
Je vous laisse donc découvrir ce somptueux travail rempli de sens et de métaphores, qui sont le propre de la photographie !
Site officiel de Denis Darzarq : www.denis-darzacq.com
Auteur : © Denis Darzacq ; Titre de la série : Hyper ; Années de réalisation : 2007-2009
Irving Penn au musée de l’Elysée !
Irving Penn(1917-2009), ce photographe humaniste, a su touché la sensibilité de beaucoup de monde durant le 20ème siècle. Pendant environ soixante ans de sa vie, Irving Penn a su marqué l’histoire de la photographie par ses images de mode, ses natures mortes et ses portraits.
Le Musée de l’Elysée lui rend un hommage considérable. L’exposition est focalisé sur la série des petits métiers que Penn a photographié au début des années 1950. Ce projet personnel était basé sur son admiration des représentations des travailleurs. Recrutés dans les rues de Paris, Londres et New York, tous les modèles se rendaient dans leurs tenues de travail au studio de Penn. Vendeurs alimentaires, cireurs de chaussures et autres vendeurs de journaux. Ils posaient dans le studio de prises de vues du photographe. Penn était, selon les historiens de l’Art, convaincu que ces activités allaient disparaître à jamais. L’envie de réaliser un documentaire photographique autour de ces petits métiers fait donc surface.
L’exposition a été organisée par le J. Paul Getty Museum de Los Angeles, qui a acquis en 2008 l’ensemble le plus complet de cette série.
Pour les passionné(e)s de documentaire et d’images-didactiques, cette exposition est fortement recommandée à voir.
Voici un petit aperçu sur la vie du photographe : http://fr.wikipedia.org/wiki/Irving_Penn
Auteur : Irving Penn













