Articles avec le tag ‘Art’
PHOTOMATON® s’invite au musée de l’Elysée
Le musée de l’Elysée présentera une nouvelle exposition, du 17 février au 20 mai, consacré au PHOTOMATON®. Le but de cette exposition est de montrer des travaux de photographes ayant utilisé, comme outil de base PHOTOMATON® pour réaliser des images artistiques et ainsi raconter des histoires. Voici un extrait tiré du musée de l’Elysée: « Les toutes premières cabines PHOTOMATON® furent installées à Paris en 1928. Les surréalistes de l’époque en firent un usage important. En quelques minutes seulement, PHOTOMATON® leur offrait des portraits, une expérience similaire à celle de l’écriture automatique « .
L’Esthétique PHOTOMATON®, une proposition du Musée de l’Elysée, est la première étude de ce genre. L’expo est divisée en six grandes sections thématiques : la cabine, l’automatisme, le principe de la bande, qui suis-je?, qui es-tu?, qui sommes-nous?. Le thème proposé est vraisemblablement une nouveauté.
Au niveau de l’actualité, les studios Harcourt ont proposé d’installer un photomaton en ville de Genève. L’éclairage du photomaton a été étudié par Harcourt.
Les marginaux représentés par Diane Arbus
le nouvel ouvrage documentaire, consacré au travail de l’artiste photographe et écrivain Diane Arbus(1923-1971, New York) présente une série d’ images en noir et blanc ainsi que des fragments autobiographiques écrits par l’artiste. Pratiquement toutes les photographies véhiculent la même signification, le même message singulier et symbolique. Explication ci dessous !
Les signes utilisés par Diane Arbus sont d’abord perçus puis codés comme étant strictement et classiquement documentaire, un style résolument vernaculaire. mais plus notre regard s’attarde sur les images et plus il est notable de remarquer que Arbus manifeste une intention particulière. Elle décide de choisir une démarche personnelle et élabore finalement une série photographique traitant sur le thème de la marginalité aux Etats-Unis. Son travail est actuellement reconnu comme étant une oeuvre artistique. Il s’étend sur environ 10 ans de sa vie professionnelle.
Avant de s’être penché sur le thėme de la société marginale aux Etats-Unis,
Diane Arbus fut d’abord mannequin. Son envie de vouloir pratiquer la photographie comme discipline a débuté lors de sa rencontre avec Allan Arbus, un photographe reconnu à l’époque.
À la fin des années 50, elle se met à photographier des personnes en marge de la société. Pour citer quelques exemples, elle a fait poser des travestis, des handicapés, des patriotes. Leurs comportements, attitudes, opinions personnelles, autrement dit leur modes de vie étaient en totale décalage avec l’Amérique puritaine et conservatrice des années 60 et 70.
Arbus avait la capacité à mettre en valeur ses sujets, photographiés dans la rue ou chez eux. La lumière qu’elle appliquait est poétique, douce et frontale. En grande majorité, Arbus les photographiait à l’aide d’un flash indirect avec un appareil moyen format 6x6cm.
Le livre est en vente à la FNAC, venez le consulter en librairie !
Titre : Diane Arbus
Editions : La martinière
prix : 49.- / adhérants : 44.90
Date de parution : 06.10.11
Mimmo Jodice : L’errance du regard ou la volonté de faire revivre l’Antiquité
Mon projet est de mélanger la réalité d’aujourd’hui avec celles des siècles passés et de montrer dans les visages d’hier et aujourd’hui les mêmes sentiments comme la passion, l’anxiété, la noblesse, l’arrogance, la stupeur, l’ironie. Mimmo Jodice
Né à Naples en 1934, le photographe auteur Mimmo Jodice a d’abord tenté de devenir peintre et sculpteur. Durant la révolution sociale des années 70, Jodice apprend à maitriser, en autodidacte, le médium photographique. Peu à peu, il répand sa propre vision personnelle au monde entier. Durant son parcours de photographe, il travaille notamment sur la notion de perception rétinienne et s’interroge sur les distinctions qui séparent les signes visuels aux indices. Mimmo Jodice a largement contribué au succès de la photographie italienne sur le plan international. Sa toute première exposition d’envergure nationale a lieu au Palais Ducal d’Urbino en 1968. Au cours des années 70, il se met a questionner sur la dégradation du monde moderne en Italie puis il s’intéresse à l’architecture et au paysage construit. Jodice donne, à partir de ce moment, des cours de photographie à l’Académie des Beaux Arts à Naples.
Le fil rouge de son travail photographique est le suivant : Il mène une réflexion sur l’impact du passé (paysage) artistique dans notre quotidien et sur la persistance des mythes grecs et romains antiques.
Sa démarche personnelle est a mi chemin entre la mise en scène et la captation de l’instant.
L’ouvrage rassemble une grande série de photographies en noir et blanc consacrées à l’Italie depuis les années 60 jusqu’à nos jours. Les images, visionnaires et oniriques, sont profondément énigmatiques et reflètent la présence-absence du temps. Certaines images sont même atemporelles car Jodice montre les différentes strates historiques successives qui ont façonnées l’Humanité. À travers la plupart de ses images, Mimmo Jodice utilise beaucoup de signes visuels pour définir un contexte. L’exemple le plus marquant est celui où l’on voit un bâtiment d’archives, situé au second plan de l’image, ainsi qu’un grand arbre bien enraciné à l’avant plan… Les associations d’idées sont évidentes et frappent à l’oeil ! En fait, Mimmo Jodice fait un inventaire archéologique de son pays natal puis agence, met en scène ses images en s’exprimant comme un poète.
Titre de l’ouvrage : Errance du regard
Editions : Actes sud
Date de parution de l’ouvrage : mai 2008
Nb de pages : 276
L’ ouvrage se trouve en vente à la Librairie FNAC
Terres compromises : L’oeuvre de Matthieu Gafsou
Matthieu Gafsou continue de s’interroger sur la notion abstraite de l’espace construit. Sa série documentaire photographique » Terres compromises » montre des paysages, des façades d’architectures, des endroits habités par des touristes, des quartiers résidentiels. Les images ont été prises dans l’Etat hébreu (Israël). La plupart donnent concrètement la sensation d’un vide total, d’une absence de vie. Les espaces construits photographiés reflètent des grandes galeries de musées théâtralisés par l’Homme et des plans serrés ou très élargi qui s’ouvrent sur un horizon infiniment grand et donc » utopique » car sans fin…
La série est à voir avec beaucoup de recul…
Je vous laisse à disposition un lien qui vous permet de lire un article intéressant, paru au journal Le Temps, sur le travail de Matthieu Gafsou.
Elliott Erwit : un tourbillon d’images réunies dans un livre magique !
Elliott Erwit, Né à Paris en 1928 , est arrivé aux Etats-Unis à la fin des années trente. Après avoir accompli des études de photographie à Los Angeles, il a commencé à gagner sa vie en vendant des photographies de presse destinées aux magasines des années quarante et cinquante, dont life. Ensuite, il a remporté un vif succès en tant que photographe publicitaire. Le travail d’Elliott Erwitt est aujourd’hui plébiscité. À New York, au début des années 50, sa rencontre importante avec le photographe Edward Steichen et Robert Capa a été déterminante pour la suite de sa carrière. C’est à cette époque qu’il devient membre de l’agence Magnum Photos. Il intègre le courant de pensée intellectuel de l’époque, à savoir la photographie humaniste. Erwitt aime, dans la vie, les enfants et les chiens. Il les photographie de temps en temps mais n’a pas choisi principalement ces deux thèmes pour illustrer son travail personnel.
Elliott Erwit a orienté son regard à capter des attitudes, des scènes insolites ou comiques selon ses humeurs du moment, « des fuites visuelles imprévues »… en bref, des instantanés de la vie elle même qui enrichissent et comblent la plupart du temps notre quotidien à toutes et à tous ! Les éditions Phaidon ont eu l’ingénieuse idée de regrouper une série globale de ses images. Pratiquement Toutes ses images, n’ayant aucun lien entre elles puisque chaque image produite par Erwitt détient suffisamment de signes symboliques pour tenir debout toute seule, se représentent telles des pages de lecture uniques.
Si le postulat suivant : la forme, c’est le contenu est prédisposé envers la photographie en tant que processus capital pour la mise en oeuvre d’une image, Ewitt a très bien compris ce processus puisque il l’applique à tort et à travers ! il met en association des signes visuels qui, en formant un tout, fait apparaître une image close, ponctuée par des significations !
Le livre est composé de 542 pages dont une biographie, quelques anecdotes et plein d’images !
« Instantanés » est en vente à la librairie FNAC, au prix de 83.50/ 75.90 pour les adhérents
Theo Angelopoulos : six chef-d’oeuvres du réalisateur grec dans un coffret !
Le temps présent et le temps passé sont tous deux peut être dans le temps futur et le temps futur dans le temps passé. T.S Eliot
J’ aime mêler le réel et le fantastique. Cela me permet de trouver les chemins de l’ailleurs, à la manière des surréalistes. Theo Angelopoulos
Theo Angelopoulos (1935), grand réalisateur grec de fictions du 20ème siècle nous a fait plonger, et continue encore de nous faire plonger dans l’Histoire de la Grèce Moderne à travers ses films de fictions. Theo Angelopoulos a filmé avec une constance quasi inégalée et s’est toujours soucié de la rigueur dans la recherche historique et également dans le développement d’une forme esthétique adéquate. il emprunte, pratiquement pour tous ses films, des faits hautement historiques et construit autour de ces faits, une histoire fictionnelle, un peu comme à la manière d’une fiction documentaire…
Ses images cinématographiques reflètent une mise en abyme sur les grandes tragédies qui ont frappé, tout le long du 20ème siècle, son pays : La Grèce.
Les nombreux plans séquences, le rythme lent et quasi hypnotique des scènes, où chaque détail sémiologique compte, que Theo Angelopoulos tournent font de lui un réalisateur unique en son genre et donc un grand Démiurge !
L’éternité et un jour, Voyage à Cythère, Alexandre le Grand, L’Apiculteur, Eleni et le regard d’Ulysse sont des films de fictions qui m’ont profondément marqué. J’ai pu presque découvrir une partie de l’Histoire (en grec ancien, le terme « historia » signifie enquête) grecque rien qu’à partir de ces films-ci. Ce que j’apprécie le plus chez Theo Angelopoulos est qu’il a la capacité de déformer légèrement une réalité donnée tout en la respectant au maximum, un peu comme un bâton qui subit les lois de la réfraction lorsqu’il tombe à moitié dans de l’eau. Dans pratiquement chacun de ses films, le réalisateur utilise la vision du protagoniste pour nous montrer, par le biais de son propre regard, les faits historiques sous-jacents à la fiction mise en scène par Angelopoulos.
Le dernier coffret comporte les 6 premiers chefs d’oeuvres du réalisateur. Le coffret est en vente à La FNAC, il est fourni par la maison Trigon, est édité en format DVD et les films sont parlés en langue originale grecque, sous titré en français et allemand.
Les journées photographiques de Bienne : La 15ème édition
La ville de Bienne lance, du 2 au 25 septembre 2011, la 15ème édition des journées photographiques de Bienne et propose principalement aux visiteurs(euses), des exposés sur des travaux photographiques réalisés par des ex étudiants en photographie devenus indépendants ou par des photographes professionnels.
Cette année, les responsables du festival ont décidés de choisir, comme thème principal,la nature du temps » Le temps fait son oeuvre » : Le temps qui passe, le temps figé, le temps comme métaphore visuelle. La photographie contemporaine est en pleine expansion artistique et économique. Les images ont pour rôle de surprendre au maximum le spectateur qui les regarde ! les différents thèmes pouvant être abordés en photographie s’approfondissent donc de plus en plus autour de l’Homme et pour L’Homme.
Le festival se situe en grande partie à travers la vieille ville de Bienne. Le parcours est très agréable à suivre et il vous permet de découvrir en même temps une bonne partie de la ville ! Le festival est payant, toutes les infos pratiques se trouvent ici.
Sur le chemin, il y a possibilité de s’arrêter pour y boire un verre ou manger une bonne assiette. Petit conseil : Le photoforum Pasquart est un espace à ne manquer sous aucun prétexte car il est l’un des lieux clés du festival ! La ville de Bienne est bilingue français-allemand. Pour celles ou ceux qui désirent suivre le festival en langue allemande, elles, ils trouveront également leur bonheur !
Else : nouveau magazine sur la photographie
Le musée de photographie de l’Elysée, a sorti, avec la collaboration d’idpure, un magazine nommé Else ! Le musée affirme que ce magazine est la référence actuelle dans le domaine de la photographie.
Les 3 grands axes principaux traités sont les suivants : Montrer des travaux photographiques contemporains d’artistes auteurs qui marquent l’actualité ou sensibilisent l’opinion publique, suivre de près les collections de séries photographiques et mettre en avant les tendances artistiques du moment. le papier du magazine est de très bonne qualité et le choix porté sur les différents sujets sont très intérressants car ils sortent de l’ordinaire. Selon Sam Stourdzé, directeur du musée, « Else se veut avant tout un laboratoire visuel et tente de faire parler les images« .
Le magazine Else se trouvera disponible très prochainement dans les kiosques Naville et la librairie de l’Elysée. Vous pouvez aussi vous abonner en ligne ici.
Le Salon photo 2011 : La photographie de demain est au rendez vous à Paris
Le Salon de la Photo 2011 sera l’évènement photographique majeur de la fin d’année en France et en Europe . Il a a lieu, à la base, une fois par année au début du mois d’Octobre. Il permet d’offrir un Espace dédié à l’Image professionnelle et un deuxième espace dédié aux fabricants de matériels photographique.
Les innovations technologiques sont mis en avant durant le Salon et permettent aux photographes professionnels d’évoluer dans de meilleures conditions. Quels que soient les outils utilisés, ils deviennent toujours de plus en plus pratiques et efficaces. Le Salon de la photo propose des services diversifiés, tant aux photographes professionnels comme aux néophytes passionnés qui désirent investir dans du bon matériel. Ce salon est aussi un Lieu de rencontre de tous les photographes et des marques, le Salon de la Photo est devenu un rendez-vous attendu avec impatience par un nombre chaque année supérieur d’amateurs et de professionnels qui ont hâte de se voir ou de se revoir.
Espace unique où toutes les composantes de la photographie se croisent et se mêlent, où la technologie marie l’art et la création photographique, le Salon de la Photo est à la fois un espace de découverte technologique, de partage sur les expériences accumulées et enfin de flânerie artistique .
De nombreux workshop’s, présentés par des artistes internationaux, ainsi que des studios de prises de vues mis à disposition par le Salon, seront présents pour le public.
Voici un interview réalisée sur une participante au salon de la photo en 2010 !
La photographie contemporaine : un ouvrage incontournable
Cet ouvrage représente, à mon avis, le tout 1er à se pencher, de manière analytique et approfondie, sur les démarches et les
sources d’inspiration des photographes auteurs d’aujourd’hui. L’ouvrage montre, de manière explicite et détaillée, quelques-uns des plus célèbres photographes d’aujourd’hui dans les domaines de l’art, du reportage, de la mode, de la publicité et du portrait, et analyse ce qui détermine les chefs de service photo, conservateurs, galeristes, directeurs d’agence et éditeurs dans leur choix de telle ou telle photographie.
Au niveau du contenu, il y a des interviews et plus de 200 images soigneusement sélectionnées. La journaliste et critique Anne-Celine Jaeger explore les techniques de travail de 20 photographes célèbres, et révèle ainsi le modus operandi dans la composition et la prise d’une photographie. Le lecteur découvre ce qui amène William Eggleston à appuyer sur le déclencheur, comment Martin Parr obtient cette saturation des couleurs qui lui est propre ou encore ce que Rineke Dijkstra demande et obtient des sujets qu’elle photographie.
En résumé, ce livre s’adresse à tous ceux qui aiment la photographie, de l’amateur au professionnel, et en particulier à ceux qui veulent se rendre au-delà de l’image et de ses apparences afin d’appréhender au plus près l’esprit qui l’a créée. Unique et facile à assimiler, il permet de construire un nouveau regard sur les photographies qui nous entourent au quotidien.
Cet ouvrage est disponible à la Fnac !
- Langue : Français
- Éditeur : Thames & Hudson
- Date Parution : Avril 2008
- Reliure : Broché
- Pages : 171
- Dimension : 18 x 23.5 cm
- ISBN-10 : 2878113063















