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Luc
Écrit par
blogueur BD
30 novembre 2016 |  2 likes   |  97 vues

Enquête et cocktail au programme

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Détectives tome 6 de Hanna, Mara & Lou

Un scénariste pour les lier tous
Le concept de la série « Détectives » se rapproche de celle d’un feuilleton. Toutes les histoires à première vue sont indépendantes, Chaque tome étant centré sur un personnage, mais un fil rouge se déroule progressivement. Le début de cette série d’ailleurs n’est finalement pas le tome 1 de « Détectives » mais l’album de la série « 7 », intitulé « 7 Détectives ». Tous les tomes se déroulent à la même époque, entre la fin du 19e et le début du 20e siècle.
J’espère que vous n’êtes pas perdus, mais cette mise en bouche était nécessaire, car pour en profiter pleinement, ce tome 6 de la série Détectives se doit d’être lu après « 7 détectives », « Miss Crumble » (Détectives tome 1) et « Frédérick Abstraight – A cat in the Barrel » (Détectives tome 5)

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Docteur Watson, je présume ?
Un des gimmicks de la série est la réutilisation de personnages de fiction et historique connu mais sous des identités différentes. Pour le tome qui nous intéresse, il n’est pas besoin d’avoir lu tout de l’écrivain Sir Conan Doyle pour comprendre que le Docteur John Eaton, héros de cet opus, n’est autre que le Docteur Watson. Partenaire du célèbre détective, Nathan Else, le Docteur Eaton est contacté par le docteur Hawkins de l’asile Beltran afin qu’il accède à la requête d’une des patientes, l’assassin multirécidiviste Lizbeth Pumcake. En effet, celle-ci veut s’entretenir avec lui et uniquement à lui.

Les auteurs:

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Herik Hanna débute comme scénariste sur l’ « Héritage du Kaiser », dernier tome de la série « le casse ». Initié dans la série thématique 7, il scénarise en 2012 les « 7 détectives ». Un titre qui deviendra finalement le pilote de la série « Détectives » dont il est le chef d’orchestre. Herik Hanna scénarise aussi la série de super-vilains en 4 tomes « Bad Ass » avec au dessin Bruno Bessadi. Il avait déjà collaboré avec la dessinatrice Mara pour l’histoire du militaire « puzzle » Adrian Carton de Wiart dans le tome 2 d’ « Axolot ».

Mara est célèbre pour sa quadrilogie “Clues”.À la fin du XIXe siècle, une jeune débutante de la police londonienne, Emily, va se retrouver mêler a une affaire impliquant ses origines.
Tout comme Herik Hanna, elle est autodidacte. Elle se présente pour nous après l’article.

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Une BD follement tordue
Ce qu’on apprécie dans cette histoire, c’est bien sûr le côté sombre des personnages qui se trouve a flirter avec la limite entre le réel et la folie. Poe, Lovecraft, Maupassant sont les noms des écrivains qui nous viennent à l’esprit lors de la lecture de cette histoire. Pourtant, la mise en scène et l’écriture sont habiles et le lecteur se laisse prendre au jeu du chat et de la souris. Les pages subliment un récit ténébreux et inquiétant. Un bel album qui ne dépareille pas des précédents.

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Les vernis, c’est vous !
Souvent, il nous arrive de rêver rencontrer de grands artistes qui habitent généralement loin de chez nous. On en oublie que la Suisse regorge de talents jeunes ou confirmés et d’endroits pour les approcher. Le samedi 3 décembre aura lieu le vernissage de l’exposition de la dessinatrice Mara à la galerie d’exposition Iris.
Cette exposition sera ouverte au public durant tout l’hiver 2016. Vous pourrez y admirer le travail de l’artiste et même y acheter des originaux. Cerise sur le gâteau, Mara sera présente au vernissage qui débute a 17h30.
Nous avons profité pour poser quelques questions à cette auteure confirmée ainsi qu’à la responsable de la galerie Iris, Melina Costas.

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Bonjour Mara, peux-tu te présenter en quelques mots aux lecteurs/lectrices du blog de la FNAC ?

Bonjour, je m’appelle Margaux Kindhauser, alias Mara, j’ai 33 ans, j’habite à Lausanne en Suisse, j’aime les oiseaux, le dessin, l’écriture, le cinéma et les pumkin spice lattes, et je suis dessinatrice de BD en tant qu’auteur complète depuis 2008

Quelles sont les influences majeures de ton dessin ?
À la base, ma plus grosse et plus vieille inspiration reste le style Disney des années 90 (Pocahontas, le Bossu de Notre Dame, Mulan…) et l’animation en général. J’adore cette façon de dessiner et de synthétiser le mouvement et les expressions, ce qui rend les personnages tellement vivants ! Après, dans la BD, je m’inspire principalement des auteurs qui ont aussi été influencés par le milieu de l’animation (voire y ont contribué !) comme Wendling, Guarnido, Loisel, Valp, Barbucci et Frezzatto.

Comment est venue l’idée de réaliser une exposition/vente dans la galerie de Mélina ?
Melina m’a proposé de faire des stages de BD pour enfants l’été 2016. Elle venait d’ouvrir sa galerie, qui aussi le lieu où elle donne ses propres cours de dessin. Elle m’a rapidement proposé de faire une exposition chez elle, car elle apprécie mes illustrations et crayonnés, qui ne sont pas nécessairement lié à mes BD, et qui selon moi, reflètent davantage mon côté plus intime, personnel ou spontané.

Quelles sont, parmi les œuvres qui seront proposées au public, celles qui te touchent particulièrement et pourquoi ?
En ce moment, je cultive particulièrement le cocooning (ou « hygge », un art de vivre danois qui préconise de prendre soin de soi, notamment en hiver, en s’entourant de bougies, de plaids, de feux de cheminée, de boissons chaudes et d’amis) et le mettre en image, ou créer des images chaleureuses, me permet de partager cet état d’esprit serein avec les autres. Les œuvres qui me touchent le plus, sont celles qui représentent une jeune fille bien emmitouflée dans son fauteuil. Il m’est arrivé d’avoir des remarques de gens qui me disent qu’ils se sentent bien en voyant ce type d’image, et c’est exactement ce que je cherche à transmettre. Du coup ça me touche !

Peux-tu nous parler de tes projets ?
Pour l’instant je prépare un projet de Science-fiction en tant qu’auteur complète à nouveau. Je suis en train de peaufiner le scénario, et je ne vais pas tarder à le présenter à des éditeurs. Croisons les doigts ! :)

Melina, peux-tu parler de toi aux lecteurs/lectrices du blog de la FNAC ?
Bonjour, je me nomme Melina Costas. Je suis illustratrice et graphiste, née à Lausanne. Je suis la fondatrice d’IRIS Arts Visuels qui a ouvert ses portes en décembre 2015 à Pully.
La première expo que j’ai réalisée dans mon établissement était une rétrospective de mes œuvres sur 10 ans. Et ensuite, j’ai commencé à exposer d’autres artistes et amis comme José Roosevelt, El Gunto et Yami Shin.

Quel est ton parcours ?
J’ai suivi une formation académique à la haute école d’Arts Visuels Emile Cohl à Lyon dans les années 2000. Je me suis retrouvée dans la promo Sempé dans la même classe que des artistes inconnus à l’époque que l’on connaît aujourd’hui sous les noms de Woodkid (alias Yoann Lemoine), Annette Marnat, Mickaël Bourgoin, Anthony Jean, El Gunto, et bien d’autres. De cette école spécialisée en dessin animé et en bande dessinée, j’ai appris de solides bases d’arts plastiques. Cette expérience m’a permis non seulement de travailler en tant qu’illustratrice, mais aussi d’enseigner le dessin, la peinture et le manga dans une première école co-fondé en 2007 à Lausanne avec mon compagnon d’alors : Cordeb’Art.
En parallèle de mon emploi de professeur de dessin, j’ai appris le métier de graphiste et l’utilisation des logiciels de la suite Adobe en autodidacte. Ce n’est que quelques années plus tard, en 2011, que j’ai décidé de faire valoir mes acquis avec un CFC (en article 32) que j’ai obtenu en parallèle de mon emploi en tant que responsable Japanimation à Mix-Image (Lausanne).
Mes compétences en arts visuels m’ont permis d’assumer pleinement un rôle de graphiste, web designer, photographe ou encore illustratrice dans les agences de publicité ainsi que dans l’industrie du cinéma.
J’ai travaillé sur plusieurs courts métrages en tant que directrice artistique chez Imaginastudio : « Entre Ange et Démon » (2013), « Lester » (2010), « Vincent, le magnifique » (2008). J’ai aussi produit et réalisé mon court métrage Tschäggättä (www.tschaggatta.ch).
Aujourd’hui mon projet est IRIS. Et je mets 300 % de mon énergie dans ce projet.

Qu’est-ce qui t’as motivée a ouvrir une galerie ?

Ce qui m’a motivé à ouvrir un galerie est un hasard. Ce n’était pas spécialement mon but. J’avais ouvert la première école de manga en suisse romande et j’avais dû prendre un autre chemin professionnel pour des raisons personnelles. Je suis donc tombée dans le graphisme. Au départ, j’étais très motivée, mais après quelques années je me suis vite lassé de travailler dans la publicité. J’avais un problème d’éthique : pousser les gens sans-cesse à consommer et trouver le meilleur moyen de rendre un produit ou un service attractif, même si moi-même je n’étais pas convaincue du produit en lui-même. Et… J’avais envie d’enseigner à nouveau. Partager mes connaissances avec mes élèves et les voir progresser pas à pas est sans doute le meilleur job au monde… Avec peut-être celui d’être parent. J’ai donc cherché un local pour enseigner le dessin. J’ai d’abord trouvé un local à l’espace G-60, mais l’espace étant voué à la démolition tôt ou tard, j’ai eu envie de chercher un endroit stable et qui ne soit pas en colocation. J’ai trouvé par hasard un local dans le merveilleux village de Pully, juste en face du Musé d’art ! Ça été le coup de foudre ! Contrairement au local de G-60 et celui de Cordeb’Art situé à l’étage, le local d’IRIS est un local commercial de plain-pied sur la rue pavée et avec deux lavés vitrines. C’est à ce moment-là que je me suis dit que je pourrais non seulement enseigner le dessin et la peinture dans cet espace, mais aussi exposer mes amis artistes !
Et c’est ainsi qu’IRIS est née ! Le propriétaire du local a eu foi en mon projet et m’a donné les clés. Et ce fut le début d’une merveilleuse aventure qui ne fait que commencer !

Comment se déroule la préparation d’une expo d’une telle envergure ?
La préparation d’une exposition d’une telle envergure concerne essentiellement l’artiste. C’est l’artiste qui va préparer durant des mois un nombre d’œuvre considérable pour remplir l’espace. En général, trente à quarante œuvres sont exposés. Ça demande du temps et de l’énergie. Et sans compter l’inspiration. Ensuite, le plus casse-pied est d’encadrer les œuvres. En général, l’artiste le fait lui-même. Là où j’entre en matière, c’est pour choisir la disposition des œuvres sur les murs et fixer les prix avec l’accord de l’artiste. Ce n’est pas si simple de trouver un moyen harmonieux de suspendre 40 œuvres dans 45 mètres carrés. C’est un défi à chaque fois. Mon job est aussi de gérer la communication visuelle de l’entreprise et de gérer l’information via les réseaux sociaux, par exemple. C’est plus de travail que ce que l’on pense.

Qu’est-ce qui te plais dans le dessin de Mara ?
J’aime beaucoup le dessin de Mara, car elle aborde des choses que j’aime également dessiner. Elle a un mélange de diverses influences bercées par les dessins animés Disney et les bandes dessinées que je lisais dans ma jeunesse qui me rappellent tout ce que j’aimais et que j’aime encore aujourd’hui. On a beaucoup de goût en commun en règle générale. C’est sûrement ce qui m’a attiré dans son travail sans mettre le doigt dessus immédiatement. Mais ce qui me plaît avant tout est la qualité de son travail. En tant que dessinatrice, je suis capable d’évaluer la qualité d’un dessin réalisé avec justesse et harmonie. Le dessin de Mara a toutes ses qualités. Son style se perfectionne d’année en année et selon moi, il s’agit d’une grande artiste très compétente et très exigeante envers elle-même. De plus, elle écrit ses scénarios. Ce qui est un défi de taille en plus de gérer tout l’aspect graphique d’un album. On reconnaît rapidement les influences graphiques de Mara, comme Disney, Mucha ou d’autres artistes. Mais son style est particulier et personnel, comme une empreinte digitale ou une écriture. On reconnaît immédiatement sa touche et sa sensibilité. Et si on peut entendre de temps à autre que son style est proche de celui d’un autre dessinateur, à cela je réponds que l’élève a dépassé le maître et que son style ne cessera jamais d’évoluer.

Quels sont tes prochaines exposition ?

Concernant les prochaines expositions, je peux annoncer quelques noms pour 2017, comme Codak, Kalonji et Sophian Cholet. Je me réjouis d’exposer ces artistes ! Je suis incroyablement fan de leur univers et de leur travail. J’ai le feeling que 2017 va être une très belle année pour IRIS ! J’ai également contacté au culot des artistes dont je suis fan depuis l’enfance et qui ont considérablement influencé mon travail en tant que dessinatrice comme Marini ou John Howe. Sans pouvoir annoncer une date d’exposition pour le moment, je peux juste affirmer que ce sont des artistes incroyablement gentils et que leur réponse m’a énormément touchée. Je reste dans l’espoir de les exposer en 2018. Cela dépendra de mes compétences à organiser mes expositions et la gestion d’un calendrier chargé. Je sais qu’il me reste encore beaucoup de travail à accomplir pour réaliser mon rêve d’exposer dans mes murs tous ces artistes que j’admire depuis tant d’années ! Je suis déjà tellement heureuse d’avoir eu l’opportunité d’exposer des artistes comme José Roosevelt, Greg Loretan, El Gunto et Yami Shin. Pour plus d’informations sur la calendrier des expositions, suivez IRIS sur Facebook et consulter le site internet.

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Vernissage Iris Gallerie d’art
Rue du midi,9
1009 Pully
info@iris-artsvisuels.ch
téléphone : 0787251918

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