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Luc
Écrit par
blogueur BD
13 août 2017 |  0 like   |  30 vues

Billy the Cat & Boulouloum et Guiliguili

Avant l’avalanche des nouveautés de la rentrée, nous repartons dans un nouveau mini-voyage nostalgique des séries publiées dans les journaux de Spirou et de Tintin durant les années 80. Cette fois c’est la série « Boulouloum et Guiliguili » et « Billy the cat » qui sont à l’honneur.



Un chat repenti
Le jeune garçon Billy est de très loin un ange. Agressif, voleur, menteur, il est le bourreau attitré de sa sœur Marie. Suite à un accident de voiture, Billy va au Paradis. Là-bas, les tenanciers lui font comprendre qu’avec ses mauvaises actions, c’est l’enfer qui l’attend. Il arrive à négocier un marché: Revenir sur Terre et accomplir 1000 bonnes actions afin qu’il puisse accéder au Paradis. Il atterri sur Terre sous la forme d’un chaton jaune. Conservant sa mémoire d’avant, Il va arpenter le difficile chemin de la rédemption mais il ne sera pas seul au cours de son périple. Une des premières personnes sera le chat Firmin qui va le prendre sous son aile enfin, sa patte

Stéphane Desberg, le scénariste de la série « Le scorpion » (avec au dessin Enrico Marini), « I.R.S », « 421 », « Tif et Tondu », « Cassio », « Rafales » etc… a débuté comme disciple de Maurice Thillieux (« Gil Jourdan ») Il va travailler pour le journal Tintin, Spirou, A suivre… et c’est en 1990 qu’il commencera « Billy the Cat »

A 15 ans, Stéphane Colman dessine une première bande dessinée de 51 pages ! Il va par la suite améliorer son talent en allant à l’école des beaux arts de Liège. Il rencontra Stéphane Desberg en 1980 et signera pour le journal Spirou, une première version de « Billy the cat » disponible dans la première intégrale. Il ne reprendra ce personnage qu’en 1990 après avoir réalisé d’autres séries et fait un passage dans la publicité. Cette vocation artistique est dans ses gènes puisqu’il est le petit-fils du peintre Robert Crommelynck.

Les premières aventures de « Billy the cat » sont remplies de tendresse et d’humour malgré un pitch de départ assez glauque (un enfant tué). Ne vous attendez pas à des moments psychologiques intenses sur sa condition de chat ou le fait qu’il soit mort. Billy the cat c’est la rédemption d’une personne qui va au fil des épisodes devenir de plus en plus attachant. L’album qui clôt la première intégrale est une histoire extrêmement émouvante puisque Billy va retrouver sa sœur, Marie. La poésie et l’humour de Chlorophylle de Macherot semble omniprésente avec les animaux dont Billy partage les aventures. J’avoue particulièrement apprécier aussi les petits jeux, conservés dans l’intégrale, qui ouvrent chaque album. Il aurait d’ailleurs été plus judicieux d’en faire des posters détachables. Malgré ce bémol, les éditions sont somptueuses et richement documentés, dommage que Delcourt ne prennent pas modèle Sur ces intégrales.



Un Tarzan made in France
Dans cette intégrale vous découvrirez le début du tandem de Boulouloum, jeune garçon intrépide et du gorille Guiliguili. Ensemble, ils feront face à différentes menaces et mystères. A noter que vous connaissez peut-être déjà cette série sous le titre des « jungles perdues ». Le changement de nom (de la série et des protagonistes) qui s’est opéré au tome 6 est du a l’orientation des scénarios qui sont devenus plus fantastiques. Le deuxième volume proposera l’intégralité des dernières aventures du duo ainsi qu’un inédit en album « l’espace sidérant ».

Raoul Cauvin est un scénariste connu de tous et toutes pour ses différentes bandes dessinées comme « les tuniques bleues », « boule et Bill », « Les psy », « Natacha »….D’abord lettreur pour le magazine Spirou, il crée en 1968 les tuniques bleues qui deviendra sa série phare et lui permettra de créer d’autres héros.

Le dessinateur Mazel a toujours su donner beaucoup d’énergie à ses personnages. Il signe Boulouloum et Guiliguilli mais aussi un western à la Lucky Luke avec un personnage féminin Jessie Jane ainsi que « les mousquetaires » (« Câline et Calebasse »). Spécialisé dans la bande dessinée comique, il a actuellement la série : « Les paparazzi ». Venant de l’institut Saint-Luc, il travaillera comme animateur pour le studio Belvision, travaillera pour le journal « Pilote » et celui de « Tintin » avant de commencer avec Cauvin, la série Câline et Calebasse rebaptisé par la suite « les mousquetaires » dans l’hebdomadaire « Spirou ».

Une jungle en folie très survoltée
Les aventures de ce duo sont incroyablement rocambolesques et débordent de joie de vivre. Raoul Cauvin s’amuse à revisiter la jungle et à puiser dans la série B américaine. Les personnages évoluent et le trait de Mazel s’affine d’épisodes en épisodes. C’est un vrai bonheur de redécouvrir toutes ces histoires enrichies comme d’habitude par un cahier rempli d’informations passionnantes. Un voyage dépaysant dans un pays loufoque.

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