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Écrit par
blogueur
21 octobre 2011 |  0 like   |  4 vues

X-Men au commencement (2011), la genèse des super-héros est flamboyante !

Je vais commencer cet article par un petit coup de gueule concernant les reboots. Vous ne savez pas ce que c’est ? Voici déjà quelques années que les super-héros sont rentrés dans le langage commun du 7ème art, avec comme figure de proue de cette acceptation du grand public pour ce phénomène, X-Men premier du nom de ce cher Brian Singer. Il montra la voie à Spiderman et compagnie, prouvant que se cachent derrière ces personnages aux pouvoirs spéciaux des blockbusters, véritables machines à faire de l’argent en masse. Et si les premiers furent intéressants, voire carrément bons, la suite fut nettement moins glorieuse, comme souvent ; plus la dose est grande, plus le ras le bol se fait rapidement ! Alors, quand une série a déjà eu droit à des adaptations plus que rentables pour un studio et qu’après avoir essoré toutes les idées dans tous les sens ou confié les derniers épisodes à des minables pour qui l’argent a été l’unique motivation, c’est le seul moyen de faire revivre une licence, de tout effacer ce qui a déjà été fait et de tout recommencer à zéro… avec forcément plein de belles promesses derrière concernant la direction artistique et une volonté de coller au plus proche à l’univers du comics. De belles paroles de politiciens, finalement, car on se dit que le spectateur est juste utilisé comme une vache à lait, des zombies ouverts à payer pour voir défiler des bouillies numériques sans âme ni consistance ! Bon, je me calme un peu, désolé…

Car ici c’est le réalisateur Bryan Singer (papa des deux premiers et seuls bons épisodes) qui est derrière le projet. Voulant adapter le comics X-Men first class pour raconter l’origine de ses super-héros, il a fait appel au génie de Matthew Vaughn, pour réaliser ce projet qui partait sérieusement à la dérive. N’ayant que 13 mois (la date de juin 2011 ayant déjà été fixée par la Fox) pour tout faire du scénario au montage, la mission paraissait quasiment impossible ; si ce n’est qu’impossible n’est pas anglais et encore moins Matthew Vaughn !

Alors, si vous vous posiez la question… oh que oui ! ça vaut la peine d’investir deux heures de notre précieuse vie pour suivre ces X-Men dans leur bac à sable ! En prenant la peine d’introduire avec passion et efficacité la plupart des protagonistes, le brillant réalisateur nous propose un film résolument adulte qui veut nous prouver que ce sont avant tout des personnes faites de chair et de sang, aux préoccupations, à la base, semblables aux nôtres dont on va nous conter la genèse. De ce postulat de départ, il nous plonge dans les années soixante de fort belle manière en mêlant les conflits des mutants entre eux, et contre le monde, avec la crise des missiles de Cuba, en abordant des thématiques très fortes comme celles de l’acceptation aux yeux des autres, de l’amitié, la compréhension, la vengeance et j’en passe ! Un métrage qui joue habilement avec notre coeur et nos émotions nous impliquant dans le développement personnel de chacun tout en nous faisant comprendre leurs motivations. Ajouté à cela, un rythme effréné comptant quelques magnifiques scènes d’action, un casting 5 étoiles et un côté thriller rondement mené, X-Men au commencement demeure le plus beau drame vu dans l’univers des héros qui sont vachement bien, voire carrément super, depuis Batman begins et sa suite.

Un coup de maître de plus pour le papa de Kick Ass qui s’approche des étoiles.

2 Responses to “X-Men au commencement (2011), la genèse des super-héros est flamboyante !”


Minnie
2 novembre 2011 Répondre

Personnellement, je n’ai que moyennement apprécié ce film et pourtant j’adore Matthew Vaughn (grandiose Kick Ass vivement la suite qui j’espère sera tout aussi ultime). L’histoire elle-même est intéressante et sympa. Le fait également d’avoir respecté la jeunesse des protagonistes c’était bien appréciable tout comme le caméo de Hugh Jackman. Ce que je reproche à ce film ce sont ses effets spéciaux qui, venant de WETA quand même, m’ont passablement déçue et certains mutants sont à la limite du ridicules. J’espère juste que ce dernier ne prendra pas un coup de vieux comme les anciens X-Men. A voir en vo juste pour le plaisir d’entendre Michael Fassbender parler allemand et français. :o)

Didier_Lausanne
4 novembre 2011 Répondre

Je comprends ton avis et je suis d’accord avec toi pour les SFX et les mutants mais en même temps ce qui m’a plu c’est le côté drame et l’engagement politique. Certainement que si il avait eu un peu plus de temps ces petits bémols que tu cites n’auraient pas forcément existé. Vivement la suite de ce grand réalisateur en tt cas : )

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