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Miguel
Écrit par
blogueur
23 janvier 2012 |  0 like   |  12 vues

VOUS AIMEZ DONC LE CINEMA MUET? (un grand merci à Jean Dujardin).

Le succès populaire du film « The Artist » est des plus surprenants, comment à l’ère du virtuel,  de la 3D et des cascades les plus spectaculaires un film en noir et blanc et qui plus est MUET peut il passionner les foules?

Cela me laisse totalement perplexe, ou alors, je dois me rendre à l’évidence que le  pouvoir de persuasion de Jean Dujardin peut faire des miracles.

Je sais pas, mais le public de « Brice de Nice » et de « Un Gars et une Fille » ne lit pas Les cahiers du Cinéma, il ne fréquente guère les ciné-clubs diffusant des cycles Carl Theodor Dreyer, que je sache…

Certes, je ne résume pas Jean Dujardin aux comédies évoquées plus haut, je sais bien qu’entre-temps il y a eu l’humour noir du « Bruit des Glaçons » de Bertrand Blier » et le contre emploi de « 99 Francs » (Frédéric Beigbeder).

D’ailleurs je considère l’acteur français comme le meilleur de sa génération. Tout simplement!

Enfin, tant mieux d’où cet article qui me donne l’occasion de vous proposer de voir (ou revoir) des chefs d’oeuvres incontournables du Muet:

 

« Metropolis » de Fritzt Lang(1927).

C’est le premier film de science fiction de l’histoire (si l’on excepte « Le Voyage sur la Lune » de Méliès).

Préfigurant l’arrivée des totalitarismes en Europe.

Le moule de tous les films SF à venir, que ce soit « Blade Runner », « Star Wars ».

 

« Le Cuirassé Potemkine » (1922) de S.M. Eisenstein.

Totalement en phase avec la Révolution Russe.

Pour sa scène de la poussette dévalant les escaliers, citée par Brian De Palma dans « Les Incorruptibles » et deux fois par Woody Allen « Guerre et Paix » et « Bananas ».

On sait d’ailleurs la grande influence des cinéastes russes sur l’expressionnisme allemand en terme de montage et de cadrage.

 

« Le Kid »(1921) de et avec le clochard céleste Charlie Chaplin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le Mecano de la General », Buster Keaton, autre figure du burlesque, réalise et joue dans ce film aux cascades spectaculaires pour l’époque, avec des vrais accidents de trains!

 

« Nosferatu le vampire » (1922) de F.W.  Murnau, naissance du vampire au cinéma. A près d’un siècle de distance, toujours aussi glaçant .

 

 

 

 

 

« Le Cabinet du docteur Caligari »(1920) de Robert  Wiene, pour ses décors peints et sa lumière expressionniste.

 

« Un Chien Andalou »(1928) de Luis Bunuel, film surréaliste dont le scénario basé sur des rêves est co-écrit avec Salavador Dali.

David Lynch  et son « Eraserhead » ne sont pas loin. La scène symbolique de l’oeil tranché marque à tout jamais*. Une des plus belles scènes « gore » du cinéma.

 

CINEMA MUET UN AUTRE REGARD ET UNE AUTRE ECOUTE:

La forme muette des dialogues met l’accent sur l’expressivité dans le jeu des acteurs, restent les cartons qui pallient ce manque et donnent des indications de dialogue.

La musique d’accompagnement a un rôle primordial aussi.

*Il s’agit d’un oeil de boeuf.

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