Écrit par
blogueur
21 novembre 2010 |  0 like   |  0 vues

Trip In en live au D! Club


C’est dans un D! Club presque rempli que le groupe de rap romand avait décidé de fêter la sortie de son nouvel album, Tomber les masques, mercredi soir dernier. Il suffit de savoir que le groupe joue ses arrangements live (piano et/ou guitare, basse et batterie) pour, de prime abord, se réjouir de ce concert. Il est vrai qu’à mon immense regret, le rap et le hip hop nous habituent beaucoup trop souvent à des show absolument vides de tout intérêt, le rappeur scandant ses textes pendant qu’un DJ passe le disque. Autant écouter l’album à la maison sur un bon système de son. C’est plus confortable et on peut régler le volume ! Ainsi,Trip In fait partie de cette branche du hip hop qui a compris qu’un public se respecte et mérite des live de qualité, avec de vrais musiciens.

C’est donc avec enthousiasme que je me rends à ce concert et, dès les premières notes, celui-ci se confirme. En effet, les morceaux s’enchaînant, ce n’est pas tant à du rap qu’à une très bonne musique regorgeant de références que nous sommes exposés. Tantôt plutôt rock, tantôt plutôt chanson française, le groupe se joue des styles et cultive son éclectisme. Bien sûr, tous les éléments du hip hop sont réunis :

  • de très justes et optimistes textes rappés, mais aussi slammés, voire même chantés avec beaucoup de lyrisme par l’homme de front, Nadir Mokdad ;
  • de très belles harmonies toujours au service de la musique, brillamment grattées et pianotées par le compositeur et multi-instrumentiste du groupe, Maxime Steiner ;
  • des beats de batterie d’un groove contagieux, rehaussés de boucles rythmiques faisant sonner le tout comme une super production, réalisés de manière bluffante par la colonne vertébrale du groupe, Maxence Sibille  ;
  • un son de basse énorme et en totale phase avec le kick de la batterie, donnant le point d’ancrage à l’ensemble, accompli avec beaucoup d’aisance par le nouveau venu, Jacques Beaud ;
  • n’oublions pas non plus (ce qui est en général le cas) l’excellent travail de leur ingénieur du son, William Fournier, qui réussi à donner une parfaite cohésion au son du groupe.

Trip In aime ainsi à transcender les styles pour proposer un live haut en couleur et en émotion, qui fera vibrer aussi bien l’amateur d’une prose habile que la fine oreille recherchant une musique soignée. C’est donc sur l’espoir de recroiser leur route, de préférence dans un festival de carrure internationale dont ils ont sans conteste le potentiel, que se termine cette belle soirée métissée. Et encore une fois, c’est véritablement joué live que la musique, quelle qu’elle soit, exprime toute sa force !

À écouter :

Trip In – Tomber les masques

Infos :

www.tripin.ch

Leave a Comment