Miguel
Écrit par
blogueur
23 février 2016 |  0 like   |  17 vues

« Tale of Tales » Italie. 2015, de Matteo Garrone avec Salma Hayek, Vincent Cassel, 12 ans.

Contes des contes Hayek

 

On connait le réalisateur Matteo Garrone pour son « Gomorra »(2008), ou plus récemment « Reality » (2012). Avec « Tale of Tales », ou si vous préférez « Le Conte des Contes », pour le titre français, cinéaste  italien a travaillé librement sur la base de trois récits napolitains de l’écrivain populaire Giambattista Basile(1566/1632) sélectionnés parmi la cinquantaine  en constituant le recueil complet.

En lisant ces textes et en les comparant à ceux des frères Grimm on constate une similitude flagrante, la gouaille napolitaine en moins pour les seconds.

Ce qui relie les trois récits entre eux c’est qu’il s’agit de rois, de royaumes et de princesses et des histoires fascinantes qui leur arrivent.

Dans le deuxième récit le roi Rocaforte (Vincent Cassel) grand coureur de jupons devant l’éternel, tombe amoureux d’une voix venant d’une fenêtre du village. Il ne sait pas que cette voix est celle d’une vieille mégère accompagnée par sa sœur…

Dans le 1er une reine stérile ira jusqu’à manger le cœur d’un monstre marin, enfantant des jumeaux auxquels elle interdira de se côtoyer, interdiction que-bien entendu-ceux-ci s’empresseront de ne pas respecter.

Dans le troisième récit, le roi d’Altamonte (Toby Jones) est à ce point absorbé à domestiquer et veiller au soin d’une puce, qu’il en oublie toutes ses obligations de monarche, entre temps le parasite devient énorme comme un gros mouton. Au chapitre de la mort, la puce aura même droit aux soins  du médecin personnel du roi.

Mais il y a pire encore, par un enchainement de circonstances, le roi donne sa fille en mariage à un ogre. Ce qui donne lieu à une scène d’anthologie des plus spectaculaires dans laquelle la princesse Violet(Bebe Cave) va tenter d’échapper à l’ogre(Guillaume Delaunay)par tous les moyens, aidée par des forains.

Matteo Garrone traite son sujet dans un esprit épique « heroic fantasy »à la « Hobbit », le budget conséquent se voit à l’écran, ça en jette!

Pour terminer, les bonus sont assez dispensables, interviews promotionnelles, le film se suffisant à lui même, allez donc voir plutôt du côté de Giambattista Basile, l’auteur original.

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