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blogueur
11 sept. 2011 |  0 like   |  1 vues

Source Code (2011) +12 ans, la science-fiction dans toute sa splendeur!

A la question « Duncan Jones, fils de David Bowie, est-il aussi barré que son père ? », on pourrait, sans hésitation, répondre avec un grand sourire par « OH QUE OUI ! » quand on découvre ses deux premières réalisations. Mais forcément, lui, œuvre dans un autre domaine artistique que son dieu de papa, et c’est tant mieux pour nous autres cinéphiles car il a du potentiel, le môme à Ziggy ! S’il y a une certitude, c’est que dans la famille, le talent s’accorde avec grâce à la folie car après la vision de ce Source Code, qui vient confirmer tout le bien que l’on pensait de ce jeune réalisateur, on attend avec encore plus d’impatience son futur bébé !

Poursuivant sur les mêmes thématiques (l’humain pion qui n’a que le rêve comme véritable pouvoir de décision) que son premier film le passionnant, hypnotique et intimiste Moon, il accouche, et les fans vont apprécier, d’un nouvel OFNI dont il a le secret. Toujours autant intrigant et à nouveau dans le domaine de la science-fiction, c’est cette fois-ci avec un thriller pas comme les autres qu’il revient.
Résumer le métrage serait selon moi une erreur, tant l’immersion se fait naturellement avec le personnage principal dès les premières secondes. La vision brute du film met ainsi tous nos sens en éveil afin de découvrir ce qui se passe derrière tout ça : les enjeux et l’intrigue dont les éléments de réponse nous sont disséminés avec bonheur tout au long de l’histoire. On est plongé, comme le personnage principal (génial Jake Gyllenhaal qui jouait aux aventuriers du talent perdu dans la misérable adaptation de Prince of Persia), dans un métrage rappelant sans mal le cinéma de Christopher Nolan. Il renvoie ainsi directement à Memento ou Inception pour l’amnésie du personnage principal et une course contre la montre de tous les instants.
Brouillant les pistes sans arrêt, tel un puzzle tridimensionnel dans lequel on nous révélerait des bribes de vérité sur chacune des faces tout en préservant l’énorme intrigue que cache le reste, il est fait de telle manière que le plaisir qui s’en dégage vous scotchera sans peine dans votre siège sans temps morts. Une vraie petite perle qui, s’il ne révolutionne en rien le cinéma actuel, sait jouer avec les codes pour embarquer le spectateur dans un voyage qui le forcera à se poser un tas de questions tout en proposant un cinéma addictif et intelligent. Alors, Duncan, tu nous remets ça quand ?!

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