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15 octobre 2012 |  0 like   |  159 vues

SANCTUM : Décalé/Dérangé – une semaine/un manga, avec Couleur 3

Chaque lundi, aux alentours de 16h30, votre humble serviteur Florian de la Fnac, chronique un manga de son goût: une découverte, un classique ou une curiosité.

Et ce mois-ci, une nouveauté : des catégories ! On continue avec Décalé/Dérangé, une section où il sera question d’un manga qui se fixe peu de limite et qui ose explorer des genres en apparence connus (Horreur, Thriller, Science-Fiction, etc. ), mais complétement différents et novateurs, car traités à la japonaise. Mots d’ordre : extrême et fascinant !

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Cette semaine dans Décalé/Dérangé : SANCTUM de Boichi et de Masao Yajima, chez Glénat.

Pour une fois, je ne vous propose pas une série qui débute, mais une qui se termine. Encore tout chaud, le volume cinq de Sanctum clôt superbement cette série ésotérique, à couper le souffle.

Seule survivante de l’accident qui a tué toute sa famille, Luna a sept ans lorsque le démon biblique Abraxas rentre en contact avec elle et lui annonce sa destinée : incarner Dieu et détruire l’humanité. Prise dans une guerre sainte secrète entre catholiques et gnostiques, Luna va devoir mener seule un combat qui redéfinira l’avenir. Mais plus le récit avance et plus les chances qu’elle devienne l’Antéchrist sont fortes…

Sanctum est clairement un manga grandiose, au sens propre du terme. Tout d’abord on a un scénario large et dense de symbolisme, grâce mythes gnostiques, bibliques et ésotériques, dans lesquels il puise fidèlement. L’aspect religieux remet en cause toutes les bases de nos sociétés et joue avec des forces spirituelles et divines. On se sent du coup tout petit et on se laisse complètement embarqué et déstabilisé! On n’est plus sûr de rien et on sent que, quel qu’elle soit, l’issue du récit sera sûrement un renouveau pour l’espèce humaine, mais dans quel sens ? De plus, Glénat a eu la bonne idée de mettre des encarts en fin de chaque volume pour aborder et expliquer les notions développées dans le récit : gnosticisme, Abraxas, l’Antéchrist ou encore l’Anima Mundi.

L’autre claque est  visuelle. Le graphisme de Boichi, déjà auteur du violent Sun-Ken Rock, est tout simplement sidérant de détail et de mise en scène. Il utilise la page à outrance, ne se limite à aucun cadre et joue avec les pleines pages. On a l’impression d’être devant le plus gros block-buster de l’Histoire, tellement Sanctum est un spectacle complet et prenant du début à la fin. Des séquences entières sont sans dialogues, mais nous offre des images splendides et à couper le souffle.

Manga de tous les superlatifs, Sanctum est une plongée sidérante et intense dans un univers ésotérique au visuel sublime et impressionnant. Une énorme claque, à tous les niveaux !

 

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