Écrit par
blogueur
23 juillet 2012 |  0 like   |  10 vues

Rises J-2. Batman Begins (2005). La renaissance d’un mythe n’a jamais été aussi jouissive !

Comme un bon nombre d’entre vous doivent déjà le savoir, il ne reste que deux jours avant la sortie du très attendu The Dark Knight Rises, ultime volet de la trilogie cinématographique de Christopher Nolan mettant en scène le héros le plus sombre et le plus torturé de l’univers DC. A cette occasion, nous vous proposons un compte-à-rebours original et motivant sous forme de rétrospective BDphilique et cinéphilique.  Chaque jour, Florian et Didier vous feront découvrir (ou redécouvrir) un comic-book et un film qui ont marqué et influencé le vaste univers de Batman.

Ça tombe bien car sept long métrages existent dans l’univers magique du 7ème art. Et pendant que Florian vous parle de Un long Halloween en comic-book, je vous propose tout de suite de découvrir mon point de vue sur….

Batman Begins – 2005

Au même titre que pour Forever et le début de la descente aux enfers de la licence, qui pouvait prévoir un nouvel épisode si intense, poignant et bien emballé ? Pour ma part, la joie était mêlée à la peur en me rendant à l’avant-première du film, plus d’un mois avant sa sortie (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…). D’ailleurs, j’ai refusé de voir la moindre image du métrage avant de le visionner, afin de le découvrir de la manière la plus brute possible, mais aussi histoire de ne pas me faire une fausse idée des intentions du réalisateur (comme c’est trop souvent le cas dans ces quelques minutes de promotion des films). Et, bien m’en a pris car la claque n’en fut que meilleure, découvrant un métrage ultra mature, intimiste, dans lequel on ressent tout le poids de la culpabilité pesant sur les épaules de Bruce Wayne. Ses démons présents dans chacune de ses respirations deviennent aussi les nôtres, nous faisant comprendre son mal de vivre, son agonie en tant qu’humain détruit et traumatisé par son enfance. Mais on comprend surtout via tous ses côtés très sombres que c’est un homme dont la volonté et l’envie vont lui permettre de surpasser et dompter ses peurs afin de se dépasser et ainsi accéder à sa vision de la justice. Celle qui redonnerait à la ville de Gotham ses lettres de noblesse et lui permettrait un avenir plus serein, dans lequel il ferait bon vivre, à l’abri de la haine et de la corruption. Autant dire que pour y arriver l’entreprise sera longue et périlleuse ! Et c’est là que la Nolan’s touch intervient, mûrissant dès le départ des aventures aux intentions longues et épiques, prévues sur trois épisodes qui devraient remettre en place la chauve-souris dans le cœur de tous les cinéphiles du monde.

Dès lors, les risques pris par le réalisateur comme celui de ne montrer l’homme masqué qu’après 50 min de film, ont été payant au centuple tant l’investissement émotionnel du spectateur – vibrant tout au long du rythme des lignes du scénario – , fit de cette relecture un événement artistique incontournable. Et pour cause, grâce à un casting douze étoiles dans lequel chacun des acteurs est, dirait-on, carrément né pour son personnage, donnant le meilleur et faisant corps avec. Un autre élément important vient du fait que de Michael Caine, impérial et grandissime en Alfred, à Christian Bale (le gars déguisé) tous les acteurs sont traités avec un respect d’orfèvre comme des figures indissociables de l’univers. De plus le bouquet d’acteurs présents dans cette relecture est à pleurer et caressera dans le sens du poil de nombreux amoureux du 7ème art : Ken Watanabe, Rutger Hauer, Morgan Freeman, Gary Oldman, Liam Neeson, Cilian Murphy, Rade Serbedzija (nice coat !), Tom Wilkinson mais aussi Jack Gleeson (l’affreux Joffrey Barretheon de Game of thrones !) et Katie Holmes (pour mon propre bonheur). Ceci associé à une musique réinventée par Hans Zimmer dont le souffle magique atteint les très hautes strates de celle initiée par Danny Elfman en 1989 sur le premier film de Burton. Ainsi tous ces éléments ajoutent à la superbe du film, lui confère aussi une classe survolant de bien haut toute concurrence possible, et nous permettent un attachement viscéral à cet homme torturé  et perdu, ne reculant jamais et bravant tous les dangers afin de découvrir la face sombre de son monde.

Bref, pour moi c’est l’épisode de tous les superlatifs, le plus réussi et le plus jouissif, tout en étant le plus humble.

En un seul mot : ULTIME !!!!

Leave a Comment