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blogueur
24 juin 2012 |  0 like   |  12 vues

Red State (+16ans) 2011. Un gourou et des fidèles qui devraient se faire cramer dans un chalet plutôt que de faire rien qu’à embêter les autres !

Bon, après m’être fait 3 bonnes grosses bouses dont mes jolis « coups de pieds » sont à voir ICI, pour expier tant de déception, je vais vous parler d’un film extrême avec, ça tombe bien, des extrémistes !
Venu tout droit des Etats-Unis, et plus particulièrement du festival de Sundance, c’est tout d’abord un énorme Buzz qui a lancé l’intérêt international pour ce métrage. Il faut dire que Tarantino l’a tellement aimé qu’il  le crie, comme à son habitude quand il est content, sur tous les toits ! De plus, il faut savoir que c’est Kevin Smith, geek jusqu’à la moelle et réalisateur connu pour son amour des comics et de la comédie, qui est derrière ce projet… un contre-emploi plus que total pour un Monsieur dont la filmographie est baignée par l’envie de défendre les causes des mal-aimés tout en proposant des films addictifs (vivent Clerks et ses deux personnages fétiches Jay and Silent Bob !). Ici, c’est effectivement d’extrémistes dont on va parler et plus particulièrement ceux de l’église Five Points Trinity Church engagée dans une croisade sanglante contre l’homosexualité !
Autant vous le dire le plus vite possible, dans cette critique, c’est un film assez moche, réellement pétrifiant, pouvant être comparé à un cauchemar éveillé pour nos amis défenseurs du drapeau arc-en-ciel…
Alors, on se dit comme ça : ça flaire bon le métrage d’horreur traumatisant à souhait dont l’objectif est simplement de nous faire peur… mais, après la vision, on penche plus vers le thriller socialement engagé vous retournant dans tous les sens pour encore mieux vous faire recracher la pilule. Car, si ces gens ont l’air tout, sauf humains, c’est d’une histoire vraie dont est tirée le métrage! Un jour, le réalisateur a vu un reportage avec un certain Fred Phelps, leader de l’Eglise Baptiste de Westboro, suivi par ses fidèles dans des manifestations anti-homosexuels même durant les enterrements de ceux-ci !!! Un gaillard avec une bonne tête, ressemblant à son grand-père, mais avec des mots renvoyant directement à Hitler, voire pires ! Le moins que l’on puisse dire est qu’on n’aimerait pas les croiser dans nos alpages, ces fous furieux ! Réalisée pour 4 petits millions de dollars, la totalité du compte en banque de Kevin Smith, revenant par là-même au cinéma indépendant, cette histoire est l’un de ces moments dont on aimerait qu’il soit purement fictif car tellement immoral. Mais non, il faut bien s’avouer certains côtés ignobles de notre société actuelle et de ceux qui la peuplent. Durant cette aventure cruelle, la tension va se faire de plus en plus malsaine, faisant grimper notre haine envers ces fous jusqu’à la bêtise de réagir comme eux en voulant leur destruction pure et simple plutôt qu’un dialogue couplé à l’emprisonnement. D’ailleurs, une des forces du tout sont les discussions qui, comme d’habitude dans les films de Smith, sont en béton armé, son talent de dialoguiste n’étant plus à prouver (mention spéciale à Michael Parks incarnant le prêtre, dans un rôle carrément démoniaque !). Ce n’est pas tout car de folles scènes de gun fight sont au programme, avec la classe de les monter en musique off, pour un plus grand impact des balles et des explosions !!
Un film unique, profond et engagé comme rarement, qui vous fera vivre un moment fort et intense – reculant les limites de la bêtise humaine -. A découvrir de toute urgence !!!
Un petit tour par les bonus, intéressants vu que Smith a porté son bébé du début jusqu’à la fin, aussi bien au niveau de la production que de l’écriture ou la réalisation. Une mine d’or d’informations sur moult aspects du film nous faisant comprendre certaines mécaniques et quelques rouages du système hollywoodien affreusement rouillé. Ca tombe bien car cette mine est vraiment passionnante et je vous incite à y faire un tour ! Pour finir, vu que c’est une mini production n’ayant absolument pas fait appel à des Majors pour la financer, je vous incite plus que jamais à vous procurer cette pépite par des distributions légales comme le DVD /BR ou la VOD. Sinon, vous pourrez définitivement dire adieu à ces gens pleins de bonne volonté et de coeur ayant le cinéma dans la peau et vous proposant les films les motivants qui soient. Vous pourrez aussi vous préparer à bouffer du Narnia et du Plus belle la vie à toutes les sauces… pour les cent mille ans qui viennent ! Moche si l’on ne fait rien, n’est-il pas ?

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