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10 octobre 2011 |  0 like   |  12 vues

Pour ou contre? Le nouveau Björk dans les bacs – concours

« POUR » ou « CONTRE » le nouvel album de Björk? A la suite de la lecture de cet article consacré à la sortie du nouveau Björk, vous avez la possibilité de donner votre opinion (poster un commentaire), car votre opinion compte pour nous. Les 5 commentaires les plus pertinants serons récompensés, à gagner, le nouvel album de Björk en version Deluxe. Nos bloggeurs ont, eux, d’ores et déjà fait leur choix!

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POUR:

Björk revient avec un nouvel album 100% bio… enfin, un album humblement nommé « Biophilia ». Album qui parle d’écologie, de réflexions sur le monde, de biologie, j’en passe et des meilleures. Album également conceptuel jusque dans sa façon d’être promu, réalisé et dégusté. Mêlant Apps, vidéos, jeux et musique, Björk s’ouvre et porte un projet bien plus ambitieux que d’habitude. Pour ma part, je vais m’en tenir à la version audio disponible en galette plastique chez tous les bons disquaires, dont la Fnac.

Björk nous rejoint donc sur « Biophilia » un peu là où elle nous avait laissé avec « Vespertine »… la preuve en est sur cette ouverture de “Moon”, morceau basé principalement sur des cordes (guitares et harpes)… On a d’abord un plaisir fou à retrouver la folie et le talent de l’islandaise. Après 4 ans d’absence, sa voix commençait cruellement à nous manquer. Une voix posée, fragile, décalée et caractérielle. Une voix faisant partie intégrante de sa musique et utilisée comme instrument à part entière.

Comme sur chaque album, quelques titres sortent du lot, tel « Crystalline », commençant avec des cliquetis de verre sur un beat singulier et se finissant sur un set drill’n’bass… magnifique ! « Cosmogony » quoique plus éthéré mais très réussi. Ou encore « Virus », véritable ode au bien-être musical tant ses sons et la voix de Björk y sont reposants. S’ensuit « Mutual Core » sorte de trait d’union de deux de ses précédentes productions: « Oceania »  (Medùlla) et « Innocence » (Volta). Puissant, captivant et magistral ! Et « Natura », qui aurait pu être un très bon premier morceau s’il n’avait pas été bon dernier dans la version collector de l’album… Les autres titres, comme sur la plupart des albums de l’islandaise, pourraient sembler être du pur remplissage. Certes écoutables et attrayants, mais pas renversants non plus. Mais on lui pardonne facilement, tant ses productions sont finement réalisées, travaillées, sincères, avant-gardistes et…

…  et finalement l’univers de Björk reste sa marque de fabrique : aérien, barré, onirique et difficile à s’approprier. On écoute Björk aussi pour cela, c’est une musique cérébrale, qui parle à l’esprit autant qu’aux oreilles. L’absence de cet aspect sonnerait comme toute la soupe entendue et distillée par la plupart des radios dites « commerciales ». C’est un effort à faire, un effort d’ailleurs souvent récompensé avec Björk. Il l’est une fois de plus avec ce nouvel album.

– POUR : pour son inventivité, le plaisir de l’écouter à nouveau, pour les morceaux cités, pour le côté « verspertinien » tant (de part son impressionnante et dense discographie) il est celui le plus proche. (« Vespertine » restant pour moi le plus cohérent et meilleur album réalisé par cette artiste hors du commun !)

Sébastien Blanc

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CONTRE:

Mégalo et méga lourd. Dans la musique, les exemples de suffisance sont légion. Quand ce n’est pas U2 qui maquille ses pannes derrière des tournées à gros budget, c’est Sting qui s’entoure d’orchestres symphoniques surpeuplés (et sous payés?) pour tenter de redorer son répertoire dépassé, sans oublier Damon Albarn (Gorillaz) qui gâche un peu sa marque de fabrique en composant à l’aide d’un… Iphone. On y reviendra. Mais d’abord, à l’heure de son neuvième album, Bjork semble un peu perdu et « Biophilia » ne déroge pas à la règle de l’ovni plus facile à oublier qu’à écouter.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’islandaise ne nous a pas vraiment manqué. Combien d’entre-vous se sont passés son précédent album en boucle depuis quatre ans? Haut les mains! Le dernier hold-up en date se nommait Volta (en 2007) et passait déjà pour un essai raté, prétexte désespéré à une tournée européenne, histoire de ne pas se faire oublier. Depuis, Bjork s’est fait griller la politesse par un volcan emmerdant, du sol au plafond – ceci dit, le blocus du trafic aérien n’a pas aidé à redorer l’image de l’Islande, pays en crise pour lequel la chanteuse s’est donée corps et âme. Au delà de ça, celle qui se considère comme une « vieille punk » – mouvement délibérément sauvage et animal, revendiquant une simplicité primaire ou un nihilisme provocateur, on a du mal à voir la filiation comme une évidence – va voir son projet « Biophilia » se dégonfler comme une baudruche. Passant d’une idée d’école/musée de musique à un film en 3D, soit d’une aberration à une absurdité, Bjork a vu moult portes se refermer (légitimement?) devant elle. Jetée par National Geographic, l’islandaise s’est tournée vers Apple. Pêché d’orgueil?

En collant une application à chacun des 13 titres, aussi anecdotiques soient-ils, Bjork a fait une première grave erreur, rattrapée de justesse le jour (3 août 2011) où elle lança sur son site internet un appel aux hacking, à la piraterie partageuse. Le but? Que tout le monde se souvienne d’elle en l’aidant à rentabiliser sa folie des grandeurs. Accuser Bjork d’avoir poussé un peu plus vite Steve Jobs dans sa tombe serait morbide, mais nul doute que le leader d’Apple n’a pas dû apprécier que madame fasse mumuse avec la grosse pomme.

Peut-on appeler ça un pas en avant? La balance ne penche pas forcément du bon côté. Alors oui, comme sur chacun de ses albums depuis 10-12 ans, il y a au maximum 3 bonnes chansons (aspect visionnaire de la star en vue d’un best-of?). Mais ce n’est pas suffisant. Ici, le meilleur titre se nomme « Virus ». Un hasard? « Mutual core » ou « Sacrifice » sortent également du lot mais le reste vole moins haut que les ambitions de son auteur. Bien sûr, la mauvaise fois poussera certains à dire que l’étincelle naîtra au bout de la vingtième écoute, moi je leur répondrai que les plus grands truands ne sont pas ceux que l’on croit. Finalement, la plus polaire des scandinaves joue une nouvelle fois en fonds de cours et nous aura peut-être à l’usure.

Gyslain Lancement, Fribourg

.Alors, « Pour » ou « contre » ? Soyez créatifs et argumentez ! Les commentaires avec « ouais, bof, j’aime pas » ou au contraire « Super ! » ou « Up » ne seront pas récompensés.

Règlement: Jeu gratuit sans obligation d’achat, les gagnants seront contactés par adresse e-mail. Délibération le vendredi 11 novembre.

4 Responses to “Pour ou contre? Le nouveau Björk dans les bacs – concours”


VILLENEUVE
10 octobre 2011 Répondre

POUR !!!

Biophilia est le parfait successeur de Vespertine.

Moon et Solstice sont peut-être même sa plus belle doublette-fermeture de ses différents albums. Sa voix est posée et fragile comme jamais et la musique minimaliste totalement envoutante.

Elle réussit l’exploit de faire la jonction entre ce son que certain s’amuseront à définir comme « Appleisé » et ces sonorités nettement plus organiques.

L’album est mouvant, apaisé (les 2 titres déjà cités et le magnifique Virus qui procure les mêmes émotions que le fabuleux Cocoon de Vespertine) puis survitaminé (Crystalline, sacrifice, mutual core).

Avoir le luxe de mettre la bombe atomique tribale « Natura » dans la version Deluxe donc presque en face B montre l’incroyable ressource de l’artiste Bjork qui aura toujours ce petit temps d’avance sur son temps.

En définitive… Bjork = artiste totale et inspirée.

biodegradable
10 octobre 2011 Répondre

CONTRE !!!

1993 : debut. J’ai écouté cet album pendant 1 mois non-stop. Une révélation. La musique le style la voix le personnage tout etait parfait.

1995 : POST. Une explosions de sons nouveau. Un album jouissif.

1997 : HOMOGENIC. Le top du top. Maitrise total des sons, des arrangement, et de la voix. 20/20

2001 : VESPERTINE. orchestre symphonique, chorale, sons electronique, et une bjork au top. Durant les lives un titre inedit annonçant le prochain album est lancé : where is the line with you. titre techno voir hardcore laissant penser a un homogenic puissance 10…

2004 : MEDULLA. bye bye les sons electro et les instruments.Ne reste que les voix.Alors certe un album avec la voix de bjork c’est super…mais le resultat est plat,fade, seul quelques titres sont bons. Grosse déception. ( mention spécial pour ancestor)

2007 : VOLTA. Bjork a compris son erreur avec medulla et revient a un style plus audible? possible. Un album super avec des tubes.La magie reprend.Bjork est de nouveau en place.

2011 : BIOPHILIA. La rechute.Un album scientifique qui explore l’univers bla bla bla. Au finale on se retrouve avec une chorale pas génial,des clochettes!!!,des harpes,un rayon electrique tesla aussi energique que l’électro-encéphalogramme d’un animal mort et pour enfoncer le clou : un ORGUE. orgue d’eglise ou de fete foraine c’est au choix.
Bref un decalage enorme entre le concept de l’album et le résultat sur le cd.
L’album est plat , trop depouillé , il y a litteralement des vides sonores sur certain titres.
Bjork a elle meme repoussée la sortie de l’album pour rajouter des sons sur certain titres. De toute evidance se sont les passages drum and bass!!! qui ont etaient rajouter pour sauver les meubles.

Pour moi biophilia est un album hyper bancal , pretentieux , voir elitiste (ipad/iphone).
Bjork fait de la musique qu’elle aime. Mais pour elle uniquement.
Le titre qui resume biophilia pour moi c’est Dark Matter : 3’25 d’ennuis.
Et dire qu’elle vas faire des concerts pendant 3 ans et qu’il y a un risque pour qu’elle sorte de nouveau titres.
Bjork s’enfonce et elle creuse encore…

Patrick
17 octobre 2011 Répondre

CONTRE:

Bon, je ne vais pas passer par quatre chemins, j’irai droit au but…etc
Je suis fan de Björk depuis la première heure, des Sugarcubes aux bombes présentes dans tous les albums jusqu’à « Vespertine »… couac, c’est là que le bât blesse. Depuis Vespertine, qui était sans doute le plus abouti des albums (avec Homogenic) eh bien j’ai beau chercher, je ne trouve pas, je n’accroche pas, je n’accroche plus, je fouine, je réécoute, je me dis que je n’étais pas dans un bon jour pour écouter, je recommence, mais non, pas moyen… il n’y a plus la qualité électronique qui montait crescendo depuis « Post », il n’y a plus cette voix à faire pâlir les meilleures chanteuses. Ce timbre empli d’une émotion qui vous fouette sans même y prêter attention, celui qui vous fait deviner l’expression du visage de l’artiste sans même avoir les images, celui qui vous met des frissons dans le dos, le tout accompagné d’arrangements à pleurer. Oui, les arrangements, je crois que c’est là qu’est la principale lacune depuis 10 ans. Pu…. dix ans !!! Volonté de Björk elle-même ? Choix guidé par d’autres se reposant sur leurs lauriers ? Je ne sais pas mais force est de constater que tous les albums jusqu’à « Vespertine » pouvaient se narguer d’un savant mélange de tubes et de morceaux plus « expérimentaux » pour guider doucement mais sûrement le public à sa cause. Quand l’expérimental est bien dosé, plutôt à la portée de tout mélomane amateur, c’est bien. Mais quand on n’a l’impression d’être un cobaye et que le but de l’album est de chercher l’intérêt, ça va un peu trop loin… La musique n’a t elle pas été inventée pour procurer du plaisir avant tout ? C’est en tout cas ma vision de la chose et je trouve que Björk s’est embarquée dans une spirale électro-acoustico-soporifique où je n’arrive même pas à imaginer le plaisir qu’elle puisse y prendre elle-même. J’irai même jusqu’à dire qu’il est plus facile de créer tout et n’importe quoi sous le couvert de l’expérimental, un peu comme l’art contemporain qui est à 80% composé d’imposteurs de l’art, que de faire du « classique » mais dans les règles de l’art. Oui, tous les arts requièrent certaines règles, bases, travaux et depuis 10 ans, Björk ne les respectent plus, s’éloignant ainsi, petit à petit de son public qu’elle avait pourtant gagné, conquis en 25 ans. Pitié Björk, un nouvel album, vite, avec des couplets, des refrains, des tremolos, des intros, des breaks !!!!!!!!!!!!!!!!
Je crois que c’est foutu hélas. Seule consolation, une pochette magnifique, comme d’habitude… j’aurai préféré l’inverse…

ALex
27 octobre 2011 Répondre

Björk c’est la référence en matière de musique électronique depuis près de 20 ans. La légende est déjà écrite et personne ne la conteste. Mais là il faut dire que depuis Vespertine, même ses fans des débuts ont de la peine avec les morceaux récents. Le génie qui habitait ses premières productions a disparu ou alors il est très discret. Où peut-être avons nous vieilli et que nous sommes devenus insensibles à cette artiste unique qui a toujours eu une longueur d’avance. Avons nous rejoints le troupeau des vieux qui ne comprennent rien à la musique des jeunes. Possible, mais même en n’écartant pas cette perspective, il est difficile de s’enthousiasmer vraiment pour ce nouvel album.

Bio c’est bien, sans matière grasses c’est encore mieux.

En définitive : contre.

Alex

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