Écrit par
blogueur
22 octobre 2013 |  0 like   |  8 vues

Only God Forgive (2013) +16 ans. Une rédemption au goût de descente en enfer !

Cette semaine, on range la douceur des blockbusters d’été et on sort le cinéma qui fait trembler !

Effectivement car à part le tout pourri Very bad trip 3 (des goûts et des couleurs…) , on a le choix des armes ! Avec plusieurs excellents métrages comme le thriller terriblement efficace, crochant et tendu comme un string The Call de Brad Anderson avec Halle Berry. Mais aussi le très expérimental et ultra glauque Berberian sound studio, bande horrifique visuellement aussi douce qu’un épisode de Pingu mais dont la piste sonore aura des chances de vous laisser de bonnes sensations traumatisantes encore jamais vues et surtout jamais entendues !

only_god_forgives___wallpaper_by_camw1n-d60dmc1

Mais pour moi, le film dont il fallait parler absolument, c’est la nouvelle collaboration du duo réalisateur/acteur Nicolas Winding Refn / Ryan Gosling après le chef d’œuvre lunaire que fut Drive.

Ici il est question de Julien, trafiquant d’héroïne en Thaïlande qui va devoir, sur ordre de sa génitrice, partir en quête de vengeance après le meurtre de son frère… qui, ceci dit en passant, l’avait bien mérité puisqu’il a violé et tué une jeune fille de 14 ans…

Donc un max d’amour à revendre pour tous dans ce film dont je vais vous parler maintenant !

Only-God-Forgives-Character-Poster-Ryan-Goslingtumblr_mmd9kj9dou1qzdglao1_1280

Alors la question qui est sur toutes les lèvres c’est : « A-t-on un peu l’impression de se retrouver face à une suite de Drive justement ? »C’est probablement ce que le public attendait et on peut, à partir de cela, comprendre sa déception notamment lors de la projection à Cannes durant laquelle une partie des spectateurs est partie et qui s’est soldée par autant d’applaudissements que de sifflements. Alors, si la mise en scène pure renvoie directement à son précédent effort, le réalisateur a eu envie, cette fois-ci, de montrer un homme puissant assailli par les doutes et à la recherche de réponses divines, d’un chemin religieux. On ne parle donc plus ici de métamorphose mais de quête identitaire. C’est vrai qu’on pourrait aisément rapprocher Drive de Only God par bien des aspects : de la musique, aux plans ralentis distillant une atmosphère mystique, en passant par d’éprouvantes scènes de violence exacerbée, nous rappelant constamment que la fébrile limite qui sépare la sérénité de l’explosion chez ses personnages n’est qu’une transcription de l’état d’esprit humain dans toute sa grandeur et sa réalité. Mais la coolitude internationalement reconnue du premier fait place à une ambiance poisseuse, grave et sans espoir. Si certains coups d’éclat sont d’une froideur viscérale à en régurgiter nos trois dernières semaines d’alimentation, ils seront quasiment nécessaires à la démarche de montée en puissance de l’histoire, insistant de manière métaphorique sur les capacités divines d’un protagoniste en particulier : l’ange de la vengeance…!

Bref, un film que l’on ressent et que l’on contemple plus que l’on suit et regarde et qui, à l’image de son personnage principal, sans être bavard, vous laissera une trace indélébile de coups pour peu que vous lui tendiez la joue…

only-god-forgives-5

Maintenant vous hésitez entre le DVD et le Blu-Ray ?
Une fois encore le metteur en scène nous prouve sa maîtrise absolue du média et fait du disque haute définition un objet de culte pour les amoureux de l’image et du son. Sans oublier quelques bonus fort instructifs à visionner pour se prendre une dernière mandale avant d’aller dormir définitivement !

One Response to “Only God Forgive (2013) +16 ans. Une rédemption au goût de descente en enfer !”


Miguel_Rive Miguel_Rive
28 octobre 2013 Répondre

D’abord ce qui m’a plu dans « Only God forgives »: cette qualité de contraste dans le traitement de l’image entre néons nocturnes et crudité de la lumière du jour.
Les ambiances rêve éveillé qui ne sont pas sans évoquer David Lynch.
Il y a pourtant des longueurs.
Aussi, ce qui est dommage c’est de voir Ryan(que j’adore) faire « du Gossling », à la limite de l’auto-parodie, compte tenu des personnages de taille qui lui tiennent tête, sa mère(méconnaissable et époustouflante,Kristin Scott Thomas)et surtout l’implacable policier retraité(entre maniement du sabre et romantique karaoké).
Inégal, là où « Drive » relevait de la perfection de tempo et de ton, sur le fond et sur la forme. Quoi qu’il en soit, largement au dessus de la moyenne des productions actuelles.

Leave a Comment