Écrit par
blogueur
17 juin 2013 |  0 like   |  5 vues

Man of Steel J-2 : Superman Birthright

Parmi la dizaine de titres qui viennent d’être réédités chez Urban Comics, à l’occasion de la sortie du film Man of Steel le 19 juin, je vous propose une petite sélection de trois récits complets de Superman (un par jour), parfaite introduction au vaste univers du plus grand des super-héros.

Et nous commençons aujourd’hui  avec  Superman : Birthright, traduit par Superman : Les origines en français. Scénarisée par Mark Waid (Kingdom Come, avec Alex Ross) et dessinée par Leinil Francis Yu (Superior, avec Mark Millar), cette mini-série datant de 2003-2004 retrace comme son nom l’indique, les origines de Superman/Clark Kent.

A l’instar de Batman Year One, Superman : Birthright débute avec l’événement déclencheur, essentiel à la mythologie, qui fera d’un kryptonien adopté un super-héros au service du bien de l’humanité. Lara Lor-Van  et Jor-El, voyant leur planète se détruire, installe le jeune Kal-El dans une navette de sauvetage en direction de la Terre, une planète lointaine et assez insignifiante pour qu’il puisse y vivre en paix. Du moins, c’est ce qu’ils pensaient… Puis, nous sautons plusieurs dizaines d’années et arrivons en Afrique, où le jeune reporter Clark Kent couvre l’évolution d’un mouvement de résistance, qui s’indigne contre la dictature de leur pays. Au cours des événements, Clark va apprendre plusieurs leçons sur l’Homme, sur sa justice et sur son avenir. C’est après cette expérience révélatrice qu’il va décider de se mettre au service du Bien et de rendre la Terre plus pacifique. De sauver le monde, en somme.

Destinée aux néophytes comme aux connaisseurs, cette intrigue nous ramène aux motivations originelles de Superman et  nous les présentes dans leur forme la plus brute, en mode reportage et sans artifices. Nous ne sommes pas encore dans le domaine du fantasque, mais bien dans celui du réel. Toute la part du récit se déroulant en Afrique est criante de vérité et sûrement inspirée par des faits réels. La véracité des situations nous prend ainsi à la gorge et nous fait comprendre très efficacement la révolte et le sentiment d’injustice qui poussent Clark Kent à devenir Superman. Si nous avions les mêmes pouvoirs, ne ferions-nous pas la même chose ? Mark Waid commence donc par l’aspect humain de son héros, avant de nous immerger dans l’extraordinaire. Puisqu’on y suit également les premiers exploits hésitants, parfois ratés, de Superman. Les scènes dantesques s’enchaînent alors et Leinil Francis Yu nous offre tout son talent de  dessinateur. Notamment avec des pleines pages à couper le souffle et un travail remarquable sur les expressions des personnages. Ce qui est d’autant plus étonnant que le style de Yu est très géométrique et très épuré. Et bien-sûr, comme tout commencement de héros, il y aussi celui de son Némésis, ici Lex Luthor, qui nous est présenté, lui aussi, d’un point de vue humain et non manichéen. Lié à Superman/Clark Kent depuis son enfance, on découvre une dimension encore sous-exploitée (sauf peut-être dans la série TV Smallville) du personnage, volant parfois presque la vedette à Superman.

Avec un sens des nuances passionnant et un souci didactique de tout les instants, Superman : Birthright est une des meilleurs portes d’entrée pour ceux qui aimeraient découvrir Superman, ce super-héros souvent vu comme trop caricatural, mais possédant finalement plusieurs couches pas si évidentes que ça.

Demain : Superman : For Tomorrow, de Azzarello et Lee.

Leave a Comment