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31 octobre 2012 |  0 like   |  36 vues

Les Enfants du paradis en Blu-ray 10/10. Article rédigé pour le Daily Movie du mois de novembre 2012.

Un monument du 7ème art, est paru le 24 octobre en Blu-ray : un spectacle ahurissant dont la vision vous changera à jamais.
« C’est tellement simple l’amour »… Une phrase courte résumant si bien cette symphonie d’espérances, de jalousies, d’incompréhensions, de rêves de tendresse, de désarrois, d’acceptations et de regrets, blottis dans les bras du scénario de cette pièce majeure scindée en deux actes. Trois heures qui resteront à jamais gravés dans les mémoires du cinéma mondial, grâce notamment à sa sincérité ainsi que sa poésie, qui auront touché et toucheront encore ses spectateurs, au siècle des siècles, amen ! S’il faut adopter un ton religieux quand on parle des Enfants du Paradis, c’est aussi pour l’aura qu’il dégage, peut-être démultipliée par son accouchement dans la douleur et par l’héroïsme dont fit preuve Marcel Carné, son réalisateur. En effet, en 1943 lors du début du tournage, Mussolini envahit Nice afin de l’annexer à l’Italie. Hitler étant de l’autre côté et opérant une censure drastique sur tout ce qui ne plaît pas à son régime (c’est-à-dire sur tout !), heureusement qu’ici les Italiens ne se sont pas montrés autant regardants et ont co-financé le film ! Mais, dès lors, le sort va s’abattre sur le projet, entre les accusations de collaboration visant sans cesse le metteur en scène et la destruction de décors par des bombardements. Le tournage va être arrêté alors que les trois quarts du film étaient déjà filmés. La peur s’installe sur les plateaux au vu des nombreuses descentes de la gestapo à « La Victorine » – les célèbres studios niçois – car ce petit génie de Carné dissimule dans les rangs de ses milliers de figurants des Juifs persécutés par les nazis et des Résistants… Ceci n’est qu’un bout de l’histoire incroyable contée dans les nombreux et passionnants bonus ainsi que moult anecdotes et souvenirs faisant de ce disque le parfait écrin pour accueillir ce joyaux brillant encore de mille feux 67 ans après ! En plus de tous les suppléments déjà présents dans l’édition DVD, vous aurez la joie de découvrir un excellent documentaire de 51 minutes, un module sur la restauration du film et un court métrage muet qui inspira le personnage du mime joué par Jean-Louis Barrault.
Alors, si ces Enfants du paradis ont été nommés en 1995 « meilleur film de tous les temps » par les critiques à l’occasion du centenaire du cinéma, c’est autant pour son côté humain et engagé, présent dans, mais aussi autour du film, que pour les dialogues savoureux de Jacques Prévert (signant par là même le scénario) dont le rythme de classe et de maîtrise, de plus sur la longueur, restent encore une performance peut-être encore jamais égalée à l’heure actuelle. Un grand moment, inoubliable qui, aujourd’hui, nous fait l’honneur de nous revenir sous les meilleurs auspices possibles ! Doté d’une définition captant votre attention sur les détails incroyables de chaque plan, cette copie en haute définition vous invite à redécouvrir ce chef d’oeuvre intemporel de Marcel Carné dans une copie éclipsant celle déjà splendide proposée par les Américains de Criterion en l’an de grâce 2002. Un must have absolu pour tout cinéphile digne de ce nom !

4 Responses to “Les Enfants du paradis en Blu-ray 10/10. Article rédigé pour le Daily Movie du mois de novembre 2012.”


Christian
3 novembre 2012 Répondre

Il passe prochainement sur Arte. Je tâcherai de l’enregistrer, car ton article m’a donné encore plus envie de le voir qu’auparavant.

Dis-moi Didier, tu nous écriras quelque chose sur le dernier James Bond?

Didier_Lausanne
4 novembre 2012 Répondre

Hello Christian ! Je me réjouis que tu me dises tes impressions sur « les enfants… » : ) pour le dernier James j’ai été un peu déçu mais car si, sans être l’épisode ultime pour ma part, j’ai trouvé que ce nouveau Bond était incroyablement beau et un hommage splendide pour le 50ème anniversaire, il manque un poil d’implication du spectateur dans les actions de Javier Bardem trop « Joker » pour être crédible ou au passé pas assez profond ou visuel pour nous impliquer. Un des tous grand de la saga quand même !
J’aimerai en faire un article mardi car c’est mon jour de congé. Je suis en plein paiement de gallons pour la pc (capitaine donc y a aussi du boulot at home) et j’ai enfin pu tourner mes scènes du nouveau court métrage de Maître Florian. On retrouve le premier ici si ça te dis : http://www.dailymotion.com/video/xjqiwb_inner-asylum-underdog-kasabian_music?start=2.

J’ai tjrs pas regardé tes deux autres commentaires sur Prometheus mais ça ne saurait tarder, désolé ! Bientôt j’aurai un peu plus de temps pour me remettre mieux dans le bain !

Christian
4 novembre 2012 Répondre

J’ai eu exactement la même réflexion que toi sur le méchant joué par Bardem trop « joker », trop calculé pour devenir culte, je le trouve artificiel, sans véritable intérêt, beaucoup trop « écrit » pour être vraisemblable. Mais bon, je ne vais pas m’étaler ici, j’attends ton article pour commenter à un endroit plus opportun.
En tout cas, nous qui parlions de photographie sur l’un de tes précédents articles, nous avons été généreusement servis avec ce Skyfall.

Didier_Lausanne
4 novembre 2012 Répondre

Effectivement pour la photo ! Particulièrement la partie en Ecosse qui m’a scotché de bout en bout : )

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