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10 sept. 2011 |  0 like   |  12 vues

Interview express de Bastien Vivès au BD-FIL 2011

Telle une chape de plomb, la tente de BD-FIL étend sa blancheur sur la Place de la Riponne et devient une bonne définition de l’expression « effet de serre ». À l’intérieur, la sueur ruisselle sur les visages, les files d’attente s’étendent, les yeux hagards fixent les auteurs de loin et l’ambiance est néanmoins à la bonne humeur.

Entre Lepage, Mathieu, Juillard et Peeters, le nom Bastien Vivès apparaît… et ô surprise, la file d’attente est aussi longue pour lui que pour les têtes d’affiche pré-citées. Car, on vous le rappelle, ce jeune parisien de 27 ans a remporté le Prix Essentiel Révélation d’Angoulême 2009 avec Le goût du chlore et le Prix des libraires 2011 pour Polina, sa dernière oeuvre en date, dont vous pouvez lire la critique Fnac Blog BD ici.

Arrivé devant lui, sa candeur, son calme et sa simplicité me surprenne un peu. Il est accueillant, mais pas trop. Il est content d’être là, ça se voit, mais il n’a pas l’air expansif ou extraverti. Il est juste là, sans costume… juste lui.

 

 

Fnac Blog BD : Ton idéal féminin ?

Bastien Vivès : (Il réfléchit) … j’ai arrêter d’y penser, une fois passé mes 25 ans. J’ai fait une croix dessus !

FBB : Tes premières impressions de la Suisse ?

BV : J’étais déjà venu à Genève et c’est la première fois que je viens à Lausanne. Je découvre encore. je trouve que c’est un pays formidable, même avec tous ces problèmes d’argent. Acheter une bière à Genève, c’est pas évident pour un Français !

FBB : Ton parfait dimanche ?

BV : Aller à l’atelier pour travailler. À 17h, Aller au bar pour regarder les deux matchs de la ligue. Dimanche soir, c’est soirée foot !

FBB : La dernière bande dessinée que tu as lu ?

BV : C’était ce matin, 3 secondes de Marc-Antoine Mathieu. Impressionnant est le seul mot qui me vienne.

 

Puis, il commence à dessiner. Son trait paraît hésitant et indécis, mais pourtant le visage de Polina se forme rapidement et précisément sur le papier. Je crois que rien n’y fera, la magie du dessin est vraiment indescriptible.

 

(Merci à Bastien Vivès pour sa franchise)

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