Miguel
Écrit par
blogueur
26 juillet 2013 |  0 like   |  5 vues

« HITCHCOCK » USA. 2013 de Sacha Gervasi. Avec Anthony Hopkins et Helen Mirren. 12 ans.

Maître incontesté du suspense, référence absolue en matière de thrillers, Hitchcock, longtemps après sa disparition fascine encore pour son art consommé de la mise en scène et de la direction d’acteurs.

Mais qui se cachait réellement derrière le corpulent cinéaste anglais? Un « period-pic »(un bio-pic partiel si vous préférez)tente de répondre à cette question.

Le film de Sacha Gervasi, met en lumière le rôle primordial et  méconnu de l’épouse du génie, Alma Reville(Helen Mirren) scénariste et conseillère avisée de tous les instants.

Il présente la relation du couple faite de complicité et de conflits. Alma aspire a une reconnaissance de son travail. Elle se réjouit de travailler avec son ami scénariste Whitfield Cook(Danny Huston). Hitchcock de son côté se sent délaissé et va même jusqu’à soupçonner une possible liaison entre les deux écrivains.

Le cinéaste ne cache pas ses penchants pour les froides beautés blondes qu’il s’obstine à mettre en scène dans ses films. Celles-ci sont l’antithèse de sa femme Alma. Le metteur en scène s’acharne sur elles et leur reproche toujours de « le laisser tomber ».

L’action se situe en 1959, Hitchcock est un cinéaste établi et mondialement célèbre, sa silhouette est connue de tous grâce à une série TV populaire et très lucrative « Hitchcock présente ». Pourtant, à soixante ans et en fin de contrat avec la Paramount l’homme veut encore se lancer de nouveaux défis. C’est la nouvelle « Psycho » de Robert Bloch qui va lui en fournir la matière.

Le sujet provocant et violent rebute les studios. Ceux-ci craignent la censure et auraient préféré engranger des bénéfices assurés avec un « Mort aux trousses » bis. La Paramount est réticente au point que le cinéaste se voit contraint d’hypothéquer sa maison pour financer l’œuvre lui-même.

Des économies drastiques s’imposent. La prise de risques va payer et Hitch d’entamer un e nouvelle phase créative qui se poursuit avec « Les Oiseaux ».

Pareil sujet imposait un casting impeccable. Avec l’aide du maquillage, Anthony Hopkins endosse avec brio le costume de Hitch dont l’acteur reproduit plus que la voix, le débit lent et l’humour à couper au couteau. Helen Mirren donne le change en Alma avec brio. Sans les citer tous, les seconds rôles brillent aussi, que ce soient, Scarlett Johansson(Vivien Leigh) et James D’Arcy(Anthony Perkins).

Le film montre aussi un  Hitchcock cédant à ses penchants auto-destructeurs et sombrant petit à petit dans une sorte de démence. Pour illustrer celle-ci, Gervasi, fait intervenir le personnage du tueur en série Ed Gein qui métaphoriquement rend visite, la nuit,  au cinéaste.

Évidement la genèse de la fameuse scène de la douche est présentée, ainsi que le rôle primordial de la partition de Bernard Herrmann dans la dramaturgie de celle-ci et le long-métrage ne néglige pas la relation privilégiée entre Hitch et son actrice Vivien Leigh.

Par ailleurs, les bonus sont instructifs et intéressants.

 

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