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blogueur
23 février 2013 |  0 like   |  2 vues

Et ainsi s’achève Philémon…

26 ans. C’est le temps qu’il aura fallu attendre pour voir naître ce seizième volume de la magnifique série Philémon. Au début, personne n’y croyait vraiment. Annoncé depuis déjà plusieurs années, mais toujours repoussé pour des raisons de santé, ce Train où vont les choses... est enfin sorti vendredi passé et marque la fin des aventures de Philémon.

Et en 26 ans, Fred n’a rien perdu de son âme d’enfant, de son imagination et surtout de son génie. Toujours aussi curieux et innocent, Philémon essaie de faire redémarrer une lokoapattes qui fonctionne à la vapeur d’imagination. Elle tousse, elle s’agite, mais elle n’arrive pas à avancer. L’imagination n’est plus aussi facile à trouver qu’avant ! Accompagné de Monsieur Barthélémy, le fameux naufragé du « A », et de Joachim Bougon, seul chauffeur expérimenté de lokoapattes, Philémon va tout faire pour la refaire fonctionner et la ramèner dans le monde aux deux soleils, au délà du puit imaginaire. Là où tout à commencer pour lui, en 1965 dans les pages de Pilote. Car ce train est tout de même celui où vont les choses et seules les belles histoires imaginées pourront la faire carburer !

Fred termine ainsi sa magnifique saga de la plus belle des manières, en créant une boucle qui nous ramène à sa toute première aventure. L’histoire s’auto-renouvelle donc et ces 26 ans d’attente auront été salvateurs. Il n’empêche que, comme à chaque fin de série, un goût un peu amer nous reste dans la gorge. On retrouve ce plaisir enfatin de lire à nouveau Fred et de suivre Philémon dans les univers absurdes qu’il parcourt, mais en même temps nous savons que bientôt nous n’aurons plus rien de lui pour émerveiller nos yeux et notre âme. Car en lisant ces dernières pages, on sait qu’elles seront définitives et que plus rien ne restera à découvrir. Et pourtant, avec Philémon, cet instant de perte est légèrement compensé par la magie et la beauté absurde de ce Train où vont les choses… Fred a compris que pour mieux inscrire une histoire dans  l’esprit des lecteurs, il n’y a rien de tel que d’imaginer une fin qui n’en est peut-être pas une.

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