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14 sept. 2012 |  0 like   |  34 vues

En différé du Soleil Levant… les nouveaux artisans managaka sont prêts à faire de l’ombre aux Studios Ghibli !

Ah, les animes, ces mangas déclinés en dessins animés qui, malheureusement encore pour certains (on ne remerciera pas Ségolène Royal et la croisade qu’elle mena des années durant contre tout cet art Japonais et le soi-disant mal qu’il véhiculait!),  n’amènent qu’ultra violence, sexe et gratuités en tous genres, à l’image de la mythique série Ken ayant bercé notre jeunesse ! Voici un extrait provenant d’une version plus récente de ce dernier :

http://www.youtube.com/watch?v=yEHDMQc78VQ

Il est vrai, c’est corsé, mais nous sommes tout un public à apprécier cela; surtout, ces excès ne sont l’apanage que d’un petit pourcentage de l’offre ! Bons nombres de ces dessins animés véhiculent des messages positifs sur la vie mais aussi nous font découvrir ses aléas, ses côtés plus tristes ou sombres, sans nous mettre des images démoniaques dans la tête ! Si vous cherchez de la lobotomie cathodique, c’est maintenant, en allumant votre téléviseur, que vous trouverez la pire ! Et ce n’est que le début !

Bien heureusement, depuis une quinzaine d’année avec l’export international de Totoro et, plus tard, de Princesse Mononoke, les studios Ghibli et le talent des Maîtres Miyazaki et Takahata se sont fait connaître et ont été appréciés. Dès lors, l’opinion publique sur cet art fut en grande partie bouleversée, comprenant que les dessins pouvaient tout aussi bien être de fabuleux vecteurs pour raconter et nous faire vivre, à la manière d’un livre ou d’un « vrai » film, les histoires sorties de la tête des artistes « managaka ». Nos yeux d’enfants que l’on croyait scellés dans le marbre de notre nostalgie furent réveillés et nous eûmes la chance de découvrir ceci :
http://www.youtube.com/watch?v=sXzOausSyyY&feature=BFa&list=PL2F2ABE09A94A21FB

Et maintenant, on en redemande…!!!
Si j’ai particulièrement envie de vous en parler, c’est que ce paysage a été pendant de nombreuses années largement dominé par Ghibli et ses mondes enchanteurs. Ils ont à chaque fois fait rêver la planète toute entière en ne laissant, hélas, que trop peu de place à une concurrence n’ayant pas forcément les moyens de s’exprimer ! Mais ces dernières années la donne a un peu changé. Une vague de réalisateurs ont depuis peu donné un nouveau souffle à l’offre de longs métrages animés dits féériques, voire carrément poétiques.
De ces artisans d’aujourd’hui et de demain, j’en ai sélectionné deux, dont le réalisateur de « Voyage vers Agartha », grand gagnant du festival d’Annecy cette année, qui sort actuellement en DVD et BR.
On commence par Mamoru Hosoda, né en 1967 qui après avoir travaillé sur des séries cultes comme Dragon Ball Z ou Yuyu Hakusho s’est fait connaître grâce à deux longs :
La traversée du temps (時をかける少女, Toki wo Kakeru Shōjo)2006 : un film complètement fou, d’une fraîcheur mémorable, dans lequel une étudiante va découvrir qu’elle a le pouvoir de remonter le temps. Rarement on aura autant fait des plans sur la comète en prévoyant tel ou tel scénario pour être finalement complètement perdu par les événements. Du tout se dégage un tel bonheur que l’on est happé par cette fable magnifique. Empreinte d’une fausse légèreté, on est suspendu à l’écran comme si tout s’arrêtait. Un délicieux moment qui pourrait durer une éternité.

Summer Wars (サマーウォーズ, Samā Wōzu), 2009 : alors est venu ce deuxième ovni, un chef d’oeuvre incontesté. Sorte de génial cocktail dans lequel un jeune homme plutôt doué en informatique sera aidé par une famille de samouraïs des temps modernes dont les armes sont devenues la haute technologie ! Ils devront affronter un virus destructeur surpuissant à l’apparence monstrueuse menaçant de détruire le monde via un réseau internet. Suivra une aventure palpitante aux couleurs incroyables dont la vision en haute définition rendra l’expérience encore plus hallucinée. Une pépite trop rare qui saura se faire apprécier par tout un chacun tant l’entreprise est belle et puissante.

On attend maintenant le nouveau métrage de Hosada, sorti en France au cinéma le 29 août (mais rien chez nous), Les Enfants loups (おおかみこどもの雨と雪, Ōkami Kodomo no Ame to Yuki), avec une impatience certaine !

L’autre figure de proue de cette révolution à ne manquer sous aucun prétexte, c’est l’indépendant Makoto Shinkai, né en 1973. Il fut révélé grâce à l’hallucinant court métrage de 25 minutes (Voice of a distant star (星の声, Hoshi no Koe) en 2002, une bombe absolue à découvrir de toute urgence si ce n’est pas déjà fait ! Il est aussi doubleur pour ses films et graphiste dans le domaine des jeux vidéo.
Depuis, il compte aujourd’hui trois long métrages à son actif :
La tour au-delà des nuages (The Place Promised in Our Early Days), 2004 :  le réalisateur montre ici sa volonté de mélanger de la manière la plus pure possible le drame, la guerre et la science fiction. Un pitch accrocheur avec cette tour mystérieuse contrôlée par une entité militaire appelée l’Union. Essai plus que réussi car ce film de 90 minutes est un succès aussi bien critique que public qui marquera la patte de l’auteur : des films tendres, émotionnellement très engagés dont on en ressort souvent lessivé mais heureux.

5 cm par seconde (秒速5センチメートル, Byousoku 5 centimeter), 2007 : un moyen métrage dont la beauté n’a d’égal que la force évocatrice qu’il développe chez ses spectateurs. D’une amplitude rarement atteinte, cette heure d’animation japonaise est une flèche de pureté que l’on aimerait éternelle. 5 cm par seconde, c’est la vitesse à laquelle tombent les pétales de cerisiers mais c’est surtout la vitesse de pénétration de ce conte aux amours impossibles dans votre inconscient, telle une flèche en plein coeur s’installant durablement.

Voyage à Agartha (星を追う子ども Hoshi o Ou Kodomo), 2011: c’est, enfin, celui qui m’a donné envie de vous faire découvrir tous ces chefs d’oeuvre. Un savant mélange féérique entre Le voyage de Chihiro et Princesse Mononoke dont la vision vous accueillera dans un havre de rêves et d’envie d’aller dans la direction de son prochain, de le connaître et de l’aimer. Alors, vous qui appréciez les oeuvres du studio Ghibli, je vous incite à tenter ces voyages dont la vision saura vous toucher et vous rendre heureux.

Pour finir en beauté, je vous parlerai de l’adaptation du manga Berserk en une série de films dont le premier vient d’arriver en dvd chez nous. Eh oui, fini la magie et bonjour l’ultra violence, mais au service d’une histoire qui mérite bien des superlatifs ! Berserk l’âge d’or Partie 1 – L’oeuf du Roi Conquérant est le premier métrage d’une série de 3×3 films (triple trilogie), narrant l’épopée sanglante de Guts, qu’il serait bien bête de manquer tant l’oeuvre est ultime !

3 Responses to “En différé du Soleil Levant… les nouveaux artisans managaka sont prêts à faire de l’ombre aux Studios Ghibli !”


Bruno
14 septembre 2012 Répondre

Bon bah voilà je sais quoi regardé ! Des amis mon conseillé Paprikia, Perfect Blue, Tokyo godfather de Satoshi Kon que j’ai particulièrement adoré ! Donc voilà le reste de mon programme de film d’animation a regarder ahah

Didier_Lausanne
15 septembre 2012 Répondre

Très bons conseils ! Satoshi Kon était un génie absolu et il nous manque déjà beaucoup ! Mon top dans sa filmo :

1.Perfect Blue
2.Tokyo Godfather
3.Paprika
4.Paranoïa Agent
5.Millenium Actress

Bruno
15 septembre 2012 Répondre

J’ai pas encore vu paranoia agent ni millenium actress pis Tokyo godfather ça fait TREEEEES longtemps ahah mais je vais vite m’y mettre ^^

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