Miguel
Écrit par
blogueur
08 février 2012 |  0 like   |  1 vues

Dans le cadre du Festival du Film Vert: « CLEVELAND CONTRE WALL STREET ». 2010. Suisse. De Jean-Stéphane Bron. Documentaire.+7ans.

Le cinéaste suisse Jean-Stéphane Bron (à qui l’on doit également Le génie helvétique sur le fonctionnement des institutions politiques suisses), a réalisé un film qui se situe dans une catégorie assez particulaire; le « docu-fiction ».

En effet, si son film fait intervenir les véritables protagonistes de cette histoire et qu’il relate ce qui leur est arrivé, le procès quant à lui est une mise en scène, puisqu’il n’a pu avoir lieu.

Revenons sur les faits, L’avocat Josh Cohen et ses associés de la ville de Cleveland assignent en justice les 21 banques qu’ils jugent responsables des saisies qui dévastent leur ville.

Pour comprendre le sujet central du film il faut expliquer le concept des  « subprimes », en clair ce terme désigne des prêts hypothécaire à risque pour des banques mais accordés à un taux plus élevé.

Ironiquement, les banques comptaient sur l’augmentation continue du prix de l’immobilier, au pire,  en dernier ressort elles pourraient toujours récupérer la mise en saisissant le bien…

C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à grande échelle aux USA.

Car les ménages à qui on proposait ces crédits faisaient partie de la catégorie des moins bons débiteurs (qualifiés également de subprimes), ce qui, fatalement, les entrainait dans la spirale de l’endettement.

Le film à travers les témoignages des différents intervenants brosse un portrait de l’Amérique contemporaine. Au delà des conséquences pour les familles, c’est tout un quartier voire l’économie locale d’une ville (Cleveland) qui se trouve ravagée par les montages financiers des banques.

Jean-Stéphane Bron redonne une certaine dignité et voix au chapitre aux victimes de cette histoire.

On est frappé par la naïveté des interlocuteurs pieds et poings liés aux banques, de leurs créanciers sachant pertinemment qu’ils couraient à leur perte. Entre-temps, pour le plus grand bien des organismes financiers, la bulle spéculative enflait et à un moment elle finirait par éclater, avec les conséquences que l’on connaît…

Par son choix de mise en scène, le réalisateur rend également hommage au genre très populaire à Hollywood;  du film « procès »(12 hommes en colère, ou Philadelphia).

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