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09 octobre 2010 |  0 like   |  19 vues

Coup de coeur: AaRON – Birds in the Storm (2010)

« Enregistrer un deuxième album, c’est en tout premier lieu tout faire pour le réussir. Ne pas y penser, même s’il y a beaucoup de cela, est un exercice périlleux. Après un miracle sidérant (un premier disque double platine), il fallait à la fois beaucoup de détermination et d’insouciance pour écrire une autre histoire. » http://www.aaronwebsite.com/biography/

Oui, et de talent, rajouterais-je à ce résumé synthétisant à lui seul ce second disque d’Aaron.

Est-il nécessaire de parler de ce « U Turn (Lili) » qui à fait découvrir Aaron, et leur déjà excellent premier album « Artificial Animals Riding On Neverland » (2007), AaRON, donc.

Pour les personnes l’ayant malgré tout manqué, une séance de rattrapage est disponible sur Youtube ou dans votre Fnac. Tiré de la bande originale du film « Je vais bien, ne t’en fais pas», ce morceau à lui seul suffit à faire découvrir et sublimer ce duo français composé de Simon Buret au chant et d’Olivier Coursier, arrangeur et créateur de sons.

Leur maison de disque leur ayant laissé, malgré le succès, une liberté absolue de création (rarement accordée de nos jours), ils en ont profité pour peaufiner ce deuxième opus attendu par les fans déjà nombreux. Leur influence musicale étant clairement la pop-anglaise (de Pink Floyd à Coldplay), aucune surprise à ce niveau-là ; de ce mélange d’instruments dits « traditionnels » (guitares, piano, violons, batterie,  basse…) foisonne une multitude d’éléments électroniques (beats, sons, synthétiseurs, nappes) sur lesquels vient se greffer une voix parfois mélancolique, parfois colérique, parfois nonchalante mais résolument travaillée, sans french-accent et utilisée en instrument à part entière.

Les titres s’enchainent et ne se ressemblent pas. Envolées lyriques, rage, plénitude, chevauchées fantastiques, on ne sait jamais comment finira le morceau. Et c’est bien-là la force d’un grand groupe : provoquer l’émerveillement, l’émotion et l’envie d’y retourner.

Résultat : chaque chanson de ce « Birds in the Storm » est un petit single entêtant :

Dès la troisième écoute, les mélodies restent accrochées ici :

Et la voix de Simon Buret reste imprégnée vers le tympan, à cet endroit-là précisément :

(Ces petits graphiques vous montrent à quel point il est important de stimuler ces zones dédiées à l’écoute de la bonne musique !)

Ludlow L qui ouvre l’album est ma préférée, très martiale, très organique.

Rise prend le relais avec un refrain très enivrant nous prend littéralement aux tripes.

Arm Your Eyes très belle ballade au piano, tout en légèreté, finesse et  savoir-faire élégant.

Birds In The Storm chanson éponyme de l’album, le résume à lui seul : début calme (bruit sourd), puis tout s’affole, s’échappe, atterri, se relance et s’évanoui en une ultime fréquence électronique.

Je passerai outre les paroles des chansons, que chacun peut interpréter comme il l’entend, pour n’avoir qu’un regret… la chanson en français, absente sur cet album.

« Le Tunnel d’Or» du premier opus m’a fait croire enfin, que de la pop anglo-saxonne pouvait être interprétée en français, non de manière hétérogène entre mélodie et chant, mais avec de ce flegme si britannique… j’ai été un peu déçu qu’ils n’aient pas voulu renouveler l’expérience.

Et ce sera mon seul bémol concernant ce luxuriant deuxième album d’Aaron !

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