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16 avril 2013 |  0 like   |  2 vues

C’est vite dit, mais au moins vous le saurez N°27: Anna Karenine 2012, Une nouvelle chance et Cogan…

Anna Karenine

Sincèrement, je l’attendais avec impatience cette nouvelle adaptation signée par l’anglais Joe Wright (désormais un des réalisateurs devenu spécialiste dans les drames sentimentaux avec des films comme Reviens-moi ou Orgueil et préjugés) mais il faut bien s’avouer que la volonté artistique de faire un métrage visuellement éblouissant (dans un décor façon théâtre se transformant au rythme de l’histoire) a malheureusement dépassé celle de convaincre émotionnellement. Cela donne un film plutôt fade malgré l’émerveillement sans relâche des rétines ! Pour coller au mieux à l’adaptation du roman de Tolstoï, préférez plutôt la version de 1935 de Clarence Brown avec Greta Garbo !

Une nouvelle chance

Ce bon vieux Clint Eastwood ne séchera visiblement jamais ! Malgré son héros visiblement bien fatigué, on a l’impression qu’il renaît de ses cendres à chacun de ses nouveaux défis. Son dernier métrage n’est pas réalisé par ses soins mais aurait très bien pu l’être tant l’impression de baigner dans son univers tragicomique est constante. Pas besoin du tout d’être un amateur de baseball, ni même de sport en général, pour apprécier cette histoire pleine de vie, de tendresse humaine et d’empathie.  Juste l’envie de passer un moment doux et revigorant parlant de recherche d’identité, de technologie qui remplace l’humain, mais aussi de relations tendues et de non dits destructeurs montrant que la communication est la pièce maîtresse pour se comprendre. Une splendide leçon à ne pas manquer qui ne vous fera certainement que du bien.

Cogan – Killing them softly

Après avoir réalisé L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford – film au nom aussi long que sa durée de 160 minutes – qui est ni plus ni moins un des plus beaux westerns de ces dernières années, Andrew Dominik (auteur plutôt rare au vu de ses seulement trois films écrits et réalisés depuis l’an 2000) revient pour nous livrer un polar hardboiled de belle volée. Mais j’en attendais carrément plus ! A vouloir mettre la barre trop haut après son « assassinat » on risque d’être déçu ! C’est ce qui s’est passé pour moi lors de la vision de ce Cogan. Thriller on ne peut plus posé, revendiquant des dialogues savoureux et immersifs plongeant le film dans une ambiance hallucinante d’envie cinématographique. C’est beau, c’est classe et parfois joli mais on a quand même du mal à s’attacher aux personnages et à leurs motivations (mis à part un Ray Liotta dans un semi-contre emploi magistral !). Probablement que l’histoire aurait gagné en intensité en s’affranchissant un peu plus de l’adaptation du roman L’art et la manière de George V.Higgins ou en étoffant ses protagonistes. Bref, pas si mal mais à mon goût un sentiment de trop grande légèreté plane sur le tout !

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