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04 juin 2012 |  0 like   |  1 vues

C’est vite dit, mais au moins vous le saurez N°11. 2 pièces maîtresses : d’un côté ; du soleil et des déprimés et de l’autre ; un froid glacial et des meurtres sordides…

The Descendants. George sur la plage, les pieds dans l’eau…
Comme le dit si bien sa bande annonce, en regardant le cadre du film et les affiches de celui-ci, on se dit tout de suite : ça va être bermuda, surf et musique Hawaïenne durant 2h, le tout mariné avec une histoire dramatique et un Georges qui fait ses mimiques habituelles…
C’est ce qu’on aurait pu en penser et c’est pourquoi il m’a fallu tant de temps pour me motiver à regarder ce métrage. D’un autre côté, on pouvait se douter qu’il y avait quelque chose derrière  au vu de toutes les nominations – dont celle de Georges aux Oscar – et récompenses (1 Oscar et 2 Golden Globes) que le métrage a reçues…
Autant vous le dire tout de suite, c’est avant tout de choix difficiles dont il va être question ici, ainsi que d’une famille aux repères perdus essayant de se retrouver. D’obligations aussi, d’entraide, de respect, de partage et j’en passe. Un film d’une rare maturité qui met ses personnages face à des choix ardus, profondément humains. Plus que de simplement dépeindre une misère émotive profonde, le réalisateur nous accompagne dans une tranche de vie atrocement difficile bien que surmontable. L’occasion de voir un George Clooney (qui n’est définitivement pas qu’une belle gueule aux millions de conquêtes) au-dessus de tout ce que l’on pourrait penser de sa personne, fébrile, touchant, perdu et terriblement attachant ! Une histoire vraie, dans des décors envoûtants et une ambiance parfois pesante mais toujours exaltante et entraînante. Le réalisateur Alexander Payne à qui on doit les très bons Monsieur Schmidt ainsi que Sideways continue d’explorer la vie de tous et de tous les jours avec une sensibilité communicative. Touché !
Millenium, The Girl with the Dragon tatoo 2011. Fincher nous gratifie d’un remake intelligent et sans concessions !
Après avoir prouvé sa capacité à adapter et transcender certains sujets ennuyeux comme Facebook avec une classe infinie, David Fincher se lance dans le remake… ou plutôt l’adaptation de livre ! Et pas n’importe laquelle puisque c’est de la saga littéraire pour adulte la plus glauque mais aussi la plus rentable de ces dernières années, j’ai nommé Millenium ! Après la version suédoise – aux relents de téléfilm – reconnue par beaucoup comme étant fidèle au bouquin, notamment grâce au talent de Noomi Rapace qui incarnait sa Lisbeth Salander d’excellente manière (quoique parfois un peu artificielle à mon goût), le réalisateur américain avait fort à faire pour convaincre son public de la viabilité et de la sincérité de cette relecture. Il s’en sort, comme à son habitude, avec beaucoup de brio !
Personnellement, je n’avais pas vraiment approuvé la première adaptation. Forcément, quand on adore un livre et qu’il arrive à vous plonger dans un univers aussi noir et sans espoir de retour, on est toujours exigeant devant le film qui en a été tiré. Mon principal reproche à la première version était que les liens des personnages entre eux n’avaient pas été assez approfondis. Il en résultait une violence morale atténuée, contrairement au livre dans lequel elle menait à des pics inhumains, atroces et immoraux, notamment entre Lisabeth et son tuteur. Il y a aussi, et surtout, le côté huis clos de l’île sur laquelle s’est passé le meurtre, avec cette géographie si particulière recréant une ambiance Cluedo, imageant chacune des maisons comme une pièce de l’immense demeure familiale dont la porte principale serait le pont. Alors, si les liens des personnages se trouvent ici renforcés grâce au talent de Craig et de Rooney Mara – les deux dépassant en tous points les performances de leurs alter égaux nordiques -, le côté anxiogène n’est à nouveau pas assez présent dans cette réadaptation mais certainement que, pour ça, il aurait fallu un film de 5h ! Allez, pas besoin de faire la fine bouche en voulant une copie parfaite, cela n’existe pas ! Délectons-nous de ce magnifique film faisant froid dans le dos et dont on espère des suites qu’elles seront tout aussi bonnes !
Pour finir, abordons les bonus et la qualité du pressage ; comme dans Social network, les fans de technique seront aux anges avec ce blu-ray magnifique! Plein à craquer d’infos en tous genres, de scènes coupées, interviews et j’en passe, c’est tout simplement une nouvelle leçon de cinéma du grand maître Fincher, et ça, ça ne se refuse pas !
Si vous aimez les thrillers terriblement noirs et tendus, plongez dans des décors suédois glauques et enneigés, magnifiés par la caméra de David !

One Response to “C’est vite dit, mais au moins vous le saurez N°11. 2 pièces maîtresses : d’un côté ; du soleil et des déprimés et de l’autre ; un froid glacial et des meurtres sordides…”


Miguel_Rive Miguel_Rive
10 juin 2012 Répondre

Hello! Didier,

« Descendants »:
c’est banal de l’affirmer mais George, ambassadeur du café et tombeur de ces dames, se bonifie avec les années.
En particulier son jeu subtil en demi-teintes fait mouche.
L’intérêt de ce film, au-delà de son sujet est de nous montrer-le supposé paradis terrestre- qu’est Hawaï sous un jour moins stéréotypé.
Une agréable surprise comme l’était le plaisant « Sideways ».

« Millenium »:
N’ayant toujours pas lu les livres(donc sans à priori), j’avais adoré la version suédoise de « Millenium » et nourrissais de forts doutes quant au « remake » de David Fincher, malgré le talent du réalisateur.
Bonne nouvelle, ce n’est pas à proprement parler un remake, puisque Fincher conserve le contexte suédois et a évité de transposer l’histoire aux States(ma crainte première).
Ensuite, il fallait des acteurs à la hauteur de Michael Nykvist(Blomkvist) et surtout Noomi Rapace dans le personnage de Lisbeth.
Pari tenu d’entrée avec Craig, moins évident dans un premier temps pour Rooney Mara.
C’est surtout le pari d’avoir condensé l’histoire en 2 heures 20 qui force le respect.

Miguel

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