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21 août 2010 |  0 like   |  0 vues

ça s’est passé hier soir: The National au Pully for noise

Sur le papier, la programmation avait d’la gueule: « The Kissaway trail », bonbon acide venu du froid (Danemark pour être précis), « The National », valeur sûre poursuivie par son spleen magistral, et « The Peaches », provocants et pêchus à la fois.

Début de soirée plutôt tranquille au milieu de cette clairière de Pully où le patronyme « for noise » va peu à peu prendre tout son sens. The Kissaway  Trail, quintette énergique d’Odense, distille une pop rétro-moderne grandement influencée par Sonic Youth et les productions noisy des 80’s. La mayonnaise a du mal à prendre jusqu’à cette reprise réussie des Pixies, « where is my mind »… Le public se réveille sur le tard, dommage que ce classique de la troupe à Francis Black n’ait pas été amorcé plus tôt dans le set. The Kissaway Trail a au moins le mérite d’être généreux dans l’effort mais quand même, c’est dur de passer avant The National. Allez, un bon point pour l’honneur…

22h15 (et pas une minute de plus), le grand moment: seul (ou presque) unique date de The National en Suisse en 2010. Depuis quelques mois, « High violet » grignote des parts dans la catégorie album de légende (et chroniqué un peu plus bas dans le blog). On attendait leur prestation scénique avec impatience. D’entrée, Matt Berninger montre à quel point le charisme est important dans un groupe. Parfait dans son jeu de scène, classe, toujours juste dans les voix (graves comme hurlées), il se laisse aller à ce qu’il sait faire de mieux. L’auditoire est sous le charme de ce dandy obscur, poli et propre sur lui. La majorité des titres sont issus du dernier album et interprétés à la perfection: « Sorrow », « Anyone’s ghost », « Afraid to everyone », « Bloodbuzz Ohio », « Terrible love », et une interprétation époustouflante sur « Conversation 16 ». Accompagné de 2 guitaristes pas avares en riffs noisy, the National profite aussi des concerts pour donner de la place aux cuivres, quasi absents sur l’album. Personne ne regrettera cette soirée littéralement transcendée par la troupe de Cincinnati. Nostalgie, spleen et mélancolie sont toujours au menu mais on y plonge sans la moindre hésitation. L’étiquette de « rock-intello » qui leur colle à la peau est définitivement à oublier. Un grand moment….

Viennent enfin « The Peaches », gonflés à bloc, soutenus par une basse surdosée, des rythmiques dansantes et une frontwomen déchaînée. Sympa pour ôter son T-shirt et le faire tournoyer au-dessus de la tête, mais le tout manquait cruellement de la spontanéité qui propulsa le groupe sur le devant de la scène voilà bientôt dix ans.

En bref, ce soir, le maître, sans grande surprise, se nommait « The National ».

2 Responses to “ça s’est passé hier soir: The National au Pully for noise”


delefosse christian
21 août 2010 Répondre

Sorrow n’a pas été joué ce soir là, il y avait une moitié de morceaux de High Violet et une moitié d’anciens titres.
Le final était Terrible Love.
Sinon, vie The National!

Gyslain_Fribourg
23 août 2010 Répondre

Haaaaaa l’euphorie a fait des siennes…. Mais dites moi, VIVE The National ou longue VIE à The National?

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