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Céline
Écrit par
blogueur Littérature & Polar
28 novembre 2019 |  2 likes   |  428 vues

Des livres sous le sapin: Prix littéraires

J’adore Noël! Période frénétique, pailletée et magique de l’année. Magique, parce que le petit enfant en nous prend le dessus et se laisse émerveiller par l’envie de faire plaisir. Pailletée parce que tant les villes et les décorations étincellent, nous éblouissement et font briller nos yeux. Frénétique parce qu’on se laisse envahir par nos émotions et que c’est un sentiment merveilleux que d’être submergé.

La Fnac vous a concocté un joli catalogue d’idées cadeaux avec des articles pour tous les goûts, tous les âges et toutes les bourses. Du 15 novembre au 15 décembre, une foultitude de promotions à ne pas manquer!

Voici ma petite sélection de romans qui ont été primés cette année 2019.
Quelques tentations littéraires à ne pas manquer!

Retrouvez les idées cadeaux d’Alexandra pour les amoureux de la BD, ma sélection de livre de cuisine ici et mes coups de cœur en Art juste . Pour les amoureux d’Histoire c’est par ici que ça se passe.

Prix littéraires 2019

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon
Jean-Paul Dubois

Prix Goncourt 2019

« Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre. Retour en arrière : Hansen est super intendant a L’Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu’il n’est pas occupé à venir en aide aux habitants de L’Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l’emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L’Excelsior, des conflits éclatent. Et l’inévitable se produit. »

Pourquoi le lire: Parce Jean Paul Dubois est un écrivain qui conte à merveille la fraternité, l’Humain et qui sait décrire la révolte et l’injustice avec une légèreté contagieuse. Il n’use jamais de pathos ni d’emphase et sait être juste dans l’émotion. Parce que sa plume est douce et belle et que ses livres sont des friandises qu’on dévore jusqu’à la dernière miette ! Et parce que c’est le coup de cœur de ma Môman

Par les routes
Sylvain Prudhomme

Prix Femina 2019 & Prix Landerneau des lecteurs 2019

« J’ai retrouvé l’autostoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l’ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m’avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J’ai frappé à sa porte. J’ai rencontré Marie ». Avec Par les routes, Sylvain Prudhomme raconte la force de l’amitié et du désir, le vertige devant la multitude des existences possibles »

Pourquoi le lire: Parce qu’on aime les voyages, pas forcément ceux des grandes aventures et des vacances, non. Le voyage ici est intérieur tout autant qu’il est fait de parcours. Il a comme passeport le « On verra bien » et le « qui vivra verra ». Le récit est beau, le style est joli. Je n’y ai personnellement pas trouvé toute la grâce que j’espérais mais on sera touché par l’errance et les hasards du ce roman.

Les choses humaines
Karine Tuil

Prix Interallié & Prix Goncourt des Lycéens 2019

« Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale. Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ? »

Pourquoi le lire : Parce que c’est une histoire pleine de failles, terriblement d’actualité et magistralement contée. Karine Tuile explore si bien ses personnages qu’on a tendance à croire que c’est un récit et non un roman. Qu’importe dans le fond : le rythme est bon, le dénouement est bluffant et le sujet reste en tête longtemps.

La bal des folles
Victoria Mas
Prix Renaudot des lycéens Prix Stanislas Prix Première Plume

« Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles – d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques – ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle. »

Pourquoi le lire : Parce que je suis en plein lecture de ce premier roman et que c’est addictif. On plonge dans l’univers de Victoria Mas et plus rien ne compte. C’est une lecture qui vous serre les tripes et vous coupe le souffle. Les personnages féminins sont hallucinants, attachants, bouleversants, merveilleusement complexes ! Encore un roman de femmes, Céline ? Oui j’avoue, mais qu’est.ce que j’y peux si les femmes font des héroïnes merveilleuses ?

Civilizations
Laurent Binet
Prix de l’académie Française 2019

« Vers l’an mille : la fille d’Erik le Rouge met cap au sud. 1492 : Colomb ne découvre pas l’Amérique. 1531 : les Incas envahissent l’Europe. A quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être ? Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors. Donnez-leur le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire. Civilizations est le roman de cette hypothèse : Atahualpa débarque dans l’Europe de Charles Quint. Pour y trouver quoi ? Des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement, juifs de Tolède, maures de Grenade, paysans allemands : des alliés. Voici le récit de la mondialisation renversée, telle qu’au fond, il s’en fallut d’un rien pour qu’elle l’emporte, et devienne réalité. »

Pourquoi le lire : Parce que vous connaissez déjà l’auteur et que vous allez retrouver ce qui plaît chez lui : une plume riche, des romans fouillés, des histoires documentées, des personnages profonds, des parenthèses personnelles qui ponctuent le récit. De ce qu’on appelle de la grande littérature française au style parfois un peu précieux mais toujours passionnante.

La tentation
Luc Lang
Prix Médicis

« François, chirurgien, la cinquantaine, aime chasser. Il aime la traque, et même s’il ne se l’avoue pas, le pouvoir de tuer. Au moment où il va abattre un cerf magnifique, il hésite et le blesse. A l’instant où il devrait l’achever, il le hisse sur son pick-up, le répare, le sauve. Quel sentiment de toute-puissance venu du fond des âges l’envahit ? Quand la porte du relais de chasse en montagne s’ouvre sur ses enfants, que peut-il leur transmettre ? Une passion, des biens, mais en veulent-ils seulement ? Son fils, banquier, a l’avidité du fauve. Sa fille, amoureuse éperdue, n’est plus qu’une bête traquée. Ce sont désormais des adultes à l’instinct assassin. Qui va trahir qui ? »

Pourquoi le lire : Parce que vous n’écouterez pas mes conseils. Autant j’ai adoré le sujet, le personnage de François vieux caribou qui se débat avec des valeurs, la fragilité des hommes et la dualité de la vie, autant je me suis ennuyée sur ces pages.
Trop de digressions, trop de détails, trop de tout pour ne finalement que survoler le sujet principal.
Il y a tout pour faire un bon roman alors ne me croyez pas sur parole et soyez curieux.

Les grands cerfs
Hunzinger Claudie
Prix Décembre 2019

« Pamina, habite en montagne avec son compagnon Nils. Elle se sait entourée par un clan de cerfs qui lui sont restés invisibles et mystérieux jusqu’à ce que Léo, un photographe animalier, construise dans les parages une cabane d’affût et qu’il lui propose de guetter avec lui. Tandis qu’elle observe et s’initie à la vie du clan, affrontant la neige, le givre, la grêle, avec pour équipement un filet de camouflage, une paire de jumelles et des carnets, elle raconte sa peur de la nuit, les futaies sous la lune, la magie de l’inconnu, le plaisir infini à guetter, incognito, l’apparition des cerfs, à les observer, à les distinguer et à les nommer. Mais au cours de ce guet, elle va découvrir un monde plus cruel que celui du règne animal, celui des hommes. »

Pourquoi le lire : Parce que cette histoire de cerf m’a emportée très loin. C’est un roman qui se lit comme un thriller, plein de poésie, de chagrin, de colère et de suspens. On est rivé aux pages, pétrifié devant la disparition de la beauté dans la nature et les ravages que l’homme y opère. Claudie Hunzinger m’avait charmée avec la langue des oiseaux, elle réussi une seconde séduction.

Miss Islande
Audur Ava Ólafsdótti
Prix Médicis étranger 2019

« Islande, 1963. Hekla, vingt et un ans, quitte la ferme de ses parents et prend le car pour Reykjavík. Il est temps d’accomplir son destin : elle sera écrivain. Sauf qu’à la capitale, on la verrait plutôt briguer le titre de Miss Islande. Avec son prénom de volcan, Hekla bouillonne d’énergie créatrice, entraînant avec elle Ísey, l’amie d’enfance qui s’évade par les mots – ceux qu’on dit et ceux qu’on ne dit pas -, et son cher Jón John, qui rêve de stylisme entre deux campagnes de pêche… Miss Islande est le roman, féministe et insolent, de ces pionniers qui ne tiennent pas dans les cases. Un magnifique roman sur la liberté, la création et l’accomplissement. »

Pourquoi le lire : parce que c’est aux éditions Zulma et que c’est un gage de qualité ! Parce que c’est un chef d’œuvre, parce que c’est insolite, poétique, drôle, chatoyant et pur. Le rouge vif de la rhubarbe m’avait enchanté, Rosa Candida m’avait transportée, son dernier méfait m’a émerveillée ! Découvrez Audur Ava Olafsdotti <3

Rhapsodie des oubliés
Sofia Aouine
Prix de Flore 2019

« Ma rue raconte l’histoire du monde avec une odeur de poubelles. Elle s’appelle rue Léon, un nom de bon Français avec que des métèques et des visages bruns dedans ». Abad, treize ans, vit dans le quartier de Barbès, la Goutte d’Or, Paris XVIIIe. C’est l’âge des possibles : la sève coule, le coeur est plein de ronces, l’amour et le sexe torturent la tête. Pour arracher ses désirs au destin, Abad devra briser les règles. A la manière d’un Antoine Doinel, qui veut réaliser ses 400 coups à lui. Rhapsodie des oubliés raconte sans concession le quotidien d’un quartier et l’odyssée de ses habitants. Derrière les clichés, le crack, les putes, la violence, le désir de vie, l’amour et l’enfance ne sont jamais loin.

Pourquoi le lire : PARCE QUE C’EST UN COUP DE MAITRE ! Bon dieu que ce premier roman est éblouissant ! La vie d’un ado de quartier difficile : du vu et revu, c’est vrai. Mais Sofia Aouine réussit un roman qui évite tous les clichés par sa plume déchaînée. Tout sonne vrai, tout prend vie, tout est palpable : des émotions jusqu’aux personnages, des odeurs au béton. Abad est un personnage hors norme : à la fois héro et humain, bravache et attendrissant. J’ai adoré !!!!

De pierre et d’os
Bérengère Cournut
Prix du Roman  Fnac 2019

Une nuit, la banquise se fracture et sépare une jeune femme de sa famille. Ugsuralik se retrouve livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Si elle veut survivre, elle doit avancer à la rencontre d’autres êtres vivants. Commence alors, dans des conditions extrêmes, une errance au sein de l’espace arctique, peuplé d’hommes, d’animaux et d’esprits.

Pourquoi le lire : parce que c’est un de mes gros coup de cœur cette année. Récit initiatique, roman d’aventure, d’apprentissage ou conte, qu’importe : Bérengère Cournut nous offre un ouvrage passionnant qui met la folie des hommes au pied du mur.

Je vous en parlais déjà ici  et pour la rencontrer elle sera en dédicace ici

Girl
Edna O’Brien
Prix Femina spécial 2019

« S’inspirant de l’histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, Edna O’Brien se glisse dans la peau d’une adolescente nigériane. Depuis l’irruption d’hommes en armes dans l’enceinte de l’école, on vit avec elle, comme en apnée, le rapt, la traversée de la jungle en camion, l’arrivée dans le camp, les mauvais traitements, et son mariage forcé à un djihadiste – avec pour corollaires le désarroi, la faim, la solitude et la terreur. . Le plus difficile commence pourtant quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s’évader, avec l’enfant qu’elle a eue en captivité. »

Pourquoi le lire : Parce que c’est sublime, bouleversant et plein de rage. Parce qu’ Edna O’Brien donne la parole à ces lycéennes. A force de rencontres, de témoignage, de documents, l’autrice écrit l’indicible avec une empathie folle. C’est glaçant, déchirant et brutal pourtant c’est un roman d’une rare beauté. J’avais adoré la douce violence des Petites chaises rouge, j’ai adoré ce Girl. Mais j’aime les romans qui font mal.

La panthère des neiges
Sylvain Tesson
Prix Renaudot 2019

« Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J’y retourne cet hiver, je t’emmène. Qui est-ce ? La panthère des neiges. Une ombre magique ! Je pensais qu’elle avait disparu, dis-je. C’est ce qu’elle fait croire ». C’est le récit, vu de Sylvain Tesson de son voyage au Tibet avec le photographe Vincent Munier.

Pourquoi le lire : parce que vous aimez Sylvain Tesson ! Ce qui n’est pas mon cas et je vais donc en rester là pour ne pas me faire maudire par toute la littératosphère…

Mais je vous conseille Tibet promesse de l’invisible, le récit de la même aventure mais de la plume de Vincent Munier lui-même…

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