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Céline
Écrit par
blogueur Littérature & Polar
03 mars 2020 |  2 likes   |  181 vues

Capitaine Albator par Jérôme Alquié

Capitaine Albator

Rencontre avec Jérôme Alquié

Les souvenirs d’enfance…
Elevée par une mère anarchiste et un père féministe, je n’ai pas manqué d’héroïnes auxquelles m’identifier. Si des Mafalda, Kriss de Valnor, Fifi Brin d’acier, She-ra et Aria me servaient d’exemple, je voulais également ressembler à certains héros : Ulysse, Goldorak (mais pas Actarus, non il m’énerve lui), Achille talon, Canardo et surtout Albator !

Du pirate de l’espace, j’ai d’abord fait connaissance avec les dessins animés, rendez-vous immanquables de mes mercredis après-midi. Si Albator me fascinait par sa mystérieuse mélancolie, son goût de la justice et sa liberté c’est tout l’univers de son équipage qui m’a éblouie.
Plus tard, quand le Manga est devenu accessible à nos contrées helvètes,j’ai dévoré toute l’œuvre de Leiji Matsumoto. Et bon sang quelle claque j’ai pris !

Sa première apparition dans le manga Dai-Kaizoku Captain Harlock remonte à 1969, le Capitaine fête donc ses 50 ans en 2019. Et c’est cette année là que sort une nouveauté pour le ténébreux pirate. Capitaine Albator Mémoires de l’Arcadia, trilogie menée par Jérôme Alquié.

Quoi ? Comment ? Une récupération du héros de notre enfance ?
Sacrilège ! Scandale ! Capitaliste !
Tutut les rageux, je vous arrêtes de suite, prenons un peu de recul et faisons connaissance avec Jérôme Alquié. Parce que j’ai non seulement lu ses deux tomes de Capitaine Albator et que j’ai eu, en plus, la chance de le rencontrer.

Jérôme Alquié rend un hommage brillant à l’univers de Leiji Matsumoto, tant par la qualité de ses dessins que par la pertinence de ses récits. Réalisée en couleur et avec les codes de la BD franco-belge, cette trilogie offre une seconde vie au Capitaine.

« On a défendu le format franco-belge, parce que c’est un projet fait par un Français pour un public francophone. Ça ne veut pas dire qu’on oublie Matsumoto. On se fonde totalement sur son univers. On est le plus respectueux possible. J’essaie juste de glisser aussi quelques références à l’histoire d’Albator en France. Je voudrais que les gens qui ont connu l’arrivée du dessin animé puissent s’y retrouver, que ce soit une vraie madeleine de Proust »

Jerome Alquié découvre le pirate sur le tard par Albator 84 qui le bouleverse. Il entreprend de compiler tout ce qu’il trouve sur le Leijiverse et s’en imprègne totalement. La richesse et l’ampleur des histoires et des personnages du mangaka ne peut que passionner, il est vrai.

Dans les années 90, Jérôme Alquié se prend à rêver et commence à dessiner quelques planches de BD sur Albator. Des années a dessiner encore et encore, il parvient à maîtriser le style épuré du maître, tant et si bien qu’il est adoubé par Leiji Matusmoto lui même pour créer sa trilogie.

Ça le pose là non ?

Si Matsumuto s’est amusé des planches de Jérôme et lui a conseillé de continuer sur sa lancée, il reste encore à convaincre les éditions Kana. Le projet de Jérôme s’intègre parfaitement à la nouvelle collection « Classic » que souhaite lancer Kana. Proposer des œuvres japonaise dans un format ou un esprit européen. De la BD et non du manga, un sens de lecture occidental et autres canons franco-belges. La réalisation des Mémoires de l’Arcadia est une réussite totale sur ce plan également ! Tant la vieille lectrice que je suis que le novice est bluffé dès la première page !

Bon, Céline et ta rencontre avec Jérôme ? Et bien figurez-vous que cette année, le carnaval que j’organise avait pour thème les Pirates. Tout mon petit comité n’avait absolument pas l’intention de se déguiser en énième Jack Sparow et c’est naturellement que nous nous sommes dirigé vers L’Arcadia et son équipage ! S’il y a eu débat masculin pour savoir qui allait incarner le Capitaine, j’ai pour ma part opté de suite pour un de mes personnages préférés ; le Docteur Zero !

Des mois de bricolages pour donner vie à notre bar en forme d’Arcadia ainsi qu’un char sur le même thème, en soirées de couture pour que les costumes paraissent crédibles, le carnaval pointe son nez. Au hasard d’un journal je tombe sur une nouvelle improbable. La librairie de la ville organise une dédicace avec Jérôme Alquié, pendant le carnaval !
Je n’en croyais pas mes yeux !
Avec un peu de culot et beaucoup de passion, je prends contacte et nous parvenons à organiser une visite de l’auteur à nos locaux !

Nous avons eu la chance de rencontrer quelqu’un de passionné, d’altruiste, de généreux et de totalement disponible pour les fans. J’ai vu plein d’étoiles dans ses yeux et beaucoup d’amusement à la découverte de notre folie. De ces mêmes étoiles et émotions que vous trouverez dans ses dessins !

Si vous n’aviez pas encore plongé dans les BD de Jérôme Alquié ; foncez !
Si c’est déjà fait, il ne vous reste plus qu’a attendre la parution du tome 3 !

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