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Mathieu
Écrit par
blogueur
05 mars 2018 |  0 like   |  16 vues

Trilogie de la rédemption 1 : Le blues de La Harpie

On commence aujourd’hui une trilogie sur un thème assez bien représenté, mais rarement traité de la même manière à chaque fois, à savoir la rédemption. En effet, nous suivons régulièrement, lors de romans noirs, le parcours d’hommes et de femmes tentant de réparer leurs erreurs passées, leur chemin se terminant, du reste, souvent de manière dramatique.

Nous débutons donc avec un premier roman de Joe Meno, le blues de La Harpie :

Le-Blues-de-la-harpie
AVT_Joe-Meno_7841

La Harpie, Illinois.
Luce Lemay vient de sortir de prison pour avoir renversé un landau et tué un bébé au volant lors de sa fuite d’un braquage commis trois ans plus tôt.
Il retourne dans sa petite ville natale et rejoint Junior Breen, un ancien codétenu avec qui il s’est lié d’amitié.


Rapidement, ils trouvent un revenu et un logement, personne ne semble vouloir leur chercher des ennuis et tout semble aller pour le mieux pour repartir à zéro.
Seulement, Luce tombe amoureux d’une fille que son ex petit ami ne veut pas oublier et bien vite, les rednecks et autres esprits étriqués du coin commencent à leur tomber dessus.
Arriveront-ils à suivre les voies du salut ?

Véritable requiem pour la rédemption, ce livre est le cri des désespérés qui recherchent un but et une place sur terre après leurs erreurs de jeunesse, malgré l’intolérance de la population locale et les raccourcis d’idées.
Les personnages sont attachants, le style moderne et profond et la violence sous-jacente ressort dans chacune de ces lignes de fureur comme un râle à l’humanité.
Nul cœur fébrile ne saurait battre immobile, et rouge et seul bien longtemps.
Pour un premier texte, le style est assez bluffant et peut rappeler les plus sombres auteurs américains, tel Hubert Shelby Jr.

Extrait : Il y avait de petits carrés de pelouse devant chaque maison et des arbres gris qui donnaient un peu d’ombre. Il y avait les voies ferrées qui se déployaient au loin, bordées de poteaux téléphoniques, suivant la courbe de la ligne d’horizon. Enfants, on s’amusait à défier les idiots de marcher sur les rails juste avant le passage d’un train. Si personne de ma connaissance n’y a laissé de plumes, c’était quand même assez stupide comme jeu. Et voilà, elle était là. La Harpie. Une petite ville. Un spectacle très banal, si vous voulez mon avis. Mais il y avait quelque chose sous la surface. Quelque chose de l’ordre du sang ou de l’or. Quelque chose d’assez petit pour tenir dans votre poche. Comme un cancer du poumon ou une pièce porte-bonheur.

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