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Sandrine
Écrit par
BLOGUEUSE Littérature & Polar
09 mai 2018 |  0 like   |  13 vues

L’insouciance de Karine Tuil

L-insouciance

L’insouciance ? Vraiment ? Pour son dernier roman, Karine Tuil a choisi un titre à la fois évocateur, révélateur et trompeur si l’on se réfère au parcours des différents personnages du roman et à l’évolution de leur état d’esprit.

Quatre protagonistes. Quatre histoires liées par un même destin. Il y a le lieutenant Romain Roller, dévasté depuis son retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs hommes. Au cours d’un séjour de décompression à Chypre, il rencontre Marion Decker, jeune journaliste, mariée à François Vély, entrepreneur franco-américain très influent. Quant à Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens devenu une personnalité politique montante, il renoue avec Romain Roller, son ami d’enfance.

Vous comprendrez donc rapidement, au cours de la lecture, que l’insouciance représente plutôt une quête, souvent vaine, pour des personnages tourmentés, victimes d’injustice, dans le tourbillon d’un monde qui vacille, où la guerre, l’économie et les réseaux sociaux sont au pouvoir.

Le destin de ces hommes pourrait vous paraître hors normes. Mais bien qu’ils occupent des métiers de pouvoir, ils n’en sont pas moins des hommes et des femmes comme vous et moi, victimes de bassesses et de manipulation dans un monde de requins. Ils réagissent de façon humaine à des injustices qui leur feront vite regretter le temps de l’insouciance…

Karine Tuil

karine tuil

Le récit alterne entre les destins de ces quatre personnages ce qui créé une tension permanente qui nous tient en haleine. L’écriture de ce roman est particulièrement rythmée. Sans adopter un ton journalistique, Karine Tuil s’intéresse au réalisme des faits et impose, pour notre plus grand plaisir, une bonne cadence de lecture.

L’insouciance est un grand roman d’époque. Karine Tuil, journaliste, a mis au service de son roman ses connaissances du monde, de la société actuelle, pour ancrer des personnages dans une réalité qui, le plus souvent, nous dépasse, les dépasse. L’insouciance vous disiez ?
Belle lecture !

Sandrine

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