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Alice
Écrit par
BLOGUEUSE Littérature & Polar
20 février 2018 |  2 likes   |  25 vues

Joseph Conrad, une invitation au voyage

Voici un auteur incontournable de la littérature anglophone : Joseph Conrad.
Né en 1857, d’origine polonaise et orphelin à l’age de onze ans, son départ pour Marseille lui permettra de débuter une carrière maritime qui lui fera découvrir les mers du monde entier. Naturalisé britannique en 1886, il décidera d’écrire dans sa langue d’adoption l’ensemble de ce qui sera une oeuvre littéraire complète.
J’ai commencé la lecture de ces textes que très récemment, mais Joseph Conrad fait parti de ces rares auteurs qui vous emporte par la force des mots, de l’expérience et de l’imagination. Sa critique de l’illusion coloniale fait émaner de ses écrits une puissante force humaniste.

Commençons par « Jeunesse », un titre paru dans la collection Folio et pour la première fois en Angleterre en 1898.
Marlow se souvient de son premier voyage sur un bateau de fortune, une épave presque. Très jeune, vingt ans à peine lors de cette aventure, il raconte l’odyssée de la Judée qui le mènera de Londres à Bangkok. Ce livre est une ode au voyage et la découverte. Un hymne à la mer et l’aventure.
C’est la première fois que Marlow apparaît dans les romans de Joseph Conrad. Par la suite, il deviendra un personnage récurrent dans lequel s’identifiera l’auteur.

« Au cœur des ténèbres » dans la belle collection L’imaginaire Gallimard est quand à lui un texte bien plus largement porté sur l’aventure coloniale africaine. Nous retrouvons Marlow se souvenant d’un autre voyage effectué pour la marine marchande britannique dans lequel il doit se rendre au cœur du continent noir et remonter le cours d’un fleuve afin de rétablir une ligne commerciale.
Clairement portée sur la critique de l’activité coloniale européenne en Afrique noire, l’avidité des « petits blancs » face à l’ivoire et l’esclavagisme des autochtones, nous vacillons entre le réel et l’irréel. La nature à l’état brut, majestueuse et violente, une force destructrice de toute velléité humaine et civilisée. L’absurdité coloniale dans un milieu hors du temps où aucune loi ne peut exister en dehors des lois naturelles.

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