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Margaud
Écrit par
Blogueuse
17 août 2013 |  0 like   |  0 vues

Kaleb : c’est si bon d’être mauvais

kalebOn est en KIDS, mais on touche aussi à la littérature adolescente. Grâce à « Kaleb », le premier tome de la trilogie de Myra Eljundir, je vous montre que les ados méritent d’avoir des romans sans histoires d’amours gnangnantes. Mais qui parle également d’autres choses que de vampire, loups-garous et sorciers.

 

L’histoire pourrait paraître simple et « dans le vent » de la mode adolescente. Kaleb, 19 ans, se découvre petit à petit un don particulier, les émotions qu’il ressent ne sont pas les siennes, et pire encore il peut les contrôler. Il est un anti-héros par excellence, personnage principal du roman, mais il n’est pas forcément bon. Son principal souci, c’est lui, et tant pis s’il y a des dommages chez les autres. Malgré le fait qu’il est très contradictoire je l’ai trouvé très attachant.

 

A travers le personnage de Kaleb et son histoire on va rencontrer un univers bien secret et inconnu. Avec les bons mots et la bonne dose, l’auteur arrive à nous conduire dans des dédales de questionnement. En partant de rien, on se retrouve mêlé à une histoire mouvementée. Kaleb est un EDV (enfant du volcan) ce qui lui procure ce don particulier avec les émotions des gens. Il n’est pas le seul, mais provient d’une des plus anciennes lignées, ce qui a fait évoluer son pouvoir et bien plus vite que n’import quel autre EDV.

A côté de l’histoire de Kaleb, le colonel Bergsonn fait son entrée en fanfare. Il fait partie de la Sentinel, une société qui pourchasse les EDV. A son service, une jeune fille qui aimerait avoir à son actif la capture de Kaleb. Unique fille de la section elle doit faire ses preuves, mais elle aussi cache de nombreux secrets.

La Sentinel est une partie bien sombre du roman, qui cache des part d’ombres importantes. De chapitres en chapitres des réponses apparaissent, et Myra Eljundir sait doser ses révélations. On en a pour notre argent, et il nous reste des interrogations pour la suite. Elle sait maintenir le suspens comme il se doit.

 

J’ai aimé le fait que le héros ne soit pas pour le bien, ne cherche pas à contrôler son don pour faire le bien autour de lui. Après plusieurs tentatives il découvre sa véritable nature, et que peut-on faire contre ses propres envies ? Le colonel Bergson mérite dans le tome deux d’avoir une belle part du roman, car avec les révélations de la fin, difficile de tenir. On en veut plus ! Pour être finalement partie de pas grand-chose, on arrive à la fin avec une histoire riche et intéressante. On passe au dessus de ce qu’on peut trouver en littérature adolescente habituellement. Le cran est monté grâce à Myra Eljundir qui place la barre très haute avec ce premier tome.

 

Tome 2 : déjà en librairie

Tome 3 : 5 septembre 2013

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