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28 octobre 2011 |  0 like   |  45 vues

Mimmo Jodice : L’errance du regard ou la volonté de faire revivre l’Antiquité

Mon projet est de mélanger la réalité d’aujourd’hui avec celles des siècles passés et de montrer dans les visages d’hier et aujourd’hui les mêmes sentiments comme la passion, l’anxiété, la noblesse, l’arrogance, la stupeur, l’ironie.   Mimmo Jodice

 

Sibari, an 2000

Sibari, Regione Calabria, an 2000

Né à Naples en 1934, le photographe auteur Mimmo Jodice a d’abord tenté de devenir peintre et sculpteur. Durant la révolution sociale des années 70, Jodice apprend à maitriser, en autodidacte, le médium photographique. Peu à peu, il répand sa propre vision personnelle au monde entier. Durant son parcours de photographe, il travaille notamment sur la notion de perception rétinienne et s’interroge sur les distinctions qui séparent les signes visuels aux indices. Mimmo Jodice a largement contribué au succès de la photographie italienne sur le plan international. Sa toute première exposition d’envergure nationale a lieu au Palais Ducal d’Urbino en 1968. Au cours des années 70, il se met a questionner sur la dégradation du monde moderne en Italie puis il s’intéresse à l’architecture et au paysage construit. Jodice donne, à partir de ce moment, des cours de photographie à l’Académie des Beaux Arts à Naples.

Le fil rouge de son travail photographique est le suivant  : Il mène une réflexion sur l’impact du passé (paysage) artistique dans notre quotidien et sur la persistance des mythes grecs et romains antiques.

Sa démarche personnelle est a mi chemin entre la mise en scène et la captation de l’instant.

L’ouvrage rassemble une grande série de photographies en noir et blanc consacrées à l’Italie depuis les années 60 jusqu’à nos jours. Les images, visionnaires et oniriques, sont  profondément énigmatiques et reflètent la présence-absence du temps. Certaines images sont même atemporelles car Jodice montre les différentes strates historiques successives qui ont façonnées l’Humanité. À travers la plupart de ses images, Mimmo Jodice utilise beaucoup de signes visuels pour définir un contexte. L’exemple le plus marquant est celui où l’on voit un bâtiment d’archives, situé au second plan de l’image, ainsi qu’un grand arbre bien enraciné à l’avant plan… Les associations d’idées sont évidentes et frappent à l’oeil ! En fait, Mimmo Jodice fait un inventaire archéologique de son pays natal puis agence, met en scène ses images en s’exprimant comme un poète.

Real Albergo dei Poveri, Napoli, 1997

Real Albergo dei Poveri, Napoli, an 1997

Titre de l’ouvrage : Errance du regard

Editions : Actes sud

Date de parution de l’ouvrage : mai 2008

Nb de pages : 276

L’ ouvrage se trouve en vente à la Librairie FNAC

 

 

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