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Écrit par
blogueur
01 juillet 2010 |  0 like   |  2 vues

Je t’aime, moi non plus

Il y a des jeux qu’on voudrait aimer envers et contre tout. Tant pis pour les tests peu élogieux de la presse et les commentaires lapidaires des internautes. J’y étais arrivé avec Mercenaries 2, j’espérais en faire autant avec Alpha Protocol. Ça partait plutôt bien pourtant : un RPG développé par Obsidian, des faux airs de Mass Effect saupoudré de James Bond… C’est donc plein d’espoir et de bonne volonté que j’ai lancé le jeu.

Le début du jeu est plutôt prometteur, malgré une plastique peu flatteuse (du Unreal Engine sans inspiration abusant d’un flou hideux). Il y a même certains points qui sont franchement brillant à l’instar du système de dialogue tout bonnement excellent. Le côté RPG est bien présent avec moults compétences à débloquer et plusieurs branches vers lesquelles s’orienter. Jusqu’ici tout va bien, et c’est en toute confiance que je termine le tutorial et lance la première mission. Et là, c’est le drame.

"Il bluff", "Il dit qu'il voit pas le rapport"

Toutes les bonnes idées évoquées plus haut sont annihilées par une intelligence artificielle calamiteuse. Les ennemis alternent sans arrêt entre le statut de légume décérébré incapable de reconnaitre un agent ennemi surarmé canardant joyeusement à deux mètres de lui et de surhomme bionique omnipotent. Il suffit d’essayer de courir sur quelques mètres pour voir aussitôt accourir tous les gardes du coin, y compris celui qui grillait tranquillement sa clope à quelques kilomètres de là. Wow. Et tandis qu’on est affublé (du moins au début) de pétoires à la précision plus que douteuses, les ennemis sont quant à eux capable de vous sniper au tromblon depuis le toit de l’entrepôt d’en face.

"Tiens, y a comme un bruit..."

Ce qui aurait dû être des séances d’infiltration sympas virent rapidement à des situations cocasses où le joueur cherchera le couloir étriqué qui lui permettra d’abattre un à un les gardes qui ne manqueront pas de s’y précipiter dès le premier bruit de pas venu. Reste alors à explorer des niveaux bien vides, et finalement pas si mal fichus. Dommage…

Voila, M. Sega si tu nous lis, dépêches toi de nous patcher tout ça ! En l’état, Alpha Protocol est à recommander uniquement aux morts de faim du genre, et encore… Un beau gâchis en somme.

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