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Luc
Écrit par
blogueur BD
12 avril 2018 |  0 like   |  28 vues

Un génie du rire est parti tondre les nuages…

Ces derniers jours ne sont pas très clément pour les idoles de notre jeunesse/adolescence. Le dessinateur parisien F’Murr s’ajoute à cette déjà trop longue liste de défunt de ce début d’année. Surtout connu pour sa série « Le génie des Alpages », il a aussi réalisé énormément de petites perles par moment distillées dans des journaux célèbres comme Pilote, Métal hurlant ou Circus . F’Murr faisait parti des dessinateurs comme Fred (« Philémon »), Régis Franc (« le café de la plage », « Tonton Marcel ») et encore Marc Wasterlain (« docteur Poche ») qui, en ce qui concerne les deux derniers, sont encore vivants à l’heure où j’écris ces lignes.
F’Murr c’est du bonheur en dessin et j’ai décidé de revenir sur deux de ses albums mais, bien sûr, je vous les conseille tous : « Le génie des alpages » et « Pauvre chevalier ».

Pauvre chevalier chez Dargaud (anciennement Casterman)

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Cette série alpestre de 14 tomes est un bijou d’humour. Entre un chien un peu pantouflard, des brebis syndicalistes et surtout Romuald la brebis noire, difficile de trouver une logique à l’histoire. Mais qu’à cela ne tienne, ici on est là pour rigoler et ce bougre y arrive très bien. Cette série débute dans les pages du journal Pilote en 1973, LE magazine qui a vu dans ses pages naître Astérix, Lucky Luke, Valérian, Druillet et j’en passe. C’est le dessinateur Mandryka (« le concombre masqué ») qui l’a présenté à un des papas d’Oumpah- pah, René Goscinny. Les aventures de ces brebis ne font pas un démarrage en trombe et c’est Guy Vidal qui soutiendra F’murr jusqu’à ce que la série s’impose.
Après Pilote, il fera la série « Jehanne d’Arc » dès le premier numéro d’ « A suivre ». Une revue culte aussi pour ses bandes dessinées très adultes de Tardi (« ici-même », « Adèle blanc-sec ») à Bourgeon (« les passagers du vent », « les compagnons du crépuscule ») en passant par Servais (« tendre violette »), Comes (« Silence ») et Sokal (inspecteur Canardo). Il travaillera aussi dans « Métal Hurlant » et « Circus ».

Ce pauvre chevalier a été banni de la cour du roi Arthus et va déambuler dans un monde médiéval, un peu particulier car revisité par F’murr. Il va raconter ses mésaventures à deux marchands, Medius et Metatarse, qui eux sont chargé d’une mission : porter la rançon du roi.
Fable humoristique, « Pauvre chevalier » est un incontournable de l’humour médiéval et trouvera sans problème une place à côté de « Traquemage » de Lupano & Relom.


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Un rapide tour d’horizon d’un dessinateur qui a amené une touche personnelle au neuvième art. Une empreinte qui restera encore longtemps dans un milieu en perpétuel mouvement. Si vous ne connaissez pas ses œuvres et que vous êtes sensible à ce genre d’humour, sachez que vous avez énormément de chance car vous avez beaucoup de rires en perspective !

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