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Luc
Écrit par
blogueur BD
14 mars 2017 |  1 like   |  7 vues

L’univers serein de Cosey (2ème partie)

Nous sommes de retour avec Cosey qui va cette fois nous parler d’une autre partie de son univers. L’interview ayant eût lieu il y a maintenant un peu plus de 8 ans, cette dernière partie couvre son actualités jusque là. Inspirez profondément, détendez-vous, nous repartons dans son monde.

Parle-nous un peu de Saigon Hanoi…

Une partie de ma famille est américaine. Quand j’étais jeune, je regrettais de faire partie de la famille suisse… mais maintenant c’est différent, même si j’aime toujours l’aspect culturel et artistique américain.
J’ai imaginé ce qui se serait produit si j’étais parti en Amérique. J’aurai fait partie de la génération qui a été envoyée au Vietnam. J’ai eu l’occasion de visiter ce pays lors de l’ouverture des frontières. Là-bas, j’ai rencontré des vétérans qui étaient revenus cinquante ans après. C’était très impressionnant. En rentrant j’ai voulu faire quelque chose, mais je n’y suis pas arrivé tout de suite. J’ai laissé cette tentative de scénario de côté pour réaliser Orchidéa, et c’est seulement après cela que j’ai pu enfin trouver la forme que pouvait prendre cette histoire vietnamienne.

Ça a été difficile à réaliser ?

Oui, je ne savais pas comment traiter ça, car c’était tellement fort que j’avais peur de passer à côté de choses essentielles. J’ai pris conscience alors d’une chose intéressante : la documentation que l’on fait au repérage peut être un piège. On prend des photos de choses extraordinaires, mais ce que l’on voit est tellement fort que lorsqu’on le dessine par la suite, ça n’a pas la force du témoignage pour le lecteur. Quand vous vous promenez au Vietnam et que vous voyez de jeunes vietnamiens jouer sur une carcasse de char américain, c’est quelque chose de très troublant, mais une fois la scène dessinée, le lecteur la voit comme une fiction. C’est le piège.

Tu a dessiné « voyage en Italie » avant ton voyage au Vietnam. As-tu eu des surprises par rapport à ce que tu t’attendais à voir ?

En ce qui concerne le Vietnam en lui-même, non. Par contre, j’ai été troublé par les vétérans en pèlerinage là-bas. Ce fut très fort pour moi, et je ne trouve pas que ce soit bien exprimé dans les fictions, à part dans « Deer Hunter » (Voyage au bout de l’enfer). On oublie de dire que là ou la guerre du Vietnam a fait plus de mort, c’est au retour, avec les suicides et les overdoses.

Dans Saigon Hanoi, y a-t-il une symbolique particulière dans les couleurs des bulles que tu as employées ?

Symbolique est un grand mot, je dirai qu’il y a un code pour faciliter un petit peu la lecture.
La couleur indique qui parle. Elle a été traduite en anglais dans une édition en noir et blanc, je pense que ça passe aussi très bien comme ça.

Tu as reçus des prix pour Jonathan et Saïgon Hanoi, beaucoup de dessinateurs qui reçoivent des prix sentent une pression par la suite, est-ce ton cas aussi ?

Oui, je l’ai ressenti, mais ça s’oublie vite. Recevoir un prix cela fait toujours très plaisir (sourire).

Le fait que tu ais reçus des prix t’a-t-il facilité l’acceptation de projets par les éditeurs ?

Oui. Quand j’ai reçu un prix pour « Kate » à Angoulême, l’éditeur a été ravi pour la promotion des ventes. Cela justifiait sa confiance… D’ailleurs à ce moment-là, j’avais un nouveau projet avec « À la recherche de Peter Pan » mais l’éditeur m’a dit « Non, maintenant que tu as reçu ton prix pour Kate, il faut que tu continues Jonathan absolument ». Alors j’en ai dessiné un de plus, pour faire plaisir à l’éditeur, et après je suis passé à « À la recherche de Peter Pan ». L’éditeur a dit « Ok ! Fais-toi plaisir mais refait nous ensuite vite un Jonathan » (rires). Et « À la recherche de Peter Pan » est resté depuis ma meilleures vente au Lombard.

Avec Orchidéa, tu parles de l’amour famillial, comment est né ce projet ?

J’avais envie d’aborder des sujets peu courants en bandes dessinées, cela permet d’éviter les clichés. J’aime bien explorer des terrains correspondant à ce que je ressens personnellement. C’était la démarche que j’ai suivie avec Jonathan, je voulais parler de ce que je ressens vraiment. Si je faisais un Western, il serait moins bien dessiné que Girod (Blueberry)! En restant sur son terrain personnel, on a plus de chance d’être à son sommet.

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Tu dessineras de nouveau sur le thème de l’amour familial, avec la mère de Zeke dans « Zeke raconte une histoire »…

Oui, cette mère qui est à la fois abominable et charmante. Ses sujets me touchent plus que des complots mondiaux créer au Vatican. En tant que lecteur j’adore, mais moi j’ai rien à raconter là-dessus (rire).

Le rôle de la femme est toujours important dans tes bandes dessinées. Dans Joyeux Noël May, elles deviennent le pilier de l’histoire. Comment est née cette histoire ?

La bande dessinée est étrangement masculine. Il y a très peu de femmes auteurs, ce que je ne comprends pas, comme je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas plus de femmes compositeurs.
Je suis fasciné par les relations des femmes entre elles. Je n’ai pas de fantasmes qu’on pourrait imaginer, j’aime simplement entendre des conversations féminines dans un bistrot… Alors je me suis dit : « Pourquoi ne pas en parler ? ».

En 2003, tu te lances dans l’anthologie avec « la maison de Frank Write « . Quel a été ton but ?

Je n’avais pas réellement de but. D’ailleurs, je n’ai pas tellement l’impression de maîtriser mon travail, mais plutôt de l’appeler. Je cherche ce que j’ai envie de dessiner, je ne m’impose pas de thème. Je note toutes les idées qui me passent par la tête et j’en réutilise une partie. Pour cette anthologie, j’ai par cette démarche abouti à deux idées. Je crois que c’était « la petite tulipe rose » et une autre dont je me souviens plus. Ces deux histoires étaient trop courtes pour être traitées en un album chacune. Mais elles étaient légères, et finalement c’était agréable de travailler sur quatorze pages. J’ai donc décidé d’en chercher deux autres, dans le même thème, celui de l’amour mais loin des clichés habituels. Je voulais explorer la limite de l’amour. Jusqu’où il peut aller ? Où est-ce qu’il commence ?
J’avais d’ailleurs un titre provisoire que je regrette un peu… C’était « Is it Love ? ». Mais je l’ai abandonné, car c’était le titre d’une chanson, et il a été repris dans les publicités pour Mini. Faire un hommage à la chanson, ça ne me dérangeait pas, mais la publicité c’était génant. J’ai choisi alors le titre d’une des quatres histoires.

Tu as collaboré avec Fabrice Clément dans « Champérry-été 1963 », comment ça s’est décidé ?

C’est une commande. Le « Patrimoine Champérollain », qui est une association a but non lucratif cherchant à promouvoir le patrimoine de cette région avait décidé de publier quelque chose, et ils se sont décidés pour une bande dessinée. Ce qui est amusant c’est que l’un d’entre eux me connaissait, car nos deux fils jouaient au rugby. Lors d’une des réunions de l’association, Fabrice Clément a dit « Ce serait génial que Cosey accepte de dessiner, mais faut pas rêver » et le papa du rugbyman a dit « Moi, je connais bien Cosey ». Il m’a téléphonné, les conditions étaient bonnes et j’ai accepté.
D’ailleurs, j’ai réalisé plusieurs fois des travaux de commande. J’en ai refusé un qui était notable. C’était l’agence française de retraitement des déchets nucléaires qui voulait faire une bande dessinée pour expliquer aux jeunes que tout allait bien, et qu’il n’y avait aucun souci, avec des dossiers scientifiques à l’appui. C’était financièrement très tentant mais j’avais entendu des avis scientifiques contraires sur ce sujet, et n’étant pas capable de faire le discernement, j’ai préféré refuser. Je ne voulais pas risquer de me tromper, par rapport à mes lecteurs. Je n’avais pas envie, dans vingt ans, de me sentir mal par rapport à ça. J’accepte des boulots de commande s’ils ne sont pas trop ambigüs.

Comment s’est passée ta collaboration avec Fabrice Clément ?

Il est ethnologue et connaît bien la région dont il est natif. Il a écrit le scénario. Je l’ai corrigé pour l’adapter, le transformer en scénario de BD. Nous avons discuté et échangé nos différents points de vue.

Ce fut une expérience enrichissante ?

Oui, tout à fait. C’était très sympathique. J’ai dessiné en tout 28 demi-pages sur un sujet que j’aime bien : un petit village valaisan. C’était reposant pour moi, car un scénario est souvent difficile à réaliser. Ici, il suffisait d’adapter les idées de Fabrice Clément, les mettre en forme pour que ça passe mieux. L’avantage des travaux de commande, c’est qu’il y a un objectif, un but à atteindre alors que quand j’écris moi-même un scénario, mon objectif c’est de plaire aux lecteurs. Et c’est tellement vaste que c’est difficile.

Tu racontes une autre histoire sur le Tibet avec Le bouddha d’azur, comment est né ce projet ?

Disons que quand on aime un sujet, on aime l’explorer sous tous les angles. Je suis allé au Ladakh, au Népal, dans les vallées d’ethnies tibétaines, puis a Lhassa. On m’a invité au réveillon de la nouvelle année, qui a lieu lors de la première pleine lune de février, dans un monastère Tibétain. Les monastères sont de vraies villes, dans lesquelles six mille moines peuvent vivre. J’ai dessiné ces fêtes extraordinaires dans le Bouddha d’Azur. Tout ce qui y est décrit, c’est le nouvel an tibétain dans cette province de l’Ambo.
Toujours avec mon ami photographe Jean-Pierre Grandjean, je me suis également rendu dans la Cam où la résistance tibétaine était la plus forte. C’est une région sauvage et difficile d’accès, car les visas sont souvent refusés par la Chine. Mais par une astuce, nous avons réussi à la visiter.

Quels sont tes projets ?

En ce moment, il y a surtout la monographie chez Daniel Maghen, qui s’appellera “Echo”. Et puis je travaille sur deux projets de scénarios : un de Jonathan et un one-shot. Le one-shot est le plus avancé. Quand je coince sur l’un, je passe à l’autre et vice versa. Quand un des projets sera satisfaisant, je passerai à la réalisation.

De quelle initiative as tu décidé de faire ce projet avec Daniel Maghen ?

C’est lui qui me l’a proposé. J’ai vu ce qu’il a fait avec Juillard (“Entracte”) et cela m’a mis en confiance. Mais le mien ne sera pas aussi épais (sourire).

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As tu déjà lu des histoires d’une personne à qui tu aimerais demander un scénario pour l’illustrer ?

Oui mais je serais frustré. Je suis pas un illustrateur. Pour une commande, ça va. J’aime écrire les scénarios même si j’ai beaucoup de difficultés. J’y tiens !

Et tu serais tenté d’écrire un scénario pour quelqu’un ?

Oui, ça me tenterait mais j’ai tellement de difficulté à écrire mes propres scénarios que quand j’arrive à une idée qui me plaît, je ne veux pas la vendre à qui que ce soit (rire). Si c’était plus facile, j’aimerais bien faire ça.

Comment travailles-tu tes couleurs ?

J’utilise de la gouache. Je réfléchis beaucoup lorsque j’utilise la couleur. Je me base plus ou moins sur les théories de Joanès Itten qui était un graphiste, un grand professeur du Bauhaus. Il a développé une théorie de la perception de la couleur selon laquelle nos perceptions sont “comparatives”. On perçoit toujours un élément par autre chose. On ne peut pas parler de lumière sans se référer à l’obscurité. Si par exemple on prend un gris neutre et qu’on le place sur un fond jaune, ce gris a l’air de tourner au violet parce que le violet est la couleur complémentaire du jaune. Par exemple, pour « Saïgon Hanoï » qui est très jaune, on peut avoir l’impression de voir des plages violettes, mais c’est faux, au mieux ce sera du gris. L’effet est voulu.

As tu eu des surprises lors de l’impression de tes bandes dessinées ?

Oui, toujours. Mais là c’est pathologique (sourire). Sur les bons à tirer je commence à transpirer (rire).

Il y a une omniprésence de la neige dans tes histoires, entretiens-tu un lien particulier avec cet élément ?

Bien sûr, j’adore la neige. Au point de vue du dessin, je trouve très intéressants les paysages de neige, parce qu’en général les plans horizontaux disparaissent et on ne voit plus que les plans verticaux. C’est comme une interprétation du paysage.
Ce qui me fascine, c’est qu’on peut ne pas dessiner la neige. Beaucoup de dessinateurs s’évertuent à le faire, mais moi je trouve cela beaucoup plus drôle de ne pas la dessiner, puisqu’on travaille sur du papier blanc ! Je dessine simplement le rocher, le sapin, le personnage, et l’ombre bleue qui donne des indications sur la neige. Je trouve cela très symbolique très spirituel.

Tu l’as démontré avec la couverture du tome 2  » A la recherche de Peter pan »..

Oui. J’estime, encore aujourd’hui, que c’est d’ailleurs la meilleure couverture que j’ai réalisée. J’ai dû me battre pour la faire accepter par l’éditeur. Il me disait : »C’est très beau, tu es un artiste, mais c’est invendable ». Je me suis vraiment battu pour cette couverture et j’ai bien eu raison.

En moyenne, tu passes combien de temps sur une planche ?

Pour le dessin, trois jours.

Au niveau professionnel, quel aura été ton plus grand défi ?

J’en vois deux :
« Être publié dans un journal » et « Avoir un album ». Pour moi, c’étaient vraiment LES grands défis. Ça n’est pas de la modestie, c’est sincère, car je ne fais pas partie des gens qui sont doués de naissance et qui dessinent facilement. Mais si vous pensez le contraire, ça veut dire que je le cache bien (sourire).

Et ta plus grande joie professionnelle ?

Je pense que c’est mon premier album. Le premier “Jonathan”.

Que penses-tu de la production de bandes dessinées actuelles ?

J’aime énormément « Socrate le chien » de Blin. J’ai adoré lire le « Peter Pan » de Loisel, « Le cahier bleu » de Juillard, les carnets de Sfaar. Dans les mangas, j’aime bien Taniguchi.

Quel conseil donnerais-tu à un jeune dessinateur qui veut se lancer dans la B.D.?

J’en donnerai deux qui semblent contradictoires. »Ne pas avoir peur de s’inspirer de ceux qu’on aime », donc copier les dessinateurs qu’on aime serait le premier. En même temps, il faut chercher ce qu’on a à dire et que les autres ne peuvent pas dire eux-mêmes.
Tout le monde n’est pas auteur complet, mais ça reste valable dans tous les cas. Si un jeune dessinateur cherche un scénariste, il doit chercher ce qu’il a à dire en dessin, tout en s’inspirant de ceux qu’il apprécie. Lorsqu’on aime quelque chose, c’est parceque cela s’approche de ce qu’on est. Copier certains dessinateurs c’est se retrouver, en quelques sortes. En tout cas on apprend beaucoup.
Donc, il faut bien étudier ce que l’on apprécie et chercher son terrain, son plaisir.

Si tu étais un personnage de B.D. Lequel serais-tu ?

Tout dépend… Celui que je souhaiterai être, ou celui que je me sens être ?
Je souhaiterai être le Marsupilami mais je me sens être Jonathan. Un lecteur m’a dit « Jonathan c’est la version customisé de son auteur » (rire). Moi, je pense que je suis l’ombre de Jonathan, sa face sombre.

Merci. Continue de nous faire rêver avec tes albums !

Merci, je m’y efforce mais c’est pas si facile.

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Honnêtement toutes les bandes dessinées de Cosey valent le coup d’être lu. J’ai voulu finir cette mini rétrospective de son univers par deux albums contrastant au premier abord avec son univers. Tout d’abord Zélie qui se passe au Burkina Faso.Cette « BD-Documentaire » a été demandée à l’auteur par la coopération suisse pour le développement.Nous sommes loin des montagnes enneigées mais l’histoire reste commune aux désirs de l’auteur puisqu’on parle aussi d’humanitaire et bien sûr d’humanisme.
« Zélie Nord-sud » raconte le retour dans son pays natal d’une adolescente burkinabé élevé en Suisse, Zélie,à la recherche de ses racines. A travers ses yeux, nous découvrons la vie quotidienne des gens du Sahel et la mise en place de l’aide des coopérants dans le Burkina Faso. Les fonctionnements sont ainsi décrits et expliqués. Zélie recherche son amie d’enfance Aminata la Peuhl et va croiser de nombreuses personnes dans sa quête.
Une très belle histoire dont je vous conseille la lecture

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Mickey écrit des scénarios « trop mignon » pour son nouveau patron, Big Boss, qui veut de la tragédie. Dépité il repart chez lui et en profite pour réfléchir a un drame mettant en scène le chien vedette des films de la Company. Au cours de son retour il s’arrête dire bonjour à son ami Dingo. Il lui demande conseil et achète du Shakespeare. Dingo est tout excité car il a justement trouvé un manuscrit inédit de Shakespeare qu’il entend bien vendre a Big boss, grand fan de cet auteur. Mickey repart avec du Shakespeare sous le bras et prend le train. Une coupure de courant plonge le voyage de notre souris dans le noir. Il distingue difficilement la voyageuse qui s’installe à côté de lui. Elle siffle une mélodie qui ne laisse pas indifférent notre héros. Mickey se réveille plus tard dans le train, seul. Le scénario refusé par big boss a disparu. Qu’importe puisqu’il ne voulait pas l’acheter! Mais lorsque Dingo appelle notre ami pour lui dire qu’en partant de chez lui, il s’est trompé d’enveloppe jaune et a pris celle qui contenait le manuscrit inédit de Shakespeare, rien ne va plus ! Obnubilé par la mystérieuse mélodie de son inconnue, Mickey va partir alors à sa recherche…

Dans la pure tradition des « Silly Symphonies », Cosey imagine la rencontre de Mickey, auteur de scénario de films et Minnie, auteure et compositrice. Une histoire qui nous permet de rencontrer tous les personnages de l’univers des cartoons disneyens de l’époque. Une belle histoire comme seul Cosey sait le faire. La couleur, l’ambiance zen et le scénario font de cet album, un album de Cosey avant d’être celui de Disney. Un régal d’ingéniosité à savourer !

Voilà, fin de cette rétrospective sur l’univers de Cosey. En espérant qu’elle vous a autant plus que j’ai eu à l’écrire. Reposez-vous, inspirez et buvez un thé avant de vous caler confortablement dans votre fauteuil préféré et ouvrez-un des albums de ce grand monsieur : Cosey.

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