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Luc
Écrit par
blogueur BD
08 mars 2018 |  3 likes   |  25 vues

Le western transgenre est né!


Mondo-reverso


« Mondo Reverso » de Le Gouëfflec et Bertail chez Fluide Glacial


Aujourd’hui nous fêtons la lutte internationale pour les droits des femmes. Quel plus bel hommage que de parler d’un western qui a fait couler beaucoup d’encre: « Mondo Reverso ».
Publié initialement dans la revue satirique de feu Gotlib, Mondo reverso imagine un monde dans lequel les femmes ont pris la place des hommes ou si vous préférez les hommes ont pris la place des femmes. Pas seulement pour le côté vestimentaire, mais aussi au niveau social et professionnel. Les mâles sont au foyer, Dieu s’écrit en finissant avec un « E. » et Jesus est Jésuse.
Nous suivons les aventures d’une hors-la-loi Cornélia et de Lindbergh qu’elle a rencontré par hasard. Ils (elles?) seront pourchassé(e)s par, bien sûr, des Indiennes et une troupe de psychopathes menée par Hatchet. Mais quel est le vrai but d’Hatchet, dans cette course pour un mystérieux filtre qui pourrait changer une femme en homme?

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Le dessinsateur Dominique Bertail s’inscrit aux Beaux-Arts d’ Angoulème après avoir été nourri aux classiques de la bd franco-belge (Tintin, Lucky Luke, Blueberry) mais aussi de personnes comme Katsuhiro Otomo, Baudoin et Sienkiewicz. Il réalise des séries chez Delcourt (« L’enfer des Pelgram » avec Thierry Smolderen), « L’homme Tableau » et « l’homme nuit » avec Alain Beaulet. Il a déjà dessiné les deux premiers tomes de la série « Shandy » qui se passe en 1803 avec le scénariste Matz aux éditions Delcourt.

Le scénariste Arnaud Le Gouëfflec possède beaucoup de cordes à son arc artistique. Entre musique expérimental et romans, Le Gouëfflec arrive à caser des bandes dessinées. En 2007, il réalise « Vilebrequin » avec le dessinateur Obion ainsi que « Topless » pour l’éditeur Glénat

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Mondo reverso est un petit bijou d’humour ! Certes nous pourrions reprocher le côté caricatural du monde dont les codes tendent plus vers le western Spaghetti que celui hollywoodien, mais le message des auteurs passe très bien. Car oui, malgré le côté déconnant du pitch, il y a une réflexion sur le genre (pas celui du western, mais celui du sexe). Les dessins sont superbes et la couleur sépia ajoute une impression de pellicule jaunie à l’histoire ce qui fonctionne parfaitement. Côté psychologique, tous les poncifs y passent et nous sentons que ce duo d’artistes s’en donnent à cœur joie pour jouer avec les genres. Un cadeau idéal pour cette journée importante de notre histoire.

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