Marie
Écrit par
Blogueuse BD
25 février 2015 |  0 like   |  1 vues

BD : Undertaker T.1 – Le mangeur d’or

undertaker couv

Jonas Crow, croque mort, n’a qu’un principe : aller là où l’on a besoin de quelqu’un pour une mise en bière. Il a toutes les qualités du parfait fossoyeur : fort, discret, solitaire, avec pour animal de compagnie un charognard qu’il a sauvé des balles, de ses balles plus exactement (ses compagnons n’ont pas eu la même chance). Ses petits plus ? Il est itinérant et misanthrope.

undertaker 2Appelé par Joe Susco, riche propriétaire d’une mine d’or, il se rend à Anoki City. Sa cible : Joe Cusco lui-même, mais demain seulement, parce que pour l’instant il est bien en vie !

Pas d’inquiétude, son suicide est parfaitement orchestré : il commencera par manger tout son or, jusqu’à la dernière pépite. Puis le croque-mort, après avoir scellé son cerceuil, le mènera droit vers sa mine désaffectée.

undertaker 3C’est vrai, quoi de plus adapté que cet endroit, symbole de sa richesse, comme lieu de sépulture pour lui et ses précieux ?

Malheureusement pour Jonas, l’info du dernier repas de son défunt a filtré. Tous les habitants de Anoki City se mettent en chassent pour récupérer leur dû. Ce voyage funéraire va vite virer au voyage funèbre…

undertaker 4Un scénar’ haletant et rythmé du grand scénariste Xavier Dorison (Asgard, Long John Silver) répondant parfaitement aux codes du Western : une ville pousiéreuse, des chevaux majestueux, des bons gros méchants et une damoiselle anglaise canon en perdition. Mais la force de cette BD c’est qu’associé à tous ces éléments de qualité, il a eu le géni de faire de son héros un croque-mort avec pour animal de compagnie un rapace charognard. Notre Undertaker sort enfin de l’ombre pour prendre la première place. Un Lucky Luke et son Jolly Jumber bien plus dark et puissant !

Et cet univers si particulier n’existe, bien sûr, que grâce aux coups de crayon acérés de Ralph Meyer, le magicien qui donne forme à ces personnages totalement atypiques…

Qui aurait cru qu’un croque-mort puisse être si attractif…

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