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Miguel
Écrit par
blogueur
30 mars 2012 |  0 like   |  4 vues

Vus au Festival Film Vert à Genève du 16 au 18 mars.

Samedi 17 mars: « Global Sushi(demain nos enfants mangeront des méduses) » de Jean-Pierre Canet, Damien Vercaemer et Jean-Marie Michel. France 2010.

Le film prend comme point de départ la mondialisation de la consommation de sushis sur le globe.

L’introduction est assez plaisante(le sushi est sain, c’est une culture millénaire, etc) et l’on suit l’implantation des premiers chefs japonais en Californie.

Mais très vite, le réalisateur met le doigt sur la pêche industrielle et le fait que la forte demande pour le thon rouge, notamment, en a fait une espèce en voie de disparition.

Bien que très abondant en Méditerranée,  du côté de Sète, la pêche industrielle de celui-ci pourrait à terme en décimer l’espèce.

Une autre étape du film nous amène au Cameroun, dans ce pays, la survie du métier des pêcheurs locaux est en danger.

Car comme ils disent eux-mêmes »les chalutiers partiront ailleurs pour chercher du poisson, mais nous on devra rester ici ».

D’autres formes d’exploitation, pires encore, sont dénoncées; en mer du Nord la pêche en eaux profondes fait que l’on transforme en bâtonnets panés un nombre d’espèces inconnues dont le cycle de reproduction très long(30 ans) met en danger la pérennité. Le filet ne fait pas le tri, inutile de dire que l’on rejette aussi pas mal de petits requins et autres variétés de poissons moins comestibles.

Il est difficile de chiffrer exactement l’étendue des dégâts, car les poissons pêchés passent directement dans les bateaux frigorifiques, la fraude est donc simple à effectuer faussant ainsi toutes les statistiques.

La pisciculture intensive, elle aussi pose des problèmes.

Le saumon, denrée de luxe au départ devenue courante à rendu nécessaires la production à grande échelle. Dans le long-métrage on nous présente l’exemple de plusieurs sites sur les côtes du Chili. La concentration d’un grand nombre d’individus sur un petit espace implique l’utilisation intensive d’antibiotiques polluant l’eau environnante, d’ailleurs tout l’écosystème autour du site en est altéré.

Le débat qui a suivi la projection du film en compagnie du cinéaste Jean-Pierre Canet ainsi que de François Simard, conseiller sur la pêche et les affaires maritimes , programme marin global de l’UICN, à permis de faire le point pour voir l’évolution depuis la réalisation du film, quelles sont les solutions, une fois encore, une partie de celles-ci  est dans les mains des consommateurs, réduire sa consommation de saumon et de sushis pourrait être un début de réponse « manger moins mais mieux ».

 

Dimanche 18 mars:  « Enfer au Paradis » de Frank Garbely Suisse. 2012.

Le réalisateur s’est intéressé à la problématique de la production d’huile de palme.

Cette matière première très bon marché se trouve dans tous produits de l’industrie alimentaire sous l’appellation « d’huile végétale », mais elle est également très prisée par l’industrie cosmétique. Elle est également utilisé comme carburant.

La première conséquence de cette forte production d’huile de palme est  la destruction des forêts tropicales

Le réalisateur s’est rendu en Colombie pour recueillir les témoignages des habitants expropriés et massacrés par l’armée(sous couvert de lutte contre la guérilla).

Les témoignages des paysans locaux sont bouleversants et on frémit à la pensée d’être les complices de ces actes de par notre simple consommation quotidienne…

S’en est suivi un débat avec Franck Garbely, qui nous a fait prendre conscience des risques pris par le réalisateur pour faire son film et débattre sur le rôle du consommateur.

 

« La reine malade », Pascal Sanchez, Canada  2010.

Où l’on suit Anicet Desrochers, jeune apiculteur québécois, qui nous fait partager ses joies et peines quotidiennes dans la pratique de sa profession.

Les abeilles essentielles à la pollinisation, souffrent des maladies ces dernières années et le métier devient très difficile dans la durée. Mais le dynamisme du jeune homme et sa passion communicative font du bien.

Une parenthèse bénéfique au milieu de ces sujets graves!

 

 

 

 

 

 

 

 

« Inside Job » Charles Ferguson, 2010 USA.

Chronique annoncée et documentée de la crise financière mondiale de 2008, le film reprend l’histoire avec une crise commencée en Islande suite à la dérégulation et la spéculation des banques locales. Ces montages financiers a grande échelle à Wall Street ont ruiné l’économie américaine.  Des dizaines de millions de personnes perdant leur emploi, leurs économies et leur maison.

Le problème c’est que les principaux responsables n’ont pas été poursuivis et qu’ils conseillent et influencent les élus. Pire, ils ont recommencé leur petit jeu…

 

 

 

 

 

 

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