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Écrit par
blogueur
31 octobre 2011 |  0 like   |  2 vues

TV Buddhas, Usine de Genève, dimanche 30 octobre

Dire qu’il y en a qui s’encombrent avec des effets et des accessoires ; les TV Buddhas, c’est du minimaliste puissance huit et véritablement du son de malade. Pour faire court, en guise de batterie on ne peut pas faire mieux avec aussi peu : un tom, une caisse claire, une ride et basta. Derrière ces quelques éléments la batteuse Mickey Triest, à la technique aussi explosive que sa coupe de cheveux, son frangin à la guitare Uri Triest, et au chant et à la guitare principale Juval Haring, qui lui a bien compris qu’il suffit d’un accordeur et d’une pédale switch qu’on enclenche à coup de converses pour faire du rock.

Attention : ce groupe a une histoire bien particulière. Originaires d’Israël, les TV Buddhas étaient d’abord un duo batterie-guitare qui a commencé en répétant dans un abri-bombes à Tel Aviv, et ont enregistré leur premier LP « The Golden Period » , un bijou absolu qui noie de la guitare avec un jeu harmonique et de l’écho qui rend leur musique absolument jouissive, et c’est peu dire. Une de leur particularité est qu’ils n’arrêtent pas de tourner, et jouent en moyenne 200 jours sur 365. Leur roadie de l’époque, le frère de Mickey, a rejoint plus tard le groupe qui était en pleine recherche d’un petit plus, pour aujourd’hui former un trio et ils ont emménagé à Berlin. Ils ont depuis enregistré deux autres LP, qui se sont tournés un peu plus vers un punk réconfortant, au jeu de guitares toujours aussi harmonisé et surprenant.

 

 

Il faut savoir que de tourner sans arrêt en tant que groupe inconnu, c’est difficile. Les TV Buddhas, aidés d’une caméra, ont vécu des histoires tellement incroyables mais vraies qu’ils vont en baptiser un film « Band in the Modern World ». Ou on peut les voir parcourir des milliers de kilomètres et jouer devant personne, perdre tout leur argent, en bref voir les difficultés d’un groupe qui a décidé de jouer sans s’arrêter et littéralement faire une tournée de merde, entre humour et tristesse. Trailer ici: LIEN

Hier soir à l’Usine de Genève, ils ont mis le feu après la prestation également exceptionnelle du groupe anglais The Victorian English Gentlemen Club. Le côté pratique d’avoir commencé le groupe à deux, c’est que quand le troisième casse une corde, il suffit de piocher dans son ancien répertoire pour ne pas faire attendre le public. Un show démesurément apprécié, pour ce groupe qui avait déjà montré le bout de son nez sur cette même scène il y a deux ans.

Prescription santé du disquaire :

The Golden Period, Trost, 2009

Antioxydant, ce disque vous augmentera le flux sanguin et de très fortes variations de température se feront ressentir, conditionnant l’individu à une amélioration du fonctionnement des ventricules cardiaques.

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