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Écrit par
blogueur
26 juillet 2012 |  0 like   |  7 vues

The Kills à Paléo, rrroar!

Photo: Laure Noverraz

Le duo The Kills a distancé de loin tout ce qu’on aurait pu imaginer de l’art; un mélange de visuels liant de l’art brut avec des photographies maniaquement maîtrisées et l’air de rien, une musique si bonne et bizarre à la fois, miroir de la personnalité des deux compositeurs-interprètes et maniaques mentaux Alison Mosshart et Jamie Hince. Ces deux-là se sont trouvés, il faut le dire. Entre deux pieux d’un hôtel au milieu de deux tournées, Alison, made in USA, et Jamie, born in the UK, s’envoyaient des démos à l’époque ou les cassettes et la poste avaient encore leur mot à dire. Rien ne leur a fait peur; être alterno, ou pas trop, peu importe puisque la même musique les a les deux rendus marteaux.

Alison, un peu mystique aux yeux de tous, est une femme aux deux cerveaux et au physique de Xena la guerrière; sa voix rauque, mais douce, fouetterait qui que ce soit en plein vol. Car The Kills en concert, c’est un peu comme du sexe. Non seulement, ils savent choisir leurs guitares (Rickenbacker et Hofner, guitares connues pour être celles des Beatles), mais en plus rien n’est à redire sur leur prestation scénique. Au Paléo l’on sussurait leur nom à tout bout de champ et c’est dans un chapiteau chaud comme la braise que le duo a été accueilli. L’introduction de No Wow, premier titre de l’album du même nom, a annoncé le début d’un spectacle qui sentait la vie. Quatre percussionistes psychopathes ont soulevé le show, aidés de toms et une caisse claire afin de donner une ampleur encore plus percutante à la musique. Rien n’a été laissé au hasard. Les derniers titres phares de leur récent album Blood Pressures ont fait danser le public, indéfiniment en extase. Quelques slow sagement placés, Last Goodbye et Black Balloon, prouvent l’elasticité des Kills en live. Car à la fois beaux et emplis de rage, ces deux petits malins savent ce que cela veut dire le rock.

 

Mehdi Benkler, talentueux photographe Lausannois devenu photographe des Kills

L’histoire de Mehdi Benkler avec The Kills est particulière. Photographe de talent et fana de musique et de concerts, il axe ses photos principalement sur les événements. ll a abordé le groupe aux Docks de Lausanne lors de leur dernier passage, en leur montrant ses clichés et appareils photos. Emballés, le groupe l’a alors invité à venir les photographier par la suite au Stade de France et ils sont naturellement devenus amis. Elle est pas belle la vie? Ci-dessous un interview de Alison Mosshart au Paléo accompagné de Mehdi. Son site

One Response to “The Kills à Paléo, rrroar!”


jean-jacques
28 juillet 2012 Répondre

Le génie des Kills fait repousser les frontières du Rock là ou l’esprit peut (enfin) prendre un grand bol d’air frais en oubliant pour un temps les aigreurs indigestes de la musique pop.

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