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blogueur
23 décembre 2011 |  0 like   |  120 vues

The Black Keys, ou la résurrection du blues

Le succès des White Stripes en 2003 a mis à bien à un phénomène des plus plaisants, prouvant qu’il n’y a pas de forme au rock; deux talents suffisent à satisfaire et faire taire. Il n’est pas question là de remettre en question le besoin de guitare basse au sein des groupes, mais plutôt de prôner le fait que plus la musique est brute, plus elle s’avère être bonne dans certains cas. C’est le cas du blues, ou le plus torride se porte le mieux quand il est joué seul ou dans le vieux blues, primaire et fraîchement sorti des champs de coton.

The Black Keys n’ont pas attendu leur succès à présent mondial pour l’avoir compris. Fans absolus de rock et de blues, Dan Auerbach et Patrick Carney ont unifié leurs talents il y a déjà une décénnie et ont sorti 7 albums incroyables depuis, sans compter leur collaborations et EP. Dan Auerbach est le chanteur/guitariste du groupe, un homme au timbre de voix particulier qui en toute humbilité rapporte son penchant pour le blues à depuis qu’il est tout petit, initié par son père à travers les disques du label Motown, Ottis Redding ou encore Son House. Faisant preuve aujourd’hui d’une véritable habilité à la guitare, il est un maître de la technique slide et ravive ainsi les flammes de la technique blues que l’on aurait presque osé mettre de côté. Patrick Carney est un batteur bien particulier, décrit par son chanteur comme « ne jouant pas comme les autres, avec une batterie disposée par comme les autres ». Se lançant également dans la production, il a entièrement produit leurs trois premiers albums. Il fut d’abord fortement influencé par Jimi Hendrix, puis par des des groupes comme Led Zeppelin, Cream ou Devo. Il est également bassiste d’une autre formation formée en 2009, Drummer, qui réunit cinq musiciens de l’Ohio étant à la base tous batteurs. Dan et Patrick ont grandi dans le même quartier de l’Ohio, à Akron. Leur connaissance s’est faite à travers un ami qu’ils ont en commun, n’ayant pas suivi la même volée scolaire. A leurs débuts, ils enregistraient des démos avec un enregistreur cassette de quatre pistes chez l’un ou chez l’autre, dont ils se souviennent notamment avoir enregistré dans la salle de bains de Dan en utilisant la douche pour placer les micros et le siège des toilettes en guise de tabouret de batterie.


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Très vite, leur ambition et leurs talents les ont amené à se faire signer par le label Alive leur permettant de sortir leur premier album The Big Come Up en 2002. Tout comme le successeur Thickfreakness sorti en 2003, tout a été enregistré dans la cave du batteur. En tant que groupe indépendant aux US, leurs débuts ont été particulièrement bien reçus, les singles « Set You Free » et « Hard Row » ayant été utilisée pour des films, dont School of Rock. Leur troisième album Rubber Factory sorti en 2004 a été entièrement enregistré dans une usine abandonnée. En 2006 est sorti Chulahoma: The Songs of Junior Kimbrough, qui est un EP réunissant uniquement des reprises du bluesman Junior Kimbrough, décédé en 1998, que les Black Keys avaient déjà repris dans leur premier et second album. Quatre mois plus tard la même année est sorti leur quatrième album Magic Potion. A suivi ensuite Attack & Release en 2008, entièrement produit par Danger Mouse. L’année suivante, Dan Auerbach sorti son album solo, pendant que Patrick Carney a formé le groupe Drummer en tant que bassiste. Ils ont également collaboré la même année sur l’album Blakroc réunissant des rappeurs, ou les Black Keys ont réalisé les instrumentations. L’album Brothers succéda en 2010, puis en cette fin d’année 2011 El Camino, produit également avec Danger Mouse. Les Black Keys ont toujours fait preuve de créativité, non seulement dans leurs compositions mais également dans leurs clips vidéos. La toute dernière, qui fait sensation, présente bêtement un type qui danse tout au long de la chanson.

Voici une vidéo qui date de l’époque de l’album Magic Potion, « Your Touch »:

Note: Vous pouvez tenter de gagner le dernier album El Camino sur le lien Fnac Blog suivant: Concours Black Keys

2 Responses to “The Black Keys, ou la résurrection du blues”


Miguel_Rive Miguel_Rive

Hello! Céline,

merci pour ton article sur les Black Keys,

en fait cette tradition guitare/batterie sans bassiste(avec cependant un deuxième guitariste jouant des pseudo lignes de basse) remonte au bluesman Hound Dog Taylor et ses Houserockers dont le style brut et électrique a aussi pas mal inspiré Jon spencer Blues Explosion.

Sinon avant ça les Cramps ont joué aussi très longtemps sans bassiste.

Bonnes Fêtes!

Miguel

Avatar Celine

Aaah!
Merci pour cet précision importante Miguel!
Bonne fêtes à toi aussi 🙂
xx

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