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Écrit par
blogueur
19 août 2012 |  0 like   |  1 vues

Rencontre avec Kill It Kid

« Les services comme iTunes détruisent les albums, acheter des chansons à l’unité c’est comme si les gens achetaient des chapitres d’un livre, ça n’a aucun sens. Tout ça brise aussi le mythe des groupes de rock and roll, ce qui est très important. Ca reste bien qu’il y aie une plateforme où les groupes peuvent partager leurs vidéos, mais ça démysthifie que quelqu’un puisse regarder la vidéo d’un chat et ton clip droit derrière. » Chris Turpin

Comment se passe votre tournée actuellement ?

Stephanie Ward (piano, chant) : Nous avons l’impression de rêver.

Chris Turpin (guitare, chant) : C’est incroyable. Nous ne faisons rien d’autre que d’apprécier chaque instant.

Stephanie W. : Nous revenons d’une balade en bâteau sur le lac qui était absolument magnifique !

Qu’est-ce qui a changé pour vous depuis que KIK s’est fait connaître ?

Stephanie W. : Nous venons plus souvent en Suisse ! (rires) (ndlr : ils étaient déjà venus l’an passé)

Chris T. : C’est un pays magnifique que nous sommes très heureux de visiter, nous ne sommes pas habitués à ça !

Qu’est-ce que la performance live vous apporte ?

Chris T. :  Quand un concert se déroule bien, que tu joues bien et que les gens apprécient, tu as un peu l’impression qu’il ne s’est écoulé que trois secondes.  Tu ne te souviens de rien lorsque tu sors de scène.

Stephanie W. : C’est un peu comme rêver !

Chris T. : Ca fait l’effet d’une drogue. C’est réellement profond.

Vous êtes comparés à The Dead Weather assez souvent.

Chris T. : Je pense que c’est normal, car nos influences sont les mêmes, à savoir le blues. Ca ne nous fait rien.

Les gens ont toujours besoin de comparaison ! Avez-vous le temps de composer durant vos tournées ?

Chris T. : Nous avons composé un peu en tournée, oui. Mais c’est difficile car nous sommes souvent fatigués, à tel point que tu ne peux plus faire grand chose.

Stephanie W. : Et tu n’oserais pas prendre ta guitare dans le van en pleine nuit, les autres te tueraient! (rires)

Et comment composez-vous ?

Stephanie W. : Chris amène le gros des chansons et nous les jouons et arrangeons ensemble ensuite.

Comment voyez-vous votre futur ?

Stephanie W. : Nous savons à peine ce qui se passera le mois suivant. On ne se pose pas trop ce genre de questions, je pense que nous savons ce que nous aimerions qu’il se passe mais nous n’avons aucune idée de ce que l’avenir nous réserve.

Chris T : Nous voulons continuer de faire de la musique qui nous fasse vibrer ainsi que les gens, peu importe qu’il y en ait 20 ou 20’000.  C’est aussi simple que ça.

Stephanie, qu’est-ce que c’est d’être une fille en tournée dans le milieu du rock and roll ?

Stephanie W. : C’est cool. Je pense que c’est parfois même plus simple pour moi que ça ne le serait pour un homme car je peux faire ce que je veux. Comme pour tous, il faut s’adapter à un rythme de vie totalement destructuré, mais j’adore. Il y en a qui sont très contents de voir une fille, ce qui ne leur arrive pas régulièrement!

Chris T. :  Nous en parlions le mois dernier avec un autre groupe, The Subways, et ils nous disaient que le nombre de groupes avec une autre fille en tant que membre avec qui ils ont joué durant les 5 dernières années s’élevait à… 2!

Votre chanson « Pray On Me » semble parler de spiritualité.

Chris T. : C’est une chanson de colère, elle parle d’une prière dans le désespoir. Nous ne sommes pas nécessairement religieux dans notre musique, mais c’est un sujet indéniable et énormément présent dans nos influences blues.  C’est un sujet très puissant car il semble immortel, c’est d’ailleurs un peu flippant quand tu y penses.

Votre meilleur souvenir de festival jusqu’ici ?

Chris T. et Stephanie W. : Hier soir ! C’était incroyable. (ndlr : Rock Altitude Festival au Locle)

Chris T. : Nous avons joué dans un festival en Angleterre appelé Hop Farm. Il y avait uniquement 12 groupes, dont Bob Dylan ce qui était très fort. Nous n’avions aucune idée à quel point ce serait bondé, c’était notre premier grand concert en plein air !

Un mot sur l’industrie de la musique, Internet ?

Chris T. : Je trouve ça assez affreux. Ca dévalue la créativité et la propriété. Les services comme iTunes détruisent les albums, acheter des chansons à l’unité c’est comme si les gens achetaient des chapitres d’un livre, ça n’a aucun sens. Tout ça brise aussi le mythe des groupes de rock and roll, ce qui est très important. C’est bien qu’il y ait une plateforme où les groupes peuvent partager leurs vidéos, mais ça démysthifie que quelqu’un puisse regarder la vidéo d’un chat et ton clip droit derrière. Dans la vente de la musique, quelque chose doit changer car personne n’est payé au final. Les gamins ne vont pas acheter ton album s’ils peuvent l’avoir gratuitement. On dit que l’on peut se rembourser sur les tournées, mais du fait que c’est fatiguant tu ne peux pas faire ça continuellement.

Y a-t-il quelque chose que vous voulez rajouter ?

Chris T. : Oui, nous avons une grande nouvelle à annoncer dans 1 mois, tenez-vous au courant de notre actualité!

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