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Écrit par
blogueur
28 mai 2012 |  0 like   |  5 vues

Une semaine, un disque: Public Image Limited, « This is PIL »

En mai, fais ce qu’il te plait. John Lydon, (le Johnny « pourri » des Sex Pistols) n’a jamais attendu de voir le printemps bourgeonner pour entreprendre ce qui lui chante. Il a mis sa jeunesse au service d’un compostage multiculturel dont il se défend encore aujourd’hui, tant et si bien qu’on l’a considéré comme un chanteur plutôt sur le tard. Après les permissions, la rémission et les rééditions, vient la procréation. Public Image Limited, c’est un peu l’histoire de deux vies. Leurs annales punk ont pris les devants, récupérant les projections d’une cervelle britannique égarée sur le chemin boueux du conformisme, cerveau que l’on pourrait résumer avec le nom du siècle: les Sex Pistols. On peut sans doute tout lui reprocher, d’avoir flingué le punk traditionnel à son idée avant même de s’en être torché avec le brouillon – et quel brouillon! – mais Lydon a toujours conservé les assises de sa renommée: énergie et provocation. Alors, si son PIL paraît inusable, tout de même, vingt ans sans disques, ça commençait à faire long. Crétin fini ou génie lessivé?

A tous ceux qui le voient tenter un come-back le ventre vide: vous ne pouvez pas lui faire plus plaisir. Sur « This is PIL », Lydon s’amuse. Il se moque des frontières et met tout son coeur, dans un rot primaire introductif, à annoncer la couleur du p’tit dernier: « This is PIL ». Vingt ans de retenue, faut que ça sorte. « I am John and i was born in London, i am no vulture, this my culture. L’accent suburbain ne trahit (et ne craint) personne. Après tout, on peut venir du chaos et faire de vieux os. Sa teutonnerie krautrock répondant à une fraîcheur « Nevermind the bollocksienne » aiguë tantôt punk, tantôt reggae sont, pourquoi pas, une alternative envisageable pour comprendre la complexité du monde. Lydon rêverait de montrer sa PIL aux pétroliers du moyen-orient? Eux n’y voient qu’une énième diablerie occidentale. Pardonne-leur Father John, ils ne savent pas ce qu’ils loupent. A en croire l’anthologique « Out of the woods » qui clôture le (pour l’instant) plus beau disque de l’année, la mauvaise foi s’inclinera devant ces neufs minutes biliaires. En 2012, post-punk ne veut plus rien dire, mais au moins – et n’en doutez plus – ce genre leur appartient, et c’est déjà bien. Un petit pas pour l’homme, un gros pet pour l’humanité.

Gyslain Lancement

Extraits à écouter ici:

This Is PiL

One Drop

Out Of The Woods

2 Responses to “Une semaine, un disque: Public Image Limited, « This is PIL »”


francky
31 mai 2012 Répondre

J’ai atendu cette album depuis bien lontemps maintenant, et je savais que cela n’allait pas etre l’équivalent de Metal Box!! J’avais qu’une crainte que l’album soit nul! Après tant d’attente l’envi grandi et on est vite déçu. Et pouratnt je dois avouer que je suis heureux du résultat, l’album démarre sur les chapeaux de roue( un joli rot ) et tout de suite on sait ou on va dans la « PiL zone » et on y va avec gd plaisir!! « One Drop » et « Deeper Water » sont des tres bon titre qui se laisse écouter avec plaisir. Le reste de l’album est un peu laborieux je trouve mais pas forcement désagréable. Puis il ya « Lollipop Opera » c’est un ovni un mélange de plein de chose. En écoutant ce titre c’est las qu’on se dit PiL n’est pas mort bien au contraire!!!
Au Final biensur c’est pas le meilleur album du groupe mais loin d’etre le pire Lydon et sa bande ont réussi leur come back pour moi en tout cas et j’espre « This is PiL » trouvera un public et fera découvrir ce groupe a une nouvelle génération

Gyslain_Fribourg
31 mai 2012 Répondre

Bien vu Francky! Sans oublier le morceau final qui est une merveille de Rock ecstasique!
Au plaisir
Gyslain, l’auteur du post

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