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Écrit par
blogueur
11 août 2010 |  0 like   |  85 vues

Des coups de coeur incontournables

L’échine du diable [2001]
De: Guillermo del Toro
Avec: Eduardo Noriega, Marisa Paredes
 
Suite au décès de son père pendant la guerre civile espagnole, le jeune Carlos rejoint la pension de Santa Lucia, un établissement catholique pour orphelins. Il est remis au bons soins de Carmen, la directrice, et du professeur Casares. Carlos va peu à peu découvrir que l’établissement est hanté par le fantôme de Santi, un orphelin mystérieusement disparu, mais il ne s’agit pas du seul secret que renferme l’orphelinat…
Limiter « L’échine du diable » à un simple film de fantômes serait une grossière erreur, d’une grande richesse narrative, doté d’un scénario servi par d’excellents comédiens, ce métrage mêle avec aisance une multitude de thèmes et atmosphères.
On savait del Toro obsédé par la composition du cadre, il nous le prouve ici à chaque plan du film. Hors norme et hors mode il nous accorde un luxe visuel sans pour autant oublier les acteurs qu’il dirige à la perfection. Véritable coup de maître de la part de ce réalisateur mexicain dont nous suivrons de très près ses prochains projets.
 
Le labyrinthe de Pan [2006]
De: Guillermo del Toro
Avec: Ivana Baquero, Sergi López
 
Espagne, en 1944, au moment où la guerre touche à sa fin, Carmen, enceinte, emmène sa fille Ofelia vivre avec son nouvel époux Vidal, capitaine de l’armée de Franco. Ofelia découvre non loin de la ferme un labyrinthe où elle va rencontrer Pan, le gardien. Il lui annonce qu’elle est la princesse disparue d’un royaume enchanté.
Version noircie d’Alice au pays de merveilles, El laberinto del fauno est un conte qui s’adresse à un public adulte, l’excellente prestation de Sergi Lopez en capitaine tyrannique détestable y est certainement pour beaucoup, à lui seul il insuffle une grande tension en étant certainement la créature la plus monstrueuse de tout le film. Une vision de la guerre peu commune dans laquelle le fantastique se mêle subtilement aux évènements historiques. Maîtrisant son sujet de bout en bout, del Toro nous plonge (encore!) dans son univers à la fois cruel et d’une tendresse infinie, qu’il sublime grâce à son final. Superbe et poignant mais toujours assez cruel pour éviter le mielleux.
 
 
Donnie Darko [2001]
De: Richard Kelly
Avec: Jake Gyllenhaal, Holmes Osborne
 
Donnie, adolescent solitaire, échappe à la mort de justesse, il est le seul à percevoir une étrange créature, Franck, qui lui annonce que la fin du monde est proche et qu’il doit accomplir sa destinée… Peu après, dans la petite ville et le lycée de Donnie, plusieurs phénomènes étranges se produisent.
Premier long-métrage du jeune Richard Kelly (réalisé à l’age de 25 ans!) qui aborde le thème du malaise de la jeunesse américaine de manière biaisée là où beaucoup de ses pairs s’y attaquent frontalement. On glisse insensiblement d’un univers familier, celui de cette banlieue résidentielle cossue, à un revers obscur où Donnie perçoit un désastre à venir. Un premier film singulier, intense et douloureusement mélancolique, une rêverie soutenue par une bande son remarquable, mais où le suspense est réel. Un fourre-tout périlleux mais ambitieux, dont les méandres d’une intrigue surnaturelle laissent une trace profonde.
 
 
Parle avec elle [2002]
De: Pedro Almodóvar
Avec: Javier Cámara, Dario Grandinetti
 
Ce sont deux hommes amoureux de deux femmes que la vie leur a volé. Elles sont toutes les deux dans un état de coma végétatif. L’un est Benigno,
infirmier qui s’occupe jour et nuit d’Alicia une danseuse victime d’un accident de voiture. L’autre, Marco, est un matador professionnel dont la petite amie
est piétinée par un taureau à la suite d’un accident survenu lors d’une corrida. Les deux hommes se rencontrent et se lient d’amitié.
Quatorzième long-métrage de Pedro Almodovar, qui signe une de ses oeuvres les plus personnelles mais qui reste pourtant à contre-courant de ses habitudes. Hable con ella est un tango filmé. Toute passion étouffée, Pedro joue habilement avec la chronologie, sa construction superpose différentes narrations avec une aisance déconcertante. Le cinéaste ne choisit jamais la facilité et se refuse aux scènes mélodramatiques, c’est d’ailleurs souvent au second degré que le film parvient à émouvoir. Pedro n’est en effet plus à la mode, mais désormais du classique.

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