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Écrit par
blogueur
27 mars 2012 |  0 like   |  3 vues

Contagion et Steven Sodergergh… ou la destruction d’un cinéaste fameux par le virus Hollywood !

Avant de parler de Contagion, pour moi le film de la semaine, je voulais faire un point sur la carrière de son papa, vu que l’été passé le réalisateur américain Steven Sodergergh a annoncé vouloir se retirer du monde du cinéma pour se consacrer à la peinture. Et s’il ne voulait pas trop en dire concernant cette retraite anticipée, on l’a souvent, avant cela, entendu pester contre l’industrie hollywoodienne qui mettait plutôt des bâtons dans les roues à chacun de ses nouveaux projets. L’obligeant parfois à passer par des circuits de distributions plus underground pour pouvoir exercer son métier plus ou moins en toute liberté. Il avait d’ailleurs en 2002 réalisé le film Full Frontal dans lequel les acteurs devaient venir par leurs propres moyens, rassasiés et apportant leur propre casse-croûte, maquillés, habillés et coiffés par eux-mêmes, et j’en passe ! Un premier pied de nez à la machine à rêves américaine qui prône la perfection en cachant la réalité par des artifices en tous genres…
Allez, je vous propose de regarder la bande annonce de Contagion, son dernier métrage en date, pour vous mettre dans le bain avant d’aborder ma mini
critique… Après, il n’y aura plus que 4 films au compteur avant la fin des haricots pour Steven !
C’est vrai qu’après ce teaser, vous allez me dire que ça a l’air d’être un bon gros film bourrin avec un virus qui tue tout le monde ! Et bien voilà une des raisons pour laquelle ce métrage a été, pour beaucoup, une déception, et son accueil en général mal perçu. Comme je comprends ce cher Soderberg qui morfle à chacun de ses films, se faisant vomir dessus par un public ne le comprenant pas ou trop mal. Surtout attendant de lui des métrages grand public après ses 3 Ocean qui finalement ont fait tache dans la filmographie du réalisateur du génialissime Kafka, de Traffic ou encore de Erin Brokovich. Alors forcément, quand on vend ses péloches comme des Blockbuster et que le spectateur lambda se retrouve face à des métrages plutôt intimistes et réalistes, prônant le côté réel à l’extravagance et aux explosions en tous genres, ça peut décevoir. Pour ma part, le plaisir en fut décuplé, d’autant que l’on «vit» cette contagion au plus près de tous ces grands acteurs et que l’expérience est palpitante ! La volonté de Soderbergh est de montrer une peur montante, un ennemi invisible, des informations filtrées qui se contredisent à tous les niveaux, et une mise en abîme de la situation immersive, jouant avec nos nerfs; plus qu’intensive aussi, tout en recherchant le patient zéro et l’origine du virus. C’est donc sous la forme d’un documentaire fiction qui pourrait sans problèmes être un cas 1/1, c’est-à-dire réel, que le tout nous est conté… Pour moi, un métrage qui résonne comme un choc et qui fait froid dans le dos car cet ennemi peut se déclarer n’importe quand et n’importe où. Saurons-nous réagir assez vite pour qu’il y ait des survivants ? Je l’espère.

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